Count Duckula
The Complete First Season
Capital Entertainment / Thames / Fremantle Media

Réalisateurs: Chris Randall, Keith Scoble
Année: 1988-1989
Classification:
Durée: 675 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 3 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
6 novembre 2005

Il y a des séries animées qui allument l'enfant en vous plus que d'autres. Certains diront qu'ils ont été marqués dans leur enfance par les Transformers ou les G.I. Joe, mais moi ce n'est que plus tard vers la fin de mon adolescence que j'ai été marqué par une série du nom de "Count Duckula". Le conte Duckcula est la dernière incarnation de la Transylvanie, un descendant d'une dynastie de vicieux canards vampires qui ne peuvent qu'être tués que par un pieu dans le cœur ou l'exposition à la lumière du jour. Cependant, ils peuvent être ramenés à la vie une fois par siècle par un rituel spécial, lorsque la Lune est positionnée dans le bon cadran du ciel, par une transfusion de sang. Mais la dernière réincarnation n'a pas fonctionné comme cela le devait alors que le sang fut remplacé par du ketchup! Le résultat est un canard végétarien aux bonnes manières avec les pouvoirs d'un vampire, mais pas les défauts (pas de problème au soleil) dont la seule volonté n'est pas de boire le sang de ses victimes, mais de devenir riche et célèbre.

Le conte Duckula est apparu la première fois dans des épisodes de Danger Mouse alors qu'il était un des ennemis de la fameuse souris au bandeau de pirate. Il était tellement bon qu'il a obtenu sa propre série (avec quelques changements)! Déjà cela fait de "Count Duckula" une série peu ordinaire, mais les personnages secondaires apporte aussi la série vers humour assez varié. Il y a d'abord Igor, le serviteur du conte qui s'acharne à réparer son erreur et pousser son maître à être un vrai vampire. De l'autre côté, nous retrouvons Nanny, une immense femme sans cervelle qui ne sait pas utiliser les portes (elle défonce les murs). Elle aime sont petit "Duckybou" et gare à ceux qui lui veulent du mal… si elle peut le comprendre assez vite! Le ne faut pas oublier les "chauves-souris horloge" Dimitri et Sviatoslav qui viennent souvent couper l'action pour venir nous conter de mauvaises blagues (certaines même très mauvaises!) sur l'actualité de l'épisode. Tout ce beau monde habite le château "Duckula", une demeure qui peut se téléporter d'un endroit à l'autre (grâce en partie par l'horloge dont je vous parlais plus tôt), mais qui revient toujours à la même heure à son origine que ses habitants y soient revenus ou non. Une histoire de vampire contient toujours son "Van Helsing" et cette fois-ci nous avons le droit à Von Goosewing, un inventeur un peu (beaucoup) bête qui cherche toujours son assistant (est-ce qu'il en a déjà eu un?!).

Dans ce coffre DVD, nous avons les 26 premiers épisodes de la série (au total il y en a 65) qui sont pour la plupart ceux dont je me souvenais le plus. Leur synopsis est écrit dans le boîtier pour vous permettre de la retrouver plus rapidement. Il est difficile d'en choisir une favorite. Il y a l'originale "No Sax Please - We're Egyptian" qui se perd dans le jeux de mots et de noms, "Restoration Comedy" où les employés de Duckula font la grève suite à la visite d'un décorateur qui veut modifier le château, "Autoduck" où le conte (dans une autre manigance monétaire) ouvre un bed & breakfast dans son château, "The Vampire Strike Back" où le château est propulsé dans l'espace vers la planète 'Cute', "Mobile Home" où des Américains achète le château, sans oublier "Duck and the Broccoli Stalk" qui est la version Duckula de "Jack et la fève magique", mais avec du brocoli vous aurez deviné! Voici la liste des épisodes, originalement diffusés entre le 6 septembre 1988 et le 21 mars 1989, contenu sur ce DVD:

Le transfert de l'image de ce DVD, offert dans son format original plein écran, est très adéquat pour une série de cet âge. Alors que les noirs sont juste assez profonds, les couleurs sont un tout petit peu saturées. Il y a des images fantôme dans le transfert, mais cela provient probablement de la conversion PAL vers le NTSC de la source (passage de 25 vers 30 images par seconde). Nous retrouvons des saletés ici et là, mais rien qui m'a empêché de passer de bon moment avec les habitants de cet unique château (même que cela ajoute un peu plus de saleté au décor du château!). Quelques points blancs font aussi leur visite. Heureusement, les épisodes jouissent d'une restauration vidéo expressément faite pour le DVD qui, comme nous pouvons le voir parmi les suppléments, a enlevé beaucoup de grisaille. Du côté sonore, je suis bien satisfait du résultat qui est aussi bien que lors de sa diffusion originale. Le gros accent britannique peut être difficile à saisir quelque fois, mais l'utilisation des sous-titres anglais devient intéressant. Le menu des DVD quant à lui est intéressant et bien fait. La sélection individuelle des épisodes offre un petit synopsis avant le visionnement, les mêmes que dans le boîtier, et une possibilité de jouer les épisodes en lot.

Il y a quelques suppléments sur le dernier disque de la collection, à commencer par "How to Draw Count Duckula" avec l'animateur Mike Waite. Aussi souvent que j'ai vu ces démonstrations de dessins de personnages, jamais je ne me fatigue. C'est tout simplement impressionnant de voir les cercles et les lignes devenir un personnage. Cette courte revuette a cependant un problème d'éclairage qui empêche de voir les traits de base au crayon bleu durant les premières minutes. Cela est suivi d'une courte galerie de dessins et des interviews avec Brian Cosgrove et John Doyle. Ce dernier, producteur senior et réalisateur chez Cosgrove Hall, nous parle du design du look de la série (inspiré des décors de 101 Dalmatiens!), un peu de son origine, son animation traditionnelle ainsi que ses opinions sur la technologie d'animation actuelle et ses plans d'avenir. Brian Cosgrove, co-fondateur du studio d'animation Cosgrove Hall, nous parle quant à lui de ses débuts en animation, ses inspirations et la création de la série. Le tout est complété par une petite démonstration de la restauration.

Alors que je n'étais pas un grand fan de Danger Mouse, "Count Duckula" entrait directement dans mes cordes et le fait d'avoir cette production entre les mains sur DVD à visionner à ma guise ne peut que me faire remercier chaudement Capital Entertainement. "Duckula" a marqué mon adolescence et sûrement celle de plusieurs amateurs de jeux vidéo alors que plusieurs incarnations des personnages sont apparurent sur CPC, Commodore 64 et Atari ST dans des formes plus ou moins réussies (car des bons dessins animés ne sont pas toujours portables sur d'autres médias) Le conte a aussi obtenu sa propre série de comics chez Marvel. Voilà des sujets qui pourraient être traités parmi les extras des autres coffrets de saison de "Count Duckula", dont j'espère vont paraître bien vite (il y a eu quatre saisons)! Je vous laisse donc sur la chanson-thème de la série:

In the heart of Transylvania, in the vampire hall of fame-ya, there's not a vampire zani-ya than DUCKULA. He won't bite peaceful men, 'cause he's a vegetarian, and things never run to plan for DUCKULA. If you're looking for some fun, you can always count upon the wild and wacky one they call DUCKULA... Count Duckula".


Cotes

Film10
Présentation5
Suppléments7
Vidéo7
Audio7