J'adore les films et les séries télévisées de procédures militaires, spécialement de la Seconde Guerre mondiale, mais également la science-fiction. J'ajoute donc toujours à ma liste de mes films préférés le métrage "The Final Countdown" qui possède à la fois très peu d'histoire dans son scénario et des lignes pleines d'histoire (avec un grand 'H'), également une petite touche paradoxale qui ne fait pas de mal. Le tout débute lors que l'expert de l'efficacité du Département de la Défense, Warren Lasky (Martin Sheen) monte à bord du porte-avion à propulsion nucléaire USS Nimitz. Tout ce passe assez bien, mis à part quelques petites flammèches avec le commandant Richard Owens (James Farentino), jusqu'au moment où une tempête très bizarre, aux couleurs bleutées, tombe sur le navire et se dissipe rapidement. Le capitaine Matthew Yelland (Kirk Douglas) n'a aucune explication pour ce qui vient de se passer et l'équipage commence à s'affoler puisqu'aucun contact n'est possible avec la base qui n'est pourtant pas si loin que cela. De plus, un avion Zéro japonais qui date de la Seconde Guerre mondiale passe tout près d'avions modernes style Tomcat. Avant d'être facilement détruit, il a eu le temps de détruire une petite embarcation américaine. Un des occupants de l'embarcation se nomme Samuel Chapman et est sénateur dans l'administration de Roosevelt. Il. Selon les indices retrouvés, le Nimitz aurait voyagé dans le temps vers le 6 décembre 1941 à quelques heures de l'attaque de Pearl Habour.
Blue Underground nous avait servi en 2004 une excellente édition deux disques (comme tous les produits de cette compagnie) d'excellente qualité grâce à un travail acharné avec le directeur de la photographie du film Victor J. Kemper et un bon lot de suppléments, dont justement une piste de commentaires de Kemper, une interview avec le producteur associé Lloyd Kaufman ainsi qu'avec les Jolly Rogers, les pilotes des avions du film, des galeries de photos et d'affiches, une biographie de Kirk Douglas ainsi que le journal des pilotes des Zéros japonais du film (en format PDF). Aujourd'hui, ils nous arrivent avec une version Blu-ray à faire rougir bien des studios, surtout que c'est leur premier titre à passer au niveau du laser bleu.
Cette mise à jour est très bonne, même impressionnante pour un film de cette stature. Les quelques premières minutes de crédits n'annoncent pas un bon spectacle, mais tout de suite après, c'est absolument fantastique. Il y a un peu de grain dans l'image, mais cela n'empêche pas les détails (spécialement les avions en vol) et de belles couleurs bien contrastées de ressortir du produit haute définition. Blue Underground a toujours offert des pistes sonores de très grande qualité, toujours à l'affût de la plus haute technologie disponible. La piste DTS-ES 6.1 laisse donc sa place à du DTS-HD 7.1 Master Audio et du Dolby TrueHD 7.1 qui révèlent toutes deux une très bonne impression de la qualité, mais aussi de l'âge du film. L'ambiophonie est relativement retrouvée à l'avant, avec quelques exceptions durant les séquences avec les F-14. Les suppléments du DVD se retrouvent ici en définition standard, mais sans les galeries de photos, la biographie et le PDF des pilotes de Zéros.
Cette édition Blu-ray est une intéressante mise à jour. Quoique pas vraiment essentiel, je suis bien content d'avoir passé à la définition supérieure pour ce film culte. Il est dommage que les suppléments n'aient pas tous été inclus. Pour ce qui est du texte en PDF, je suis certain qu'un peu de programmation BD-Java aurait bien pu faire l'affaire. Reste que ce premier effort Blu-ray est certainement prometteur pour tous les titres cultes des Blue Underground qui s'en viennent, dont The Stendhal Syndrome, Dead & Buried, The Bird With The Crystal Plumage et beaucoup d'autres à venir.
| Film | 7 |
| Présentation | 3 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |