Lorsque j'ai entendu parler la première fois du film "The Golden Compass", je n'avais aucune idée d'où cette histoire venait. Tout ce que l'on m'avait dit c'est qu'il y a une bataille d'ours qui avait l'air d'un jeu vidéo et que la petite fille du film était très menteuse. Pas nécessairement beaucoup pour ce faire une idée sur le film. New Line m'ont fait parvenir le disque Blu-ray du film et ce que j'ai trouvé c'est une histoire assez intrigante avec une promise très intéressante.
L'histoire du film provient de la trilogie His Dark Materials de l'auteur Philip Pullman (il devrait donc y avoir trois films!) et propose un univers parallèle où chaque individu possèdent un "Daemon", un animal qui reflète (changeant d'espèce et de forme au besoin) l'esprit de la personne en question. Dans le cas des adultes, leur Daemon ne change pas puisque leur esprit s'est stabilisé, mais celui des enfants change continuellement. Prenons par exemple notre héroïne Lyra Belacqua (Dakota Blue Richards) et son Daemon Pantalaimon. Quand elle est espiègle et curieuse, il se transforme en hermine, quand elle est effrayée dans son coin, il devient une petite souris, etc. Cet animal sert aussi de conscience, vous savez la petite voix dans notre tête... bien les gens de cet univers se font parler constamment par leur Daemon.
Lyra est une menteuse professionnelle, lançant savamment n'importe quoi pour se sortir de toutes situations. Cependant, lorsque ses amis orphelins sont kidnappés, elle fera tout pour les retrouver. Une dame puissante du nom de Marisa Coulter (Nicole Kidman) la veut comme "assistante" pour son voyage vers le nord et Lyra profitera de l'occasion pour partir et pour les retrouver (pas exactement dans cet ordre!). Avant de partir, elle se fait remettre en secret un "alethiomètre" (un compas d'or) qui sert à dire la vérité sur n'importe lequel sujet à qui sait le lire. Il s'adonne que Lyra sait instinctivement comme le lire. Elle y découvre que la madame Coulter n'est pas aussi gentille qu'elle semble paraître. Elle réussit à s'enfuir et grouper des gens plus honnêtes pour retrouver ses amis. Il y a un groupe nommé les Gyptians, une sorcière du nom de Serafina Pekkala (Eva Green), un aéronaute au style texan nommé Lee Scoresby (Sam Elliott) et un ours des glaces qui répond au nom de Lorek (la voix d'Ian Mckellan).
Il y a une seconde histoire qui sera certainement plus importante dans les volets subséquents. L'oncle de Lyra, Lord Asriel (Daniel Craig), a découvert un moyen de voyager vers d'autres dimensions. Au pôle nord se trouve de la "poussière" venant de l'espace qui, par l'aide du Daemon, permettrait la communication. Un groupe religieux nommé le Magesterium ne prend pas cette découverte avec un grain de sel et prendre tous les moyens pour nuire aux plans de Lord Asriel. Il est aussi à noter que madame Coulter a une très grande influence sur le Magesterium.
Oui, les ours ont l'air de ceux que nous retrouvions dans les fameuses annonces de Coke il y a une dizaine d'années (ou plus?), mais un beaucoup plus détaillés. Reste que le tout paraît très bien dans ce transfert en haute définition très coloré, très texturé (les nombreux habits de Nicole Kidman en sont des bons exemples) et sans grain de film visible. L'éclairage des personnages à l'avant-plan donne une impression désaturée à travers cette riche palette et retire un peu de texture dans les visages. J'ai été impressionné par l'unique piste sonore (une habitude de New Line) qui devrait satisfaire les plus demandants. La musique est cependant plus forte que les dialogues, ce qui vous fera peut-être jouer du volume entre les scènes. Les ours ont moins l'air animés lorsqu'ils rugissent à travers les haut-parleurs, faisant trembler les fenêtres. La piste s'active beaucoup lors de la bataille finale du film, ajoutant beaucoup aux petits détails ambiophoniques que nous avons entendus durant le reste de la présentation.
Cette édition Blu-ray est tellement remplie de suppléments qu'il a fallu deux disques pour tout contenir. C'est bien beau, mais c'est pour cacher aussi une certaine faute... Un des suppléments est un mode "Commentaire Visuel" où des fenêtres apparaissent pour laisser voir des séquences derrière les caméras et la tête du réalisateur et autres artisans qui discutent du film. Ce mode ne requiert pas d'avoir un lecteur Blu-ray compatible avec le "Profile 1.1", donc cette piste visuelle n'est en fin de compte qu'une seconde séquence complète du film avec les fenêtres préenregistrées dessus. Donc, l'espace requis pour le film est double et cela explique le fait que nous ne pouvons pas activer cette piste-là quand nous le désirons.
Les autres suppléments, sur le second disque, sont les mêmes que sur la version DVD double du film, mais offerts en haute définition. Il y a d'abord une piste de commentaires où le réalisateur Chris Weitz décrit intelligemment de sa perception et de son utilisation du matériel original. C'est une piste très informative qui va peut-être vous donner le goût de lire les romans originaux. La revuette "The Adaptation of Writer/Director Chris Weitz" raconte à peu près la même chose, mais à l'étape de la préproduction. "The Novel: Author Philip Pullman and the Consequences of Curiosity" se veut un genre de félicitation pour l'auteur - moins pire que les revuettes de ce genre pour Tom Cruise. Après cela, ça commence à être plus intéressant avec les revuettes "Finding Lyra Belacqua: Introducing Dakota Blue Richards", "Daemons", "The Alethiometer: Creating the Truth Measure", "Production Design: The Emotional Fabric of a Parallel World", "Costumes", "Oxford: Lyra's Jordan", "Armoured Bears: The Panserbjørne of Svalbard", "Music" et "The Launch: Releasing the Film". Chacune dure en moyenne une quinzaine de minutes et va suffisamment en profondeur pour son sujet. Ensuite, il y a de nombreuses galeries de dessins et photos de production, y compris les Daemons et les affiches du film. Pour finir, il y a trois bandes-annonces qui contiennent quelques segments qui ne sont même pas dans le film. Une version "Director's Cut" en vue?
La suite du film, "The Subtle Knife", devait sortir sur les écrans en 2009, mais ce ne sera probablement pas le cas. New Line a gaffé sur plusieurs fronts lors du lancement du film, dont la vente des droits internationaux avant la sortie du film. Ils étaient sûrs d'avoir un grand succès domestique, mais n'ont récolté que 70 millions (ce qui ne couvre absolument pas les frais de production), alors que le film fut un succès international. La faute de l'absence d'une suite a été mise sur le dos des protestations religieuses sur sa source anti-religieuse, alors que dans réalité, c'est l'argent qui a parlé. Le second film est sur la glace... jusqu'à ce qu'un autre studio prenne la relève (la compagnie parente de Warner est maintenant propriétaire de New Line).
| Film | 8 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 9 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 10 |