De "Gattaca", je me souvenais de l'histoire générale, mais pas vraiment de l'enrobage de ce film de 1997. Je me souvenais aussi que ce film n'avait pas fait ses frais en salle, mais a certainement ouvert un débat sur la manipulation génétique et la discrimination des gènes. Le film propose un certain eugénisme dans un "futur pas si lointain", mettant de côté les gens "avec des défauts", et particulièrement ceux qui sont nés de la bonne vieille façon, sans être manipulé lors de la fécondation. Un registre biométrique identifie instantanément ceux qui sont valides (parfaitement manipulés) et les "in-valides", ceux qui sont nés de la façon de leurs ancêtres.
C'est le cas de Vincent Freeman (Ethan Hawke) qui n'a qu'un rêve, devenir astronaute pour Gattaca Aerospace Corporation. Le problème, c'est qu'à la naissance, on a détecté d'une simple piqûre que ce bébé allait mourir à 30.2 ans d'une défaillance cardiaque. Ses parents n'ont pas pris de chance pour leur second enfant et ont opté pour lui donner le plus de chance. Ce n'était pas la joie de grandir avec un être parfait comme frère, mais son rêve le poussait à devenir meilleur. Ni les études, ni la mise en forme ne changeront son profil génétique discriminant. Sa seule chance de réaliser son rêve est de se faire passer pour un "valide".
Il rencontre donc Jerome Eugene Morrow (Jude Law), un nageur "au profil génétique parfait" qui n'a obtenu qu'une médaille d'argent et a tenté de se suicider. Ayant une seconde fois manqué son coup, il est paralysé au bas du corps. Pour lui permettre d'avoir une vie dans le luxe, il vend à Vincent tout le matériel génétique dont il a besoin pour se faire passer pour lui (sang, peau morte et pipi). Vincent n'a peut-être pas le profil génétique, mais il a l'intelligence. Il réussit à se jucher dans les meilleurs candidats de Gattaca et est désormais en liste pour une mission. À une semaine de son décollage vers Titan, la lune de Saturne, le directeur de la mission est assassiné et les policiers arrivent avec leurs aspirateurs afin de trouver l'ADN du coupable. Malheureusement, on retrouve un cil du vrai Vincent et tout le monde est certain que c'est lui le meurtrier.
Voilà plus de dix ans depuis la sortie en salles et certainement le temps d'une nouvelle édition rétrospective. Le collectionneur de versions précédentes remarquera encore une fois que design du "poster" de couverture a encore changé. Un look plus moderne, sérieusement plus beau que toutes les incarnations passées, avec les deux 'T' de GaTTaca" qui se transforment en chaîne d'ADN, la même image qui se retrouve aussi sur la nouvelle édition spéciale DVD. Hé oui! Gattaca se retrouve en édition spéciale à la fois sur les deux formats audionumériques.
J'ai pu mettre la main sur la très belle copie Blu-ray du film, celle qui nous offre un transfert impeccable, sans aucun artéfact visible, certainement un choc si vous avez vu une version antérieure sur DVD. Les angles et les courbes stylisés de cette société "parfaite" son bien illustrés dans un niveau de détail très intéressant, particulièrement dans les textures. Le son est excellent, sauf que le seul vrai grand usage de l'ambiophonie se situe aux décollages des fusées, spécialement durant la séquence finale (qui m'a fait sursauter un petit peu). Autrement, ce sont les échos des dialogues et des bruits de pas ne sont que l'ambiophonie formée dans film plutôt calme, mais jamais décevante. La musique composée par Michael Nyman se veut tout autant discrète. Le menu du disque montre une animation de séquençage d'ADN sur un embryon. La sélection des items du menu se fait aisément, avec quelques petits bruits ici et là pour confirmer notre sélection.
Qui dit édition spéciale, dit habituellement ajout de suppléments au compteur. La majorité des suppléments proviennent cependant de l'édition initiale du DVD, soit des scènes retranchées, une revuette de 1997 et une scène alterne d'un test de substance. Le tout est présenté en définition standard, non anamorphique. Les seuls ajouts en soi sont deux toutes nouvelles revuettes, seulement la première en haute définition. "Welcome to Gattaca" nous parle de tous les aspects du film avec plusieurs artisans, dont les acteurs principaux, mais aucune trace de la participation du réalisateur, malgré qu'on parle beaucoup de lui dans la revuette. La seconde revuette, "Do Not Alter" met en vedette des spécialistes de la science médicale autour de l'ADN, sa découverte, son décodage public, ce que l'on fait avec et ce que le futur réserve. Cela fait une excellente annexion au film, nous instruisant au passage. Pour compléter, il y a des bandes-annonces, dont plusieurs sont forcées à l'insertion du disque.
Cette nouvelle édition me laisse avec un point d'interrogation, le cas pour bien des films catalogue qui ont eu plusieurs éditions DVD. Est-ce que l'achat d'une nouvelle mouture vaut la dépense? Si vous n'avec aucune ancienne édition de ce film dans votre collection et vous avez à choisir un format, optez pour cette version Blu-ray. Pour ceux qui ont déjà la version DVD, l'ajout de deux nouvelles revuettes ne vaut pas vraiment l'appellation "Special Edition" (mais plutôt édition anniversaire) , mais si c'est pour la qualité de l'image que vous venez, vous serez servis avec ce disque Blu-ray!
| Film | 7 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 8 |