Les animaux de l'Antarctique sont à l'honneur. Profitant de la sortie du décevant Happy Feet, la compagnie MGM a décidé de relancer sa vieille animation de 1995 "The Pebble and the Penguin". Une idée pécuniaire plus que cinématographique, car le produit final est loin d'être très intéressant.
Hubie est un pingouin rêveur, gaffeur et romantique. Il est en admiration devant Marina, mais il n'ose pas lui avouer ses sentiments. Puisque la saison des amours arrive à grand pas, le sympathique oiseau a trouvé une superbe pierre à offrir à sa partenaire. Malheureusement pour lui, le méchant rival Drake ne l'entend pas ainsi. Grâce à un plan machiavélique, le beau prince est poussé dans la mer et il est capturé par un navire. Emprisonné, il fait la rencontre de Rocko, un compatriote audacieux qui est né pour être libre. Ensemble, ils s'évadent pour un monde meilleur. Mais le temps presse. Il ne reste que quelques journées avant que la saison des amours ne débute...
Autant Miyazaki et Burton peuvent créer des dessins animés légendaires, autant il y en a d'autres qui ne font que répéter des recettes éprouvées. C'est à cette seconde catégorie qu'appartiennent Don Bluth et Gary L. Goldman. Pour ce sous Disney, les valeurs collantes sont partout. L'amour et l'amitié doivent triompher de l'adversité et bien entendu, ce sera le cas. Malheureusement, l'ombre du spectre du capitalisme plane. Ici, tout ce qui semble important, c'est la grosseur du caillou que Hubie doit offrir à Marina. Un bien étrange modèle pour les jeunes âmes qui affrontent très rarement le monde réel. Les situations remarquablement plates ne favorisent pas l'intérêt. Les chansons, routinières et apparaissant toutes les dix minutes, donnent souvent mal à la tête. Les dimensions ont souvent été oubliées et un minuscule pingouin devra affronter d'énormes méchants phoques. Ceux-là mêmes qui ont presque la même grosseur qu'une baleine... À cet effet, le diabolique Drake ne ressemble même pas à un oiseau marin, mais à une variante de Darkwing Duck!
Sans surprise, les chansons, la musique très présente et les voix sont plus vitaminées dans la version originale. James Belushi arrive à décrocher quelques sourires grâce à sa démarche si typée. La piste sonore en Dolby Digital 5.0 présente convenablement des vagues, du vent, de la neige, des cris de baleines et des sons d'astéroïdes, sauf que ces effets auraient pu être encore plus présents. Le timbre vocal de la narratrice et des personnages animés sont généralement audibles. Quoique ces sous-titres blancs en anglais et en espagnol ne sont vraiment pas difficiles à déchiffrer. L'éclat des dessins peut varier. Parfois, les couleurs deviennent terriblement pâles et datées. Généralement, les teintes sont diverses et très variées. Le niveau des bleus est très senti. Tant mieux, il y en a beaucoup. Des égratignures apparaissent à quelques occasions et le type de dessin finit par beaucoup se ressembler, ce qui rend le visionnement assez répétitif.
La pochette est néanmoins assez jolie. Elle montre les différents pingouins dans leur univers tout de blanc et de bleu. À l'intérieur du boîtier, il y a quelques devinettes et des mots croisés pour occuper les plus jeunes. Le menu principal du DVD comporte une musique symphonique surplombant le couple d'oiseaux. De la neige tombe, un diamant brille et les yeux des héros clignent par intermittence. Même s'il y a tout un disque pour les suppléments, leur nombre est tout de même assez faible. Il y a deux courts documentaires plus ou moins captivants sur la production. Le premier touche à plusieurs des aspects. Les choix des doubleurs est expliqué et quelques séquences de dessins sur papier sont montrées. Le second s'intéresse plutôt à la musique. L'orchestre utilisé est présenté et l'équipe rigole en mentionnant comment Martin Short (il fait la voix de Hubie) aurait pu se lancer en chanson! À part de ça, il n'y a rien d'autre de mémorable. Cinq petits jeux extrêmement faciles complètent ce DVD. Une narratrice présente des animaux sur "Hubie's Journey", il faut répondre à des questions sur "Your Penguin Twin" pour déterminer quel pingouin ressemble le plus au spectateur, "Trivial Escape" propose quelques devinettes sur le film, il faut attraper des pierres sur "Catch the Pebble" et il faut s'évader d'un labyrinthe en trente secondes pendant "A-MAZE-ING RACE". Ces activités sont regardées une fois, tout au plus.
"The Pebble and the Penguin", c'est l'animation à montrer aux enfants qui ne sont pas satisfaits des Pixar et des autres Shrek. Après seulement quelques minutes, ils ne voudront que retourner à l'original. Il ne faudrait pas leur en vouloir. C'est à se demander ce que cette "Family Fun Edition" voulait vraiment dire...
| Film | 3 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |