Final Fantasy VII: Advent Children
Limited Edition Collector's Set
Sony Pictures Home Entertainment

Réalisateurs: Tetsuya Nomura, Takeshi Nozue
Année: 2004
Classification: PG
Durée: 101 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Japonais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Portugais, Coréen, Thaïlandais, Mandarin, Cantonais
Nombre de chapitres: 29
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
25 février 2007

Moins d'une année après sa sortie officielle en DVD en Amérique du Nord, "Final Fantasy VII: Advent Children " reçoit déjà un autre traitement. Au lieu de "2-Disc Special Edition", le titre est cette fois affublé du sobriquet "Limited Edition Collector's Set". Un plus beau coffret et une tonne de suppléments pour exactement le même jeu, euh, film.

Afin d'éviter les répétitions incessantes, cette critique sera un complément du texte exhaustif déjà paru en mai 2006 avec un regard neuf sur les changements significatifs. Il est toutefois intéressant de rappeler la trame narrative. Quelques années après la conclusion du jeu Final Fantasy VII, paru sur la Playstation en 1997, Cloud est incapable de vivre normalement et il est toujours hanté par les démons du passé. Lorsque des enfants disparaissent, il est aidé par ses anciens partenaires pour restaurer la paix. Pour réussir sa mission, il devra affronter de nouveaux adversaires... et des ennemis étrangement familiers, dont un répond au nom mythique de Sephiroth.

Trois années après sa sortie, ce délire de la compagnie Square-Enix n'a pas pris une ride. La production, entièrement réalisée en images de synthèse, rivalise aisément avec tous les récits de Pixar. Les effets visuels sont majestueux et il est difficile de trouver une image aussi riche et belle. Les jeux de lumière, les textures, les milliers de couleurs: la rétine pourra difficilement se remettre d'une telle exposition qui frôle la perfection. L'ouïe n'est pas en reste avec une musique grandiloquente qui transforme les scènes d'action en combats entre Dieu et les démons. Les enceintes audio explosent de chaque côté pour mieux faire vivre aux spectateurs la tension qui rode. L'année supplémentaire où le film a tourné autour de la planète ne lui a pourtant pas fait de mal. Contrairement à l'édition précédente qui comprenait uniquement des pistes anglaises et japonaises en Dolby Digital 5.1, il y en a dorénavant une en français qui est disponible! Le père de Chrono Trigger jouit d'une popularité sans précédent en France et le résultat risque de ravir une pléiade de fans qui ne comprennent que la langue de Molière.

D'un autre côté, le long-métrage n'est pas meilleur avec l'écoulement du sablier. Son histoire est beaucoup trop complexe pour les nouveaux venus et terriblement banale pour les fervents admirateurs qui connaissent absolument tout de la magnifique licence Final Fantasy depuis la première du nom en 1987. L'abondance de séquences musclées endort rapidement et il est dommage que le scénario ait été sacrifié au profit d'affrontements répétitifs. En fait, il faut presque se demander si le film méritait d'exister. Tout le monde a adoré l'original, mais cette version ressemble seulement à un dérivé destiné à faire de l'argent. Au moins, depuis sa sortie, Square-Enix ne s'est pas assis sur ses lauriers et elle a lancé un extraordinaire Final Fantasy XII sur la Playstation 2 en 2006.

À part la piste sonore francophone, est-ce que cette nouvelle édition possède des atouts inédits? Absolument! Le disque est tout d'abord présenté dans un magnifique coffret sobre à l'effigie de Cloud. À l'intérieur, il y a un DVD double... et des pièces de collection. Il y a un livre de 71 pages qui raconte l'histoire selon le point de vue de quelques personnages. Un choix fondamental pour les vrais connaisseurs. Il y a surtout le script complet avec les actions et les dialogues qui apparaissent sur une échelle chronologique donnée. Une belle petite base pour savoir exactement ce qui va se dérouler. Dix superbes cartes montrant les héros ou des situations épineuses complètent les bonus physiques. De quoi rendre jaloux son entourage.

La pochette est généralement semblable à celle de la version précédente. Les décorations ornant les deux disques ne suivent pas cette tangente. Au lieu de montrer Cloud et Sephiroth, il y a plutôt du feu en forme de la bête Red XIII. Les menus principaux des DVD sont identiques, sauf qu'il y a cette fois deux options supplémentaires. Lors du documentaire sur la réalisation, une nouvelle voix anglaise se fait entendre à des occasions diffuses. Il y a une meilleure présentation des thèmes et des idées sans perdre de vue les entrevues intéressantes avec les artisans. Le vrai changement est la présence de "Last Order Final Fantasy VII". Ce dessin animé de 26 minutes montre la plupart des réminiscences - "flashback" - présentes dans le jeu vidéo présenté sur Playstation. Il y a les liens particuliers qui unissent Cloud et un certain Zack, et leurs combats avec Sephiroth qui tente de récupérer sa mère. Même s'il y a peu de nouveaux éléments, les éclaircissements de quelques imprécisions sont les bienvenus. La fin ouverte laisse même présager une suite...

Les gens qui ne possèdent pas la première version et qui adorent la série Final Fantasy pourront se laisser tenter par cette édition luxueuse. Même si le film ne comble nullement les immenses attentes, le coffret est magistral, il y a enfin une piste française, un nouveau dessin animé et plusieurs livres très utiles. Les autres devront peser le pour et le contre pour déterminer si l'achat en vaut véritablement le coût. Seulement pour les images grandioses, un petit visionnement s'impose.


Cotes

Film6
Présentation10
Suppléments10
Vidéo10
Audio10