Pucca
Kung Fu Kisses / Ninja Love Noodles
Shout! Factory

Réalisateur: Greg Sullivan
Année: 2006
Classification:
Durée: 91 / 91 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST), Espagnol (DDST)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 7
Nombre de disques: 1 (DVD-9) chacun

Ce DVD "Kung Fu Kisses" est disponible chez: Amazon.ca
Ce DVD "Ninja Love Noodles" est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Gignac
29 mars 2008

Il y a des phénomènes cultes qui apparaissent soudainement et ce, pour des raisons qui dépassent très souvent l'entendement. "Pucca" est un de ceux-là. Cette petite fille qui travaille dans un restaurant et qui ne jure que par l'amour a été créée en 2000 en Corée du Sud et depuis ce temps, rien ne peut l'arrêter. Il y a eu des figurines, des livres, des vêtements et bien plus encore qui ont envahi les différents territoires de la planète. L'Amérique du Nord n'est pas en reste. Au départ série animée conçue sur le logiciel Flash, le tout a rapidement pris le chemin d'une émission de télévision et, marketing oblige, de la sortie en DVD. Au total, ce sont "Kung Fu Kisses" et "Ninjas Love Noodles" qui sont disponibles dans les magasins.

À Soogaville, il y a le restaurant Go-Rong qui est dirigé par trois chefs très susceptibles et leur spécialité est des nouilles dont tout le monde raffole. Une de leur employée, Pucca, passerait sa journée à embrasser Garu. Sauf que ce dernier n'est pas vraiment intéressé par cet amour à sens unique. Il préfère méditer et tout faire pour devenir un ninja. Entre ces deux êtres, il y a le gentil minet Mio, des adultes pas toujours responsables, un policier extravagant, un Père Noël lucide et un turbulent Abyo - un clone de Bruce Lee - qui aime bien s'attaquer à Garu.

Les émissions proposent un format audacieux. Sur un disque de 91 minutes, il n'y a pas moins des treize épisodes qui s'échelonnent sur un peu moins de huit minutes. Ces segments s'avèrent rapidement répétitifs et redondants. Il n'y a qu'une fille qui court après un gars pour l'embrasser et lui faire des câlins. Les éléments mignons se mélangent à des situations plus violentes, alors que le public cible autant le sexe masculin (multiples combats, désir de liberté) que celui de sexe féminin (prédominance des sentiments amoureux, rêve du mariage parfait, etc.). Avec en prime des personnages attendrissants qui semblent parfois issus des rêves les plus fous.

En transposant des éléments de la culture populaire (par exemple par des clins d'œil au septième art) aux traditions ancestrales, à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident, "Pucca" s'avère un électrochoc démentiel et totalement inusité, qui surprend par son inventivité et son originalité. Les thèmes enfantins risquent de plaire aux gens âgés de moins de dix ans, à ceux qui abusent des hallucinogènes et aux personnes qui cherchent quelque chose d'unique pour impressionner les amis. Mais il faudrait faire attention, car il est plutôt difficile de visionner plus de trois épisodes consécutifs.

Le dessin utilisé peut expliquer cette précaution. Les couleurs sont très vives, généralement resplendissantes. Le rythme est parfois extrêmement rapide, et lorsque les effets lumineux surviennent, les êtres humains sujets aux crises épileptiques ne risquent pas d'apprécier. Au sein de cette animation, la simplicité est de mise, rendant le plein écran particulièrement attirant pour les yeux. Les musiques gentilles et souvent populaires ne risquent pas de traumatiser l'ouïe, bien au contraire. Tout comme les bruits divers qui s'échappent de la bouche de la plupart des personnages. De ce côté, c'est toujours très mignon. Si Pucca ne parle presque jamais, ce n'est pas le cas de ses acolytes. Les voix sont heureusement claires, car il n'y a aucun sous-titre de la partie. Disponibles en anglais et en espagnol, les pistes sonores en Dolby Digital 2.0 ne misent pratiquement jamais sur les enceintes situées sur les côtés pour camper les différentes atmosphères.

Les deux pochettes sont ornées de beaux dessins aux couleurs très vivantes. À l'intérieur des boîtiers se trouvent quelques cadeaux. Dans "Kung Fu Kisses", il y a un autocollant du couple chéri, alors que "Ninjas Love Noodles" mise davantage sur une carte représentant une licence de ninja. Superficiel. Après quelques publicités, le menu principal du DVD apparaît sur une mélodie rythmée et accrocheuse. Des cœurs s'envolent, les héros apparaissent dans un carré et le ton de l'œuvre est lancé. Il est toutefois un peu dommage que les suppléments ne soient pas plus nombreux. Entre un lien Internet vers un jeu vidéo et cinq courtes présentations animées (une lune, une épée, etc.), il n'y a rien de très substantiel.

"Pucca : Kung Fu Kisses / Ninjas Love Noodles" sont deux exemples de la culture populaire qui arrive à transcender les barrières de la langue et des mœurs. Pratiquement universelle, la série risque d'attirer beaucoup de regards sur son passage, seulement pour la prestance des personnages et leur personnalité si attendrissante. C'est peut-être répétitif et lassant à la longue, mais quelle découverte unique en son genre!


Cotes

Film6
Présentation7
Suppléments1
Vidéo8
Audio7