J'adore les classiques en format Blu-ray, ça je vous l'ai déjà dit. Mais ce que j'adore par-dessus tout ce sont les beaux coffrets... pour les disques Blu-ray. Malgré tout les problèmes de logistique pour mettre ces coffrets dans nos tablettes, chacun a son coup de cœur. Dernièrement, j'ai reçu le coffret Blu-ray de "Gone With The Wind", un film que je n'avais jamais vu malgré que j'avais une copie dans ma collection DVD que j'avais trouvée à quelques dollars dans un grand magasin (acheté à travers une pile de DVD à rabais que je n'ai pas encore eu le temps de voir encore - ouch!). En déballant ce nouveau coffret, je ne pouvais me retenir de dire "Wow, que c'est donc beau, que c'est bien fait! Hey! C'est en velours!"... et ça continuait à toutes les choses que je sortais du coffret... et le coffret lui-même (qui est numéroté... donc en version limitée)! Il y a une reproduction du programme souvenir de 1939 de vingt pages, un livre de la production de quarante pages avec plein de photos et de notes de production, huit images promotionnelles en format 5x7 et un CD de huit pistes de la musique originale. Exclusif au coffret Blu-ray, nous retrouvons le documentaire "MGM: When The Lion Roars" en format DVD, le même dont je vous avais déjà parlé sur le site. Ils auraient dû mettre à la place le DVD du documentaire The Making of a Legend: Gone with the Wind (qui est présentement disponible séparément).
Passé l'emballage, je me suis mis au visionnement en m'attendant à un drame romantique, mais j'ai plutôt eu droit à une leçon d'histoire du sud américain, de courage et d'entêtement... et un peu de romance hors normes (entêtement je disais). "Gone With The Wind" m'a complètement déstabilisé dans mes attentes. Cette adaptation du roman de 1936 de Margaret Mitchell. Gerald O'Hara (Thomas Mitchell) et sa femme Ellen (Barbara O'Neil) vivent sur une grande plantation de coton appelée Tara dans la Géorgie rurale de 1861 en compagnie de leurs filles Suellen (Evelyn Keyes), Careen (Ann Rutherford) et Scarlett (Vivien Leigh). L'histoire du film tourne autour de cette dernière qui, malgré d'être courtisée par tous les bons partis du pays, n'a d'yeux que pour Ashley Wilkes (Leslie Howard) qui est cependant déjà promis à sa cousine Melanie Hamilton (Olivia de Havilland). Alors qu'elle sait que leurs fiançailles auront lieu durant un barbecue sur la plantation voisine de Twelve Oaks, Scarlett cherche à le séduire, mais c'est le regard de Rhett Butler (Clark Gable) qui se pause sur elle. Au même moment, la guerre de Sécession éclate, les hommes marient rapidement leur promise. Pour rendre ses soupirants jaloux, Scarlett épouse Charles Hamilton (Rand Brooks), le frère de Mélanie, mais elle le maltraite tout comme les gens de son entourage. Mais avec la guerre les mauvaises nouvelles s'empilent, en plus que les Confédérés perdent la guerre. La tête de pioche de Scarlett servira bien à la survie de Tara des mains de l'armée de l'Union et des carpetbaggers, tout en gardant sa famille en vie. Plusieurs événements, dont je vous laisse le soin de découvrir, vont toucher Scarlett et ses proches... tout ça pour en venir à la célèbre phase de Rhett: "Frankly, my dear, I don't give a damn" ("Franchement, ma chère, c'est le cadet de mes soucis")!
La leçon d'histoire ne s'arrête pas là. Parmi les suppléments de cet ensemble, nous retrouvons plusieurs revuettes parlant de l'époque couverte par le film ainsi que l'année 1939, malheureusement tous offerts en définition standard. Il y a un mélange de nouveautés et de revuettes/documentaires qui étaient déjà comprises sur des versions précédentes du film. Parmi les nouveautés, retrouvez le documentaire "1939: Hollywood's Greatest Year" qui passe en revue les films qui ont eu du succès durant l'année indiquée en compagnie de Kenneth Branagh, le documentaire "The Legend Lives On" où des historiens célèbrent les 70 ans du film ainsi que le téléfilm de 1980 "The Scarlett O'Hara War" à propos du choix du premier rôle du film.
Passons maintenant au matériel qui est paru sur d'autres versions maison du film. Il y a d'abord "The Making of a Legend" où nous pouvons apprendre la quantité de problèmes que le tournage a dû passer au travers ainsi que "Restoring a Legend" qui parle de la délicatesse mise en oeuvre pour améliorer la qualité de l'image du film qui avait certainement souffert toutes ces années. Ce dernier métrage aurait pu être mis à jour pour parler de la courante restauration Ultra-Resolution 8k que nous retrouvons sur ce disque! Cela est suivi par les documentaires "Gable: The King Remembered", "Vivien Leigh: Scarlett and Beyond" et "Melanie Remembers: Reflections by Olivia de Havilland" ainsi que la série de revuettes "The Supporting Players" qui rendent hommage aux différents intervenants du film. Des tas de petites revuettes viennent ensuite nous parler rapidement des sorties subséquentes du film en salle au cours des années, le Centenaire de la Guerre civile à Atlanta, l'historique américain derrière le film, un prologue pour expliquer cette histoire américaine aux gens de l'international, des versions étrangères de quelques séquences et bien d'autres.
Peu importe la technologie utilisée, il est impossible de cacher l'âge d'un film à 100% (spécialement lorsque le film montre une ouverture et un entracte!). Mis à part le retrait des égratignures et autres artefacts du négatif, aucune manipulation numérique n'a été appliquée au négatif. Cela retient le relief du négatif (le grain) et quelques manques de focus, rien qui n'était pas déjà dans la présentation originale. Numérisé en Ultra-Resolution 8k (huit fois la résolution dite haute définition) à partir des trois bandes de négatif Technicolor, le transfert nous propose une coloration très saturée (digne de la technologie de l'époque), des noirs très profonds, un contraste épatant et surtout un niveau de détail assez impressionnant qui fait passer les versions DVD précédentes à l'âge de pierre. Le ratio original de 1.37:1 a été conservé pour cette sortie et non la version 70mm Metrocolor toute charcutée. Merci! Offerte en Dolby TrueHD 5.1 sans perte, la piste sonore anglaise n'est pas très active et ça se comprend. Mais on nous propose une piste d'une clarté qui est probablement meilleure que l'original, car à cette époque il n'était pas rare d'entendre carrément un bruit de surface laissé à l'enregistrement par la tête de lecture. Ici, aucune distorsion, aucun crépitement, de la perfection, même avec l'ajout d'un tout petit peu d'effets ambiophoniques. Les puristes apprécieront l'inclusion de la piste mono d'origine (proposée dans la section des suppléments!) quoique la version ambiophonique respecte l'intégrité de l'original et ses défauts.
Alors que certains diraient "Fiddle dee dee" devant ce coffret, moi je trouve cela très excitant! Pour certains films, je trouve ça de trop, mais pour un classique qui a au-delà de 70 ans, ça vaut certainement la peine, surtout avec un look extravagant (tout comme le film) comme ça.
| Film | 8 |
| Présentation | 9 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |