Une collection de films Elvis Presley sur disque Blu-ray est franchement intéressante, mais c'est aussi une occasion de présenter un artiste de mon jeune temps (hey! Je ne suis pas si vieux que cela) à mes enfants. Pour eux, tout ce qu'ils connaissent d'Elvis, ils l'ont appris dans Lilo & Stitch! C'est une base pas si mal, mais une couple de films classiques d'Elvis de la librairie de Warner Brothers ne leur feront pas de mal!
De ce coffret, je n'avais vu dans le passé que "Viva Las Vegas" (à la télévision!), alors J'ai débuté mon visionnement par "Jailhouse Rock". Dans ce film, Elvis joue le rôle de Vince Everett, un gars assez susceptible qui montre les poings à qui ne demande que cela, que ce soit un policier ou autres, et ne peux d'arrêter. Après avoir tué un homme à poings nus, il se retrouve en prison. Son partenaire de cellule, Hunk Houghton (Mickey Shaughnessy), découvre qu'il a un grand talent et tente de prendre avantage de lui en lui faisant signer un contrat. Lors de sa sortie de prison, il apprend la supercherie. Avec un coup de main de la part de Peggy Van Alden (Judy Tyler), il devient une grande vedette des médias. Il ne veut pas comprendre qu'elle fait cela pour avoir pour lui et s'arrange pour tout lui faire perdre, avec autant de respect que son ancien compagnon de cellule lui avait fait. Dans "Viva Las Vegas", Elvis est un Lucky Jackson, un coureur automobile qui en a autant pour les voitures que pour les jolies filles. En courant après Rusty Martin (Ann-Margret), il perd dans la piscine de l'hôtel l'argent qu'il avait empoché pour acheter un moteur pour sa voiture. Son compétiteur, Count Elmo Mancini (Cesare Danova), a maintenant le champ libre pour gagner le Grand Prix de Las Vegas en plus de courir lui aussi après l'affection de Rusty.
"Jailhouse Rock" n'est pas votre film régulier où Elvis est ce gentil garçon incompris qui veut sauver le monde, alors qu'ici il est antipathique et ne pense qu'à sa propre peau, peu importe ce qui arrive. La séquence "Spécial TV" est intéressante puisqu'elle montre l'arrière-scène d'une telle production à cette époque. "Viva Las Vegas" n'est pas un grand film, un divertissement correct où un trop de danse moderne (vraiment du "n'importe quoi") vient ennuyer le spectateur régulier qui veut voir Elvis et non Ann-Margret. Je n'ai jamais refusé de voir une fille qui se déhanche dans un film, mais ces "professionnels" de la danse moderne ne m'ont jamais vraiment impressionné. De plus, son choix de garde-robe n'est pas très flatteur. L'humour dans la compétition et l'acharnement des rôles masculins m'a cependant bien plu. En fait, c'est ce qui rend le film intéressant, parce qu'à vrai dire, il n'y a rien de plus que ça. Le déroulement de la course vous fera rigoler un peu, car aujourd'hui la sécurité serait l'élément premier dans une compétition!
"Elvis on Tour" nous présente un Elvis qui a pris bien du poids dans les années 70 qui garde cependant la même chaleureuse voix. C'est un genre de medley de spectacle (présenté au style 24 avec plusieurs angles de vue simultanés), des séquences d'enregistrement en studio, de vieilles photos, de vieux films (Ed Sullivan Show), des interviews, des extraits de films, des déplacements entre les spectacles (où nous pouvons voir Elvis décompresser), sans oublier les madames qui perdent connaissance sur son passage (et qui veulent l'embrasser sur le bord de la scène). Le point qui m'a vraiment surpris, c'est lorsqu'il annonce qu'il va essayer une nouvelle chanson pour le public, c'est réellement une nouvelle pièce... il a une feuille pour lire les paroles! Malgré cela, le King nous donne toute une performance! Soyez averti que ce film n'est pas un spectacle, mais un documentaire de tournée, moins promotionnel que ceux d'aujourd'hui, plus comme une mouche sur un mur qui examine tout.
"Jailhouse Rock" m'a franchement impressionné par la qualité de son image, aussi bon que possible pou un film de cet âge. Les détails sont tels que nous voyons les traits de peigne dans la chevelure du King. Ça, c'est de la haute définition et cela permet aussi d'avoir une image en noir et blanc d'une grande qualité. Les noirs sont profonds et les tons de gris sont bien balancés jusqu'au blanc. "Viva Las Vegas" offre encore plus de détail, mais ce sont les couleurs des milliards de lumières de Las Vegas qui ajoute du punch au tout. "Elvis on Tour" souffre de son format documentaire qui avait été tourné en 16mm et présente moins de définition que les deux autres films. Il y a même quelques grafignes, voir plutôt des lignes d'usure du petit négatif, ainsi qu'un grain assez visible attribuable à la source. Il n'y a rien cependant qui nuit au visionnement de ce montage.
L'audio des deux films m'a cependant moins excité que leur image, monophonique dans son intégralité, sans saveur, sauf évidemment les quelques arrangements du King (surtout dans "Jailhouse Rock". Le son aura beau être converti en Surround 1024.5 (ok... juste 5.1 dans notre cas), la source mono ne se retrouve pas vraiment dans les autres canaux. Cependant, son état haute définition parait de beaucoup, surtout quand nous les comparons aux versions monophoniques française et espagnole. "Viva Las Vegas" avait à son bord des effets sonores provenant de la librairie des Looney Tunes. Les crissements de freins étaient à en mourir de rire! Mais accrochez-vous à vos oreilles pour "Elvis on Tour" qui ébranle les deux autres films en offrant une ambiophonie bien intéressante pour un documentaire. Nous entendons dans tous les haut-parleurs les femmes qui crient à Elvis qu'elles l'aiment, en plus d'avoir une bonne distribution de la musique. Les séquences plus documentaires sont également bien rendues.
Il n'y a des suppléments que pour les deux films, tout d'abord une piste de commentaires de Steve Pond, auteur de Elvis in Hollywood, qui traite plus de la carrière du King que des films eux-mêmes. Sur "Jailhouse Rock", nous retrouvons aussi la revuette "The Scene that Stole Jailhouse Rock" qui documente en haute définition comment la séquence de danse a été créée autour de ce que Elvis pouvait faire comme danseur (il disait ne pas être Fred Astaire) et comment le film était un des premiers à intégrer le rock 'n Roll à son scénario. Sur l'autre film, nous avons la revuette "Kingdom: Elvis in Vegas" qui relate l'histoire qu'a Elvis avec la ville de Las Vegas.
Pourquoi que trois films dans cet ensemble Blu-ray alors que la version DVD du coffret souvenir des 75 ans d'Elvis de Warner a 17 films à son bord... probablement que les trois seuls qui ont reçu un transfert haute définition pour le moment ne sont que les plus gros vendeurs pour le moment. Il est aussi à noter que ces deux films sont les seuls à être officiellement parus sur TOUS les médias vidéo physiques offerts en Amérique du Nord, soit Beta, VHS, CED (voir notre article sur les ancêtres du DVD), Laserdisc, DVD, HD DVD et maintenant Blu-ray!
| Film | 6/5/7 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 4 |
| Vidéo | 8/8/5 |
| Audio | 5/5/8 |