David and Bathsheba
20th Century Fox

Réalisateur: Henry King
Année: 1951
Classification: PG
Durée: 116 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (DDST, Mono), Espagnol (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

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Selon Daniel Cyr
2 avril 2006

Depuis les premiers balbutiements du cinéma, l'histoire du roi David et de son fameux combat contre le géant guerrier philistin Goliath fut maintes et maintes fois présentée au grand écran. L'histoire raconte que le jeune berger David affronta sans épée un adversaire de très haute taille. Il prit une pierre dans son sac et avec sa fronde, la lança en direction du géant. La pierre frappa le front de Goliath qui tomba, le visage contre le sol. Sans perdre un instant, David s'approcha de son adversaire, lui prit son épée de son étui et lui trancha la tête. Alors, quand les philistins virent que leur champion était mort, ils prirent la fuite. Dans la production cinématographique de 1951, "David and Bathsheba", Gregory Peck interprète le rôle du roi David qui vient de rassembler son peuple en terre d'Israël.

L'affrontement l'opposant à Goliath est filmé sous forme de retour en arrière. Hollywood ne pouvait pas oublier ce combat légendaire sous prétexte qu'il se déroulait des années avant l'intrigue où nous voyons le roi succomber à la beauté et aux charmes de Susan Hayward qui personnifie le rôle de Bethsabée. David décide d'éliminer toute concurrence en envoyant son époux vers une mort certaine. Le prophète Nathan dit alors: Elle amène l'adultère et le meurtre, elle amène la sécheresse et la famine, elle amène le courroux de Dieu. Il doit alors faire un choix; Voir son peuple souffrir pour l'éternité ou de se repentir de ses péchés. De l'union de David et Bethsabée nait Salomon qui deviendra le roi de tout Israël, mais ça c'est une autre histoire... Épopée mélo-idylle et barbarie "David and Bathsheba" est la réponse d'Henry King et de 20th Century-Fox au Samson and Delilah de Cecil B. DeMille sorti deux ans plus tôt.

"David and Bathsheba" est une œuvre plutôt théâtrale. À vrai dire, nous sommes très loin de la méthode de Constantin Stanislavski, ici malgré que les acteurs récitent admirablement bien leurs textes, nous ne sentons aucune vibration intérieure où les corps et expressions des visages ne manifestent que de rares émotions. Ce qui donne en bout de ligne un film terne et sans âme. Mais à la défense de l'œuvre d'Henry King, le jeu des acteurs de cette époque était la norme. Il faudra attendre l'arrivée des Marlon Brando, Montgomery Clift et James Dean pour voir des acteurs imposer au cinéma une interprétation qui va modifier radicalement et définitivement, l'image du héros. Aux antipodes de la virilité monolithique, ces grands acteurs révèlent des émotions, des doutes, qui troublent et motivent leur jeu; avec eux, chaque personnage devient pensant, complexe, nuancé et vulnérable.

Les couleurs manquent légèrement de brillance et de saturation. Les teintes de peau ont également une apparence relativement pastelle. La luminance est instable, les contrastes manquent légèrement de mordant et auraient gagné à être accentués. La palette de couleurs est chaude et déborde notamment vers le rouge. Vous constaterez aussi une surdéfinition des contours. Les noirs manquent de force et d'intensité. Le dynamisme sonore de "David and Bathsheba" est limité, mais malgré cela les dialogues sont bien rendus et toujours intelligibles. En ce qui concerne les suppléments, il y a tout d'abord une bande-annonce du film en couleur et une autre en noir et blanc ainsi qu'un documentaire fort intéressant intitulé "Once in 3000 Years with Gregory Peck and Susan Hayward" où nous voyons les deux principaux comédiens du film rencontrer les principaux artisans de cette production. Gregory Peck rencontre le cinéaste Henry King qui lui remet le scénario de son projet de film. Nous voyons les créateurs en plein travail dans le désert de Nogales en Arizona, etc. Malgré que ce document soit captivant, nous restons sur notre faim puisqu'au bout de trois minutes trente, le document se termine abruptement... en queue de poisson au moment où Gregory Peck est en train de lire un passage de la Bible.

Bavard et dénué d'action, "David and Bathsheba" compte nombre de défauts... L'intrigue est sans envergure, l'ensemble manque de consistance, et ce, nonobstant la présence de grands noms au générique. Je ne suis pas sûr que ce film plaise à un jeune public avide de sensations fortes et spectaculaires. D'autre part, si vous êtes un fan de Gregory Peck, cette production biblique est malgré tout un indispensable dans votre vidéothèque juste pour voir son jeu digne d'intérêt.


Cotes

Film5
Présentation1
Suppléments4
Vidéo4
Audio5