Peu après la sortie du grandiose Shawshank Redemption, il a été dit que Frank Darabont n'en resterait pas là et qu'il allait récidiver avec une autre adaptation d'un roman de Stephen King se passant dans le milieu carcéral. Ce qui a été dit, a été fait et cinq ans plus tard, la grosse machine cinématographie nous arrivait avec "The Green Mile", avec à son bord un de mes acteurs chouchou, Tom Hanks. Beaucoup de romans de King ont été portés au grand écran, certains à merveille (Misery, The Shining, Cujo) tandis que d'autres n'auraient jamais dû sortir d'entre ses couvertures (The Mist, Dreamcatcher). Le premier de Darabont a rejoint les merveilles, est-ce que le second le suivra?
On se retrouve dans le couloir de la mort d'un pénitencier de Louisiane. Paul Edgecomb (Tom Hanks) est un agent correctionnel qui tente de garder un peu de civilité dans cet endroit hostile et essaie de côtoyer ses détenus avec le plus de respect possible. Un de ces jours, un nouveau détenu fait son entrée dans le couloir de la mort, un gaillard de plus de sept pieds de haut répondant au nom de John Coffey (Michael Clarke Duncan) est envoyé à la mort pour le meurtre de deux petites filles. Même avec ses allures de monstres, Paul ne croit pas aux allégations de crime qui pèsent sur cet homme. Coffey, un homme timide, simple d'esprit et qui a peur du noir, il a plus le profile d'un gros ours en peluche que d'un tueur sanguinaire. Il attire tout de suite la sympathie d'Edgecomb. Coffey a également reçu un don de Dieu et il le démontre en soignant la maladie de Paul, en ramenant à la vie la petite souris d'un codétenu, Delacroix et en enlevant la tumeur au cerveau de Melinda, la femme d'un des gardiens. Malgré tous les efforts de Paul, l'atmosphère reste tendue dans le pénitencier à cause de la présence du gardien Percy Wetmore, qui ne vit que pour voir des criminels mourir, et ce, même si le doute plane encore sur la culpabilité des détenus.
Warner nous présente ce Blu-ray dans leur série de coffrets-livre (digibook). Donc, avec la forme d'un livre, on retrouve le disque accompagné d'un magnifique livret qui nous présente les artisans du film et les acteurs principaux. De grandiose images, tirées du long-métrage, sont également dans le livret. Malheureusement pour nous, autant les studios se sont forcés pour nous offrir un beau boitier, autant ils ont bâclé le menu du disque. Le film démarre automatiquement et quand on appuie sur la touche menu, on nous montre la page pour le choix des suppléments. Rassurez-vous tout de suite, c'est à peu près le seul point négatif du produit. Le transfert vidéo qui nous est offert répond amplement à nos attentes. Les couleurs sont chaudes et réconfortantes et le ton vieillot du film n'est que rehaussé. Il y a certes quelques imperfections, mais elles ne viennent en aucun cas gâcher le visionnement. Si quelqu'un hésitait à passer à la version haute définition, car il possède déjà la version DVD, après avoir visionné le début du film, je me débarrassais de ma vieille version. Adieu snap-case laid contenant un DVD réversible. Du côté sonore, sans être une piste hallucinante avec des effets spéciaux à l'emporte-pièce, la piste nous offre un travail minutieux, qui nous fait entendre même le murmure des détenus. Tous les détails subtils, comme les pas de la petite souris, nous sont transmis dans le plus grand réalisme. Les scènes de chaise électrique, avec tout son lot de bruit, nous donnent l'impression d'assister à la mise à mort, il ne manque que l'odeur du cochon grillé.
Ceux qui possédaient comme moi la version snap-case, vous verrez ici une nette amélioration coté suppléments. Par contre, ceux qui possèdent l'édition spéciale, il n'y a rien de nouveau. On retrouve dans l'intégralité les suppléments que l'on avait sur DVD. Tout d'abord, la piste de commentaires de la part du réalisateur nous apporte dans une conversation sans relâche tout au long des trois heures du film. Passant des aspects techniques aux commentaires plus personnels, Darabont se livre littéralement sur cette piste. Le premier segment, "Walking the Mile: The Making of The Green Mile", nous offre un documentaire sur la production combinant entretien avec les principaux artisans et scènes de tournage. Le seul défaut de celui-ci est qu'il se fait éclipser par le prochain segment. "Miracles and Mystery: Creating The Green Mile" est un documentaire en six parties d'une durée de près de deux heures qui relate la création complète du film. Je conseille à tous, si vous avez le courage, d'écouter ce supplément tout de suite après le visionnement du film. Les six parties nous font traverser les étapes de création, en partant du style d'écriture de King, du travail de Daramont pour adapter cette histoire au cinéma, en passant par le choix de la distribution, de la création des décors et des effets spéciaux, sans oublier l'entrainement des souris qui jouent un grand rôle dans l'histoire. On peut aussi voir deux scènes supprimées, l'audition de Duncan, les essais de maquillage d'Hanks pour qu'il joue également le rôle du vieux Edgecomb ainsi que trois différentes bandes-annonces du film.
Au final, "The Green Mile" vient rejoindre sans prétention le groupe d'adaptation réussie de romans de Stephen King. Personne ne peut rester indifférent face à John Coffey et à Paul Edgecomb, qui sont joués à la perfection par deux grands d'Hollywood, Michael Clarke Duncan et Tom Hanks. À tous ceux qui ont la version DVD, comme je vous l'ai dit plutôt, le passage à la haute définition en vaut la peine et vous ne serez pas déçus, d'autant plus que son prix tourne aux alentours de vingt dollars, une aubaine selon moi.
| Film | 9 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |