Ça commence bien... Je n'ai même pas encore visionné ce film que déjà près de dix personnes m'ont dit qu'il était ennuyeux. La seule autre chose que je connaissais du film avant son visionnement c'est qu'il est celui où, durant le tournage, le nouveau James Bond, Daniel Craig, apprenait l'obtention des chaussures de Pierce Brosnan. Ah oui, Nicole Kidman est la vedette du film. Pas vraiment beaucoup pour nous encourager à le regarder. Après un visionnement auquel je m'attendais au pire, je ressors tout à fait satisfait. Peut-être que les gens qui m'en ont parlé se basaient sur du matériel passé du même sujet que je ne connais pas. Effectivement, ce film est le troisième remake du film "Invasion of the Body Snatchers" (1956, 1978 et 1993) qui est lui-même basé sur le roman de Jack Finney, The Body Snatchers, aucun ouvrage que j'ai vu à ce jour... évidemment, n'aimant pas les films d'horreur, je ne suis pas vraiment attiré vers ce genre de film.
Mais "The Invasion" se veut plutôt un film de science-fiction qu'un film d'horreur, car il n'y a pas grand chose à faire peur. Peut-être que ceux qui n'ont justement pas aimé le film voulaient du "gore", mais il n'y a rien de cela ici. On joue avec le côté psychologique des spectateurs. L'histoire débute avec une navette spatiale qui s'écrase sur Terre, rappelant étrangement la désintégration de la navette Columbia (je suis pas mal certain que ce sont les mêmes images), à un petit détail près: il y a des organismes vivants après chaque morceau recouvré. Nous nous retrouvons ensuite chez une psychologue de Washington, Carol Bennell (Nicole Kidman), reçoit une patiente (Veronica Cartwright) qui dit que "son mari n'est plus son mari". Automatiquement, elle augmente la médication de sa patiente (c'est certain qu'elle est folle!). Cependant, elle commence à trouver que les gens autour d'elle agissent bizarrement. C'est en compagnie de son petit copain, Ben Driscoll (Daniel Craig), qu'elle fait la découverte de la spore. Après analyse, le docteur Stephen Galeano (Jeffrey Wright) leur apprend que cette chose convertit l'ADN des gens au moment de leur sommeil. En allant chercher son fils Oliver (Jackson Bond) chez son ex-mari (Jeremy Northam), elle se fait prendre dans un recoin où elle se fait infecter. Elle part à la recherche de son fils, son copain et surtout le docteur afin de trouver un remède à la situation. En attendant, elle ne doit pas montre d'émotion, ne faire confiance à personne et surtout ne pas s'endormir.
Comme la majorité des films récents disponibles sur disque Blu-ray, l'image, très détaillée, est très nette et ses couleurs sont très vivantes. Des couleurs très saturées au début du film deviennent de plus en plus grises, plus froides, au long du film, un choix du réalisateur pour nous montrer la vision de personnage de plus en plus terne. Il n'y a pas d'artefact numérique à l'horizon, ce qui est grandement apprécié. Warner nous gâte cette fois-ci avec une de ses rares pistes sonores Dolby TrueHD et vous permet même de comparer avec la piste Dolby Digital 5.1, ce que j'ai rapidement fait! Plus englobant, j'ai certainement préféré le premier de ces deux choix. La première moitié du film fait beaucoup plus utilisation de l'ambiophonie avec des sons de tous les jours, alors que la seconde partie devient plus agressive avec l'action de la fuite de Bennell vers un lieu sûr. Comme tous les disque haute définition de Warner, le menu est à peu chose optionnel. Le film démarre dès l'insertion et le menu ne sert qu'à illustrer les pistes sonores et les divers suppléments.
Les suppléments de ce disque sont très légers en quantité et en durée (moins de dix minutes au total). Le plus long supplément est cette revuette nommée "We've Been Snatched Before: Invasion in Media History" qui fait un résumé sur la peur bactériologique amenée par les média. Un peu plus rapport au film nous retrouvons les très courtes revuettes "The Invasion: A New Story", "The Invasion: On the Set" et "The Invasion: Snatched" qui généralisent l'origine de l'histoire, les plateaux de tournage et l'opinion des divers artisans. Je trouve très bien d'avoir quelques extraits de la conférence de presse donnée pour annoncer le film. Ces trois revuettes auraient bien pu en former une seule, puisque presque toutes les mêmes scènes y sont présentées. Ces revuettes ne font pas figure des différences d'opinion entre le réalisateur Oliver Hirschbiegel et le producteur Joel Silver qui ont forcé le retournage de certaines séquences. Peut-être il y aura une version "Director's Cut" dans quelques années!
Ce premier film en langue anglaise du réalisateur Oliver Hirschbiegel (réalