The Cat Returns
Buena Vista Home Entertainment / Studio Ghibli

Réalisateur: Hiroyuki Morita
Année: 2002
Classification: G
Durée: 75 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Japonais (DD20), Anglais (DD20), Français (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 12
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon François Langevin
26 février 2005

Le studio "Ghibli" est considéré comme la référence du cinéma d'animation japonais. Créé par Hayao Miyazaki (Spririted Away, Princess Mononoke) et par Isao Takahata (Grave of the Fireflies) en 1985, ce studio fait le bonheur des petits comme des grands en racontant des histoires bien ciselées, agrémentées de personnages attachants et présentées sur des canevas surréalistes majestueusement détaillés et pleins de couleurs. Il est arrivé à deux reprises aux cofondateurs de produire un long métrage réalisé par une autre personne. En 1995, Yoshifumi Kondo, un collaborateur régulier obtint ce privilège et son film Whisper of the Heart connut un grand succès. En 2002, Hiroyuki Morita, lui aussi collaborateur obtint le même droit et s'inspira d'un personnage crée par l'univers de Kondo (baron Humbert Von Gikkingen) pour réaliser son film "The Cat Returns". Ce retour du chat était très attendu en Amérique du Nord et il vient tout juste de débarquer en kiosque en même temps que Nausicaä of the Valley of Wind et Porco Rosso du grand Hayao Miyazaki.

Haru est une jeune adolescente qui aime bien flâner au lit le matin et qui est toujours à la course pour arriver en classe. Un jour en revenant de l'école, elle sauve la vie d'un chat qui aurait pu être fauché par un camion. À la grande stupéfaction d'Haru, le chat se dresse sur ses pattes arrière en la remerciant poliment et en lui signifiant qu'une marque de reconnaissance plus adéquate l'attend. Ce chat se trouve à être un prince et elle ne tarde pas à découvrir que tous les chats du quartier se prennent d'affection pour elle et que certains cérémonials sont pratiqués la nuit devant sa maison. Comme récompense suprême, elle est invitée au royaume des chats où elle est promise au prince qu'elle a sauvé. Mais avant d'entreprendre ce périple plus ou moins inquiétant, elle fera la rencontre de "l'aristochat" par excellence en le baron Humbert Von Gikkengen qui lui offrira ses services et ensemble, ils iront dans cet endroit mythique avec l'aide de quelques amis pour tenter d'extirper Haru des griffes de ce royaume et de ce mariage illogique.

Originalement écrit pour être monté en court métrage, le film a bénéficié des judicieux conseils Hayao Miyazaki en y introduisant des personnages secondaires provenant du film Whisper of the Heart et d'en faire un long métrage avoisinant les 75 minutes. Ce qui frappe d'emblée c'est l'univers visuel proposé par le réalisateur qui se veut plus contemporain que les autres œuvres du studio "Ghibli", surtout par ses lignes beaucoup plus pures. Si l'esthétisme est un tantinet différent tout en demeurant aussi splendide, le contenu et les valeurs véhiculées ressemblent beaucoup aux autres œuvres de Hayao Miyazagi tout spécialement Spirited Away, mais sans toutefois nous émouvoir et nous émerveiller autant. Il en demeure une histoire attachante qui mélange de façon très ingénieuse le monde des humains et celui des chats et qui nous conduit vers une leçon de vie axée sur les valeurs personnelles.

Quelques rumeurs indiquaient que le transfert vidéo était un ratage total dû au nombre élevé de problèmes de renforcement de contours et de halos. Ayant un téléviseur standard et n'ayant rien remarqué de suspect, j'ai donc pris le soin de faire un deuxième visionnement sur l'ordinateur pour pouvoir tenter de repérer pareille anomalie et effectivement il y a un problème de renforcements de contours sur une bonne partie du transfert, mais seulement quand on fait un arrêt sur image. En mode d'écoute normale, rien n'est détectable à l'œil (du moins le mien), alors il me semble que l'on fasse une tempête dans un verre d'eau avec toute cette histoire. Je préfère vous parler des très belles images construites à partir de belles couleurs utilisant des tonalités souvent pastel. Un vrai régal pour l'œil spécialement le quartier où demeure le baron.

Trois trames sonores, toutes Dolby Digital 5.1 sont au menu dont une trame française qui s'écarte un peu du texte (si je me fie aux sous-titres) en y incorporant un peu d'humour par exemple le fait que les chats ne peuvent prononcer correctement la syllabe "ma" qui sort plutôt comme un "mia" et qui donne un petit cachet félin au tout. Les trames japonaises et françaises sont enregistrées au même niveau sonore alors que la trame anglaise est moins forte. Somme toute, ces trames sont toutes de qualité très acceptable, mais elles manquent de dynamisme. Il faut comprendre que ce film est surtout axé vers les dialogues. Quelques effets ambiants et la musique réussissent à nous donner une belle ambiophonie, mais c'est malheureusement trop peu. Un menu animé nous présentant Haru dans le royaume des chats nous accueille sur la très belle musique composée par Yuji Nomi.

Côté suppléments, nous sommes servis et sur deux disques à part ça. Le premier renferme la revuette "Behind the Microphone" qui nous fait partager les états d'âme des comédiens qui ont doublé les voix dans la version anglaise. On peut y entendre en autre Anne Hathaway et Cary Elwes. Personnellement, c'est du déjà-vu et rien d'intéressant ne transpire de ce documentaire. "The Making of the Cat Returns" est la pièce de résistance de ce disque. D'une trentaine de minutes, on nous parle de l'épopée de ce projet qui remonte en 1999 alors que le studio Ghibli avait été approché par un parc d'attractions pour faire un court métrage de 20 minutes sur les chats. On y parle des choix de comédiens pour camper les voix, des scénarimages, de la musique, la totale quoi! Ce documentaire est des plus intéressant et il est sous-titré en anglais heureusement. Six bandes-annonces du film complètent les suppléments du premier disque. Le deuxième disque ne contient qu'un seul documentaire, mais quel morceau! Le film est entièrement présenté en scénarimages et il peut être vu en japonais ou en anglais. À noter que tout ce supplément fait partie d'un seul chapitre. Côté présentation, une belle jaquette cartonnée et glacée recouvre cette édition DVD qui inclut également un encart énumérant les chapitres ainsi qu'une promotion qui donne droit à un DVD gratuit provenant de la première vague des films de Hayao Miyazagi parue en 2003 à l'achat des trois nouveaux films de cette vague. Conservez vos factures, vous avez jusqu'au 31 août 2005 pour en profiter.

"The Cat Returns" s'inscrit parfaitement dans le moule de pensée du studio "Ghibli". Avec les cofondateurs qui s'approchent de l'heure de la retraire, ils ont peut-être déniché en Hiroyuki Morita, un nouveau regard qui permettra de perpétuer l'univers très particulier et attachant des films produits par ce studio. Ce film est une petite douceur qui se prend en famille et qui vous fera décrocher de votre quotidien pour partager celui des chats et de l'imaginaire très fertile d'Hiroyuki Morita. Je vous le recommande sur toute la ligne.


Cotes

Film8
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Suppléments8
Vidéo7
Audio7