J'avais visionné dans le passé le premier volume de la série sur DVD, mais pour une raison que j'ignore, il n'y avait pas sur le disque le tout premier épisode qui mettant la série en situation. Cela avait eu pour effet de me faire questionner sur les intentions et les actions des personnages. "Pourquoi ils font ceci, cela, et c'est quoi le rapport avec ça?" Paramount rectifie enfin le tir avec la série complète, les 52 épisodes (quatre saisons), dans un beau coffret DVD. Personnellement, je considère que c'est la meilleure façon de fournir une série de peu d'épisodes aux consommateurs, surtout le genre de personnes qui vont se procurer cette série... des fans possiblement adultes.
Connu sous le nom "Transformers: Galaxy Force" au Japon, "Transformers: Cybertron" représente les efforts des compagnies Hasbro et Takara dans la production d'un dessin animé pour leur collection de jouets Transformers 2005-2006. L'histoire de cette série début au moment de la destruction d'Unicron qui a formé en trou noir très massif tout près de la planète Cybertron. Les Autobot sont approchés par un ancien Transformer du nom de Vector Prime qui leur indique que les "clés planétaires cybernétiques" ("Planet Keys") avaient assez de puissance pour sauver l'univers de ce problème. Les clés se trouvent sur quatre mondes différents (les planètes Velocitron, Jungle, Gigantion et bien sûr la Terre), mais la carte pointant vers ceux-ci a été volée par Mégatron, le chef des méchants Décepticons. Sur Terre, les Autobots sont aidés par trois jeunes humains du nom de Bud, Lori et Coby, qui étrangement peuvent entendre le son de l'"Omega Lock", l'outil qui permet de combiner les quatre clés.
"Transformers: Cybertron" est un mélange d'animation traditionnelle (les humains et les arrière-plans) et d'animation par ordinateur (les robots), mais ce dernier type se mélange très mal, car aucune attention n'a été mise pour rendre cela plus naturel, plus fluide. Les robots bougent de façon très carrée. Parlant des robots, déjà que nous avons un peu de difficulté à les identifier, plusieurs changent de forme et de nom à tout bout champ dans le cours de la série, en plus de Mégatron devient Galvatron pour la Xième fois. C'est comme si Hasbro changeait les personnages qui se vendent moins bien! D'ailleurs, ce n'est pas le nombre de personnages qui manque. Tous les épisodes introduisent de nouveaux robots (nouveaux jouets en magasin) dont nous entendons peu ou pas du tout parler au cours des autres épisodes. Et il y a ces transformations qui prennent une éternité à s'exécuter (quelques-uns près d'une minute!), mais qui ne sont rien comparé au scénario qui se traîne les pieds en répétant des répétitions. Tout comme avec la série Energon, ce sont les conflits internes dans le camp de Autobots qui m'énervent le plus. Reste que ce même scénario nous offre une continuité satisfaisante dans l'histoire, ce qui est certainement une bonne chose. Les épisodes des quatre saisons de la série sont distribués ainsi sur les disques:
La série est assez inconsistance dans son animation, ce qui vient assez fatiguant à la longue. Le transfert numérique est satisfaisante, même si un peu doux sur les contours des éléments, ainsi que sur les scènes qui bougent rapidement (et il y en a beaucoup), et un peu en escalier sur les lignes diagonales des animations robotiques. La piste sonore est assez fatigante aussi grâce à son singulier indicatif musique techno qui arrive à tout moment. Techniquement, elle aurait pu être mieux mixée pour que la musique n'enterre pas les dialogues. Il n'y a aucun supplément sur ce disque si nous ne comptons pas l'épisode "Inferno" qui semble être une version alterne du second épisode - "Haven" - de la série. J'aurais aimé plus de suppléments, même si ce n'était que des commerciaux de jouets, des versions japonaises des introductions ou encore des profils des personnages - ce qui aurait certainement aidé à les identifier.
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