Immortal [Blu-ray]
First Look Home Entertainment

Réalisateur: Enki Bilal
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 102 minutes
Ratio: 1.85:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (TrueHD51)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-25)

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
28 novembre 2008

Il y a quelques années, un film français - tourné en anglais - nommé "Immortel Ad Vitam" (traduit par "Immortal" en anglais) est passé généralement sous les radars cinématographiques en Amérique du Nord à part quelques versions DVD ici et là. Ceux qui connaissaient la La trilogie Nikopol (La Foire aux immortels, La Femme piège et Froid équateur) de roman graphique d'Enki Bilal étaient enchantés du projet. Le métrage était un des premiers films, avec Sky Captain and the World of Tomorrow (de Kerry Conran), Sin City (de Robert Rodriguez) et Casshern (de Kazuaki Kiriya), à être tourné complètement devant écran bleu et vert, où les décors ont été ajoutés à la post production, une technique utilisée dans les jeux vidéo et les séries télévisées depuis bien des années. Les décors numériques étaient tout à fait parfaits, mais redoublent maintenant dans ce sens au niveau du détail avec cette nouvelle version Blu-ray qui nous est offerte par First Look Studios. Cela ne change pas, comme dans tous films de ce genre que j'ai vus jusqu'à maintenant, que les acteurs ne semblent pas trop savoir quoi faire et ne sont pas aussi bons qu'à leur habitude. De plus, la haute définition amplifie le look "jeux vidéo" des personnages numériques du film (certains complètement numériques et d'autre qui sont de vrais acteurs repeints numériquement en rotoscopie).

"Immortel Ad Vitam" nous amène en 2095 dans un New York (contrairement à Paris dans le livre) très différent de ce qu'il est aujourd'hui. Tout est gris, les voitures volent et les édifices sont de plus en plus hauts et étranges (même l'un d'entre eux ressemble à un chat tombé sur le dos). Dans le décor, il y a aussi Eugenics, une firme médicale sans scrupule qui se spécialise (et monopole) dans la transplantation d'organes clonés et synthétiques. Cette firme a une plus grande influence sur la société que le gouvernement lui-même. Un matin, une étrange pyramide apparaît dans le ciel et les policiers stupéfaits ne peuvent rien y faire. Ce que les humains ne savent pas, c'est qu'à l'intérieur les dieux de l'ancienne Égypte ont condamné à mort Horus, dieu du ciel, et lui donnent sept jours pour visiter la Terre pour une dernière fois.

Horus a ses yeux sur une femme aux cheveux bleus, Jill Bioskop (Linda Hardy), qu'il veut enfanter pour conserver son immortalité. Pour ce faire, il doit prendre le corps d'un humain compatible, mais les humains de 2095, avec leurs modifications génétiques et leurs composants artificiels sont loin de lui offrir un vaisseau de qualité. Voilà qu'entre en jeu Alcide Nikopol (Thomas Kretschmann), un prisonnier politique en cryoconservation depuis trente ans parce qu'il en savait un peu trop sur l'apartheid new-yorkais. Pour sa part, Jill n'est pas très humaine et a des pouvoirs spéciaux, mais ne sait très bien d'où elle vient. Selon le docteur Elma Turner (Charlotte Rampling), qui travaille pour Eugenics, les étranges pilules qu'elle consomme en grande quantité lui font oublier son passé et réorganise ses organes internes pour ressembler de plus en plus aux humains. Tout cela est relié à quelque chose de plus grand. Pendant ce temps, un tueur en série non humain se promène dans les rues de New York au désespoir de la police et des politiciens.

Je me souviens que le DVD était particulièrement bien fait, mais que la profondeur des images se buttait à la résolution maximale du DVD. Maintenant, l'horizon des scènes numériques est presque aussi détaillé que ce qui se trouve au premier plan. L'univers aux couleurs grises sales du film est bien reporté. Certainement un bel exemple de ce que le format Blu-ray peut faire. Une autre chose qui me causait du trouble dans la version en définition standard était l'accentuation des contours entre la photographie du film et l'imagerie numérique. Dans cette nouvelle édition Blu-ray, la transition se fait sans faille, ce qui augmente l'appréciation de la composition... si ce n'était pas des personnages complètement numériques qui viennent nous rappeler que tout ce que nous voyons est du faux. La piste sonore originale en langue anglaise renaît également en haute définition de façon splendide. La musique mystérieuse et surréelle de Ralph Rainger et Goran Vejvoda offre un bon mixage ambiophonique mélangé à quelques effets d'environnement, spécialement durant les scènes "extérieures". Le menu est simple, à peu de choses le même en version complète ou popup.

Comme suppléments, nous retrouvons le même contenu que la version DVD, soit d'abord un documentaire sur la production où l'on parle de l'équipe mise en place, suivi d'un second documentaire se concentrant plus particulièrement sur les effets visuels. Vous serez heureux de savoir que tout nous est offert en français, quoiqu'avec le tas d'anglicismes nous puissions hésiter à parler de français. Ces deux documentaires très répétitifs l'un de l'autre ne sont offerts qu'en définition DVD standard. Il y a pour compléter une série de bandes-annonces de films tout aussi intéressants les uns que les autres récemment parus sur DVD/Blu-ray chez First Look. (je dois absolument me procurer quelques-uns de ces films!).

"Immortal" nous est une belle expérience cinématographique, spécialement si vous êtes un amateur de science-fiction de choses étranges sans réponses. À l'origine, ce film m'avait attiré par sa ressemblance avec The Fifth Element dans sa bande-annonce originale, mais nous sommes bien loin de cela alors que l'action se résume à une chasse en voiture et que le déroulement du reste du film est plutôt très lent. Cette nouvelle mouture haute définition est absolument délicieuse et certainement une recommandation si vous n'avez jamais mis un œil sur cette production.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments6
Vidéo9
Audio8