Wallace & Gromit: The Curse of the Were-Rabbit
DreamWorks Home Entertainement

Réalisateurs: Steve Box, Nick Park
Année: 2005
Classification: G
Durée: 85 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51, DD20), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Thierry Lacime
5 mars 2006

La plupart des éditions DVD de la compagnie DreamWorks sont toujours excellentes. Nous nous en sommes rendus compte par le passé avec les éditions de Shrek 2 et de Shark Tale. Une fois de plus, avec la sortie de "Wallace & Gromit: The Curse of The Were-Rabbit" qui comble parfaitement les amateurs du genre et bien plus. Voyons donc tout ceci en détail.

Nous avons déjà eu l'occasion de présenter ici ces deux personnages d'argile (plutôt de plasticine) que sont Wallace, l'inventeur un peu excentrique et grand amateur de fromage et son plus fidèle compagnon muet, Gromit, un chien de race inconnue, mais à l'intelligence parfois supérieure à son maître. En tout cas, les deux se complètent parfaitement et nous emportent dans des aventures qui nous laissent peu de moments de répit. Vous pouvez vous reporter à la critique de Wallace & Gromit: Three Amazing Adventures pour avoir plus de renseignements sur ces personnages et leur créateur. Mais aujourd'hui, c'est la gloire qui nous amène nos deux héros au grand écran avec un premier film complet de 85 minutes. L'entrée à Hollywood par la grande porte pour ces lauréats de deux Academy Awards (ou Oscars, si vous préférez) ne semble pas suffire. En effet, le film a gagné cette année l'Oscar pour le meilleur film d'animation. Un succès pour un premier essai au grand écran et surtout une reconnaissance que nous ne pouvons que partager. D'ailleurs, en parlant de prix et de récompenses, l'équipe de Nick Park, le créateur des personnages, et de Aardman en récolte par dizaines depuis plus de 10 ans.

Dans cette formidable comédie, Wallace (voix de Peter Sallis) et Gromit sont à la tête de "Anti-Pesto", une petite compagnie spécialisée dans la lutte à la vermine qui envahit les jardins potagers des alentours. Leur présence est d'autant plus importante que va se dérouler dans quelques jours un grand concours du plus gros légume, au château de Lady Tottington (voix de Helena Boham Carter). Notre équipe de nettoyage a du pain sur la planche: les lapins sauvages envahissent les jardins. Les ruses et les inventions de "Anti-Pesto" viennent facilement à bout du travail, mais que faire des nombreux lapins ainsi faits prisonniers? Pour le moment, ils sont conservés au sous-sol de la maison de Wallace. Mais ce dernier a un plan: faire un lavage de cerveau aux petits rongeurs pour leur donner le dégoût des légumes et pouvoir ainsi les remettre dans la nature. Pour ce faire, il va lui-même envoyer les ondes modificatrices à partir de son propre cerveau. Mais sous les rayons de la pleine Lune, la machine s'emballe et Wallace passe très près d'y laisser la vie. Mais fort heureusement, tout rentre dans l'ordre. Enfin, c'est ce qu'on pense. Rapidement, un monstre apparaît dans le voisinage. Son appétit pour les légumes est bien plus destructeur que les pauvres petits lapins. Son apparence est hideuse et il n'apparaît que la nuit, à la lumière de la Lune. Un vrai "Lapin-Garou". Wallace et Gromit vont se lancer à ses trousses, sous les yeux jaloux du prétendant de Lady Tottington, Victor Quatermaine (voix de Raplh Fiennes), qui voit là une belle opportunité de montrer à celle qu'il se destine sa bravoure et son courage. Le concours du plus gros légume est-il en danger? Soyez certains que Wallace et Gromit feront leur possible pour que tout redevienne normal rapidement.

Après un premier essai assez bien réussi avec Chicken Run, en 2000, le créateur et réalisateur Nick Park nous a concocté, durant cinq ans tout de même, une version longue de ses personnages fétiches qui vaut vraiment le détour. On oublie rapidement l'argile pour ne voir que des héros, des animaux et des figurants évoluant dans une intrigue intéressante et surtout très divertissante. On en redemanderait presque arrivé à la fin. Ceux qui connaissent l'univers de Wallace et Gromit ne seront pas dépaysés. Les situations burlesques sont toujours bien présentes et les expressions faciales uniques de Gromit, son langage en fait, sont toujours impeccables et extrêmement réussies.

