Gran Torino [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Clint Eastwood
Année:
Classification: 14A
Durée: 116 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p (VC-1)
Langue: Anglais (TrueHD51, DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51), Portugais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Portugais
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 2 (BD-50 + DVD-5)
Code barres (CUP): 883929066483

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
12 juin 2009

Clint Eastwood est un acteur que j'apprécie bien aujourd'hui. Vous m'auriez demandé mon avis sur lui il y a plusieurs années et je vous aurais probablement trouvé bien drôle de me parler de cette monture de films westerns. J'ai appris à le connaître dernièrement avec des films tels que Bridges Of Madison County et ses réalisations avec Changeling, Flags Of Our Fathers et Letter From Iwo Jima et bien d'autres, car je n'ai pas encore fini de passer à travers ses films... même ces fameux spaghetti westerns. Cependant, je viens de terminer le visionnement d'un métrage dans le calibre du meilleur que j'ai vu dans les derniers mois: "Gran Torino".

Pourtant, l'histoire de ce film est certainement simple. Un homme vient de perdre sa femme, se fait envahir par la famille "qui veut son bien", un curé insistant qui vient au nom de sa femme et déteste avoir des asiatiques comme voisins... des Hmongs lui dit-on. Walt Kowalski (Clint Eastwood), vétéran de la Guerre de Corée, est rongé par une rage, celle de voir son quartier si changé, son insatisfaction face à son existence. Seule sa chienne Daisy semble le comprendre. Un soir, il surprend un Asiatique en train de dérober sa Gran Torino Sport 1972, une voiture qu'il a aidé à fabriquer lorsqu'il travaillait pour Ford. Le lendemain, Thao Vang Lor (Bee Vang) vient lui faire des excuses, forcé par sa sœur Sue (Ahney Her). Quelques jours plus tard, Walt voit Sue se faire achaler par trois grands noirs, mais Sur ne fait que s'attirer des ennuis avec sa langue pointue. Walt la sauve au canon de son révolver Colt 1911 et sur le chemin du retour elle lui explique la culture Hmong. Le lendemain, la famille de Thao demande à Walt de lui faire payer sa dette en travaillant pour lui pour une semaine. Au cours des jours, il développe une relation avec ce garçon qui est différent de ce qu'il imaginait de la la jeunesse d'aujourd'hui. Cette relation ira beaucoup plus loin qu'il aurait cru.

Fantastique! Époustouflant! Je veux le revisionner de nouveau! Ce sont les petits moments qui rendent ce film très agréable, très mémorable. La grand-mère de Thao (Chee Thao) qui dit des bêtises à Walt dans sa langue natale, sa chienne qui lui fait signe de ne pas fumer dans la maison, les visites chez le barbier Martin (John Carroll Lynch), les confrontations de Walt, le nouveau parlé d'homme de Thao et bien d'autres. J'aurais même réécouté le film au complet avec une piste de commentaires, mais Eastwood n'est pas à ce rendez-vous sur le ce disque. Nous avons plutôt les revuettes "Manning the Wheel" et "Gran Torino: More Than a Car", la première où les artisans du film se souvient de leurs première voiture tout en décrivant l'émotion s'y rattachant et de l'amour des hommes pour les "chars". La seconde nous donne le même genre de commentaires, mais par des gens dans une exposition de voitures. Exclusif au format Blu-ray, nous retrouvons une troisième revuette nommée "The Eastwood Way" qui est à propos des étapes de production, y compris d'intéressantes séquences d'audition avec les acteurs Hmong. Il y a aussi une copie numérique du film qui est totalement inutile si vous n'avez d'appareil média portatif.

L'image du film sur ce disque Blu-ray est très léchée, sans aucun signe de faiblesse, ni dans les belles couleurs à la fois chaudes et intimidantes - tirant légèrement sur le vert - ni dans les détails qui sont certainement croustillants, mais pas autant que je l'aurais désiré. Pour un film tourné sur négatif, j'ai trouvé que le grain était assez timide (souvent signe d'un tramage numérique). La caméra fait en sorte de nous montrer le plus de détail possible de la maison de Walt dont la galerie devient presque un personnage. La profondeur des teintes noires va au-delà de ce que j'aurais espéré, spécialement dans les séquences de nuit, sans toutefois assombrir l'image. Nous n'avons pas l'effet tridimensionnel que la majorité des superproductions nous donnent, mais ici c'est appréciable que ça soit comme ça, car ça donne une touche naturelle au métrage. La piste sonore Dolby TrueHD 5.1 anglaise n'est pas très ambiophonique et plutôt dirigée vers l'avant. Il faut dire qu'à part les bruits de coups de feu, le film se positionne plus au niveau du dialogue qui est très clair. Cependant, le BBQ des Hmong auquel Walt est invité nous fait croire être la pièce avec tous ces gens (ils doivent être une centaine dans la maison disait Walt). Il y a aussi cette intéressante musique, composée par la collaboration de Clint Eastwood, Jamie Cullum, Kyle Eastwood et Michael Stevens, qui résonne dans les arrières.

Clint Eastwood a dit dans plusieurs interviews que ce film serait probablement sa dernière présence devant la caméra, ce qui est un peu dommage, car j'ai absolument adoré! C'est un peu le retour d'un Dirty Harry à la retraite, mais beaucoup plus intelligent dans ses propos.


Cotes

Film9
Présentation5
Suppléments5
Vidéo9
Audio7