À quelques pieds sous la terre vit Hamilton, un tamanoir. Celui-ci a un rêve: avoir de nouveaux pantalons pour faire partie des "belles personnes". Il rencontre alors un mille-pattes qui semble disposé à l'aider. Ce dernier amène Hamilton à Beak City, ville où tous les habitants sont des oiseaux. Les deux copains trouvent un magasin de pantalons, mais se rendent vite compte qu'ils ne peuvent s'offrir quoi que ce soit sans argent. Le mille-pattes devient alors le gérant de Hamilton afin de le guider dans des auditions de percussions, Hamilton ayant un attrait incomparable pour tout ce qui a du rythme. Avant toute chose, il faut trouver un nom d'artiste. L'inspiration vient dans une publicité de matelas. Hamilton devient alors Hamilton Mattress. Après quelques essais infructueux, Hamilton est engagé dans le club le plus populaire en ville. Mais le fait qu'il ne soit pas un oiseau au même titre que tous les autres citoyens de la ville risque de gâcher la plus grande chance de sa vie.
Je n'ai pas aimé "Hamilton Mattress". L'idée était bonne à prime abord, mais a viré du tout au tout dès que Hamilton est engagé au club. J'ai complètement décroché à ce moment. Contrairement à ce que nous pourrions croire, ce film ne me semble pas destiné aux enfants d'âge préscolaire. En effet, est-ce que vous aimeriez que votre enfant regarde un garde du corps ligoter une personne trop achalante et la jeter au dépotoir? Ou bien assiste à un duel à la tronçonneuse? Une histoire enfantine change vraiment en cours de route pour devenir un tantinet trop violent.
Le menu de "Hamilton Mattress" est bien fait. Une forêt y est illustrée et au milieu des arbres se déroulent quelques extraits du film. Une musique composée de percussions et de guitare électrique fait office de trame sonore. La pièce est très entraînante, ce qui démontre très clairement dans quel contexte se déroule le film.
Nous pouvons retrouver quelques suppléments sur le DVD. Malheureusement, ceux-ci ne conviennent pas vraiment au public cible du film, soit les enfants. Tous les extras sont très techniques, ce qui ne manquera pas d'ennuyer les jeunes téléspectateurs. D'abord, nous pouvons visionner trois courts documentaires. Le premier, "The Birth Of An Aardvark", n'est vraiment pas intéressant. Il renferme des entrevues avec les deux auteurs du court métrage qui décrivent leurs sources d'inspiration, leurs démarches d'écriture, la création des personnages et les thèmes développés dans "Hamilton Mattress". Le deuxième est un peu mieux. Il s'agit d'un documentaire sur la production avec les commentaires de John Webster, Christopher Moll, Barry Purves ainsi que d'autres membres de l'équipe de production. En résumé, ce documentaire répond aux quatre questions existentielles pour un récit: Qui? Quoi? Quand? Comment? Un autre supplément qui m'a intéressée est le documentaire intitulé "Behind The Voices". Nous faisons alors un tour dans les coulisses en assistant aux sessions d'enregistrement des dialogues par les interprètes des personnages animés. Ces images sont accompagnées des commentaires des interprètes principaux. Une piste de commentaires est disponible pour ce court métrage. Les sujets habituels sont abordés, les termes sont très techniques si nous considérons l'âge des téléspectateurs, les voix sont monotones et endormantes, ce qui n'aide pas à rendre cette piste intéressante. Finalement, une fonction DVD-ROM nous garantit un lien avec le site web de "Hamilton Mattress".
Du côté image, "Hamilton Mattress" s'en tire bien, mais contient quelques lacunes qui jouent assez fortement sur l'intérêt que nous pouvons porter au film. Je vous dirais que le mélange de couleurs n'est pas toujours bien choisi. Les scènes où se mêlent les teintes de brun et de vert reviennent assez souvent, ce qui donne un aspect "égouts" peu attrayant. Mais les formes sont bien découpées et l'éclairage fait bien ressortir les détails. Le format panoramique amène une qualité satisfaisante. Bref, si ce n'était pas des dessins qui ne sont pas beaux, la qualité visuelle serait parfaite. Comme l'intérêt principal de Hamilton est le rythme, il fallait que celui-ci ressorte bien, de manière à nous le faire ressentir. Ainsi, les percussions sont très présentes, pour ne pas dire exclusives, sur la trame sonore du film. Au début, c'est plaisant parce que c'est très entraînant, mais il faut vraiment adorer ce genre de musique pour ne pas devenir tanné pendant le visionnement. La qualité est standard: les dialogues et la musique sont clairs, mais aucun effet spécial ne se fait ressentir dans nos haut-parleurs, dont seulement les principaux sont utilisés. Il y a un petit problème sonore du côté des suppléments: le volume des extraits qu'ils montrent est très fort, alors que nous devons tendre l'oreille pour bien comprendre le contenu des entrevues.
| Film | 5 |
| Menu | 8 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 6 |
| Audio | 7 |