Avec "Wallace & Gromit: The Curse of The Were-Rabbit", DreamWorks nous propose une édition DVD qui déborde pratiquement du boîtier. Nous avons tout d'abord une très grande qualité dans le transfert et dans les images, avec une netteté et une précision rarement atteintes, même dans les scènes faiblement éclairées. La partie qui m'impressionne le plus dans cette édition, et qui est encore très rare, concerne les pistes audio et les sous-titres. Tout d'abord, pas moins de quatre pistes sont disponibles, dont une française en Dolby Digital 5.1, d'excellente qualité. Puis du côté des sous-titres, c'est le choix: outre les sous-titres habituels (ici anglais, français et espagnols), nous retrouvons aussi les commentaires sous-titrés en anglais, en français (donc traduits) et en espagnol (traduits aussi). Avouons bien franchement qu'il s'agit là d'un effort pratiquement sans précédent et que la plupart des autres éditeurs devraient prendre comme exemple. Un gros bravo à DreamWorks. Les pages de menus sont animées avec des scènes du film et sonorisées.

Attaquons la grosse partie des suppléments. Comme je l'ai sous-entendu un peu plus haut, nous trouvons tout d'abord une piste de commentaires du réalisateur Nick Park qui ravira les amateurs de détails sur la création et l'élaboration d'un tel film. Puis plusieurs documentaires de production (en fait, un seul divisé en plusieurs) nous emmènent dans les coulisses de cette production, du montage des décors à l'explication de la construction d'un des lapins en plasticine. Si cela semble facile à ce niveau là, n'oubliez pas qu'il faut ensuite les animer image par image pour leur donner vie. Une visite des installations de Aardman, à Bristol en Angleterre nous permet de mieux connaître cette compagnie et d'y voir l'effervescence de ses employés. Ce documentaire inclut également des images de l'incendie malheureux dont je vous ai déjà parlé dans la critique de Three Amazing Adventures. On ne manquera pas le court métrage "Stagefright", du réalisateur Steve Box, partenaire de Nick Park, qui a gagné aussi des prix pour Aardman. On terminera cette partie avec un album de famille avec les logos aperçus dans le film, des extraits des dessins préparatoires, des photos des personnages ainsi que des photos du plateau de tournage.

Sous le mot DWK, pour DreamWorks Kids, se cachent des suppléments plutôt destinés aux enfants. Dans le premier, on retrouve trois courts métrages de la série "Cracking Contraptions", qui faisaient déjà partie des dix court-métrage de l'édition de Three Amazing Adventures, puis ensuite quatre jeux, parmi lesquels "Anti-Pesto S.W.A.T. Team" où la dextérité à toucher le plus possible de lapins permettra d'obtenir un code qui servira dans la partie DVD-ROM (petit indice: en anglais, peut remplacer un dessert). On poursuit avec le "Guide to Cool" de Victor Quatermaine, la possibilité de donner du style à Lady Tottington en l'habillant selon notre goût et enfin, en répétition, les explications pour créer un lapin en argile.

La partie DVD-ROM, justement, outre les habituels liens vers les sites officiels, permettra aux heureux propriétaires d'imprimantes de créer de nombreux items en relation avec le film et les personnages, tels que des calendriers, des masques, des casse-têtes, des cadres photo, des mobiles et bien plus. Et si vous entrez le code approprié sur la page d'ouverture, vous accédez à des images inversées pour imprimer sur du papier transfert afin de décorer des chandails. Très amusant.

Encore un excellent moment que je viens de passer avec Wallace et Gromit et surtout à fouiller les nombreux suppléments qui nous embarquent dans une visite bien au-delà du simple dessin animé. Un incontournable pour les amateurs et surtout un parfait exemple pour ceux qui souhaitent découvrir cet univers. Les bandes-annonces nous prévoient une version 3D de personnages de Nick Park. Mais rien ne remplacera la manipulation des personnages en argile sur lesquels on voit parfois les traces de doigts. "Priceless", si je peux dire. À voir, à revoir et à re-revoir!


Cotes

Film10
Présentation9
Suppléments10
Vidéo10
Audio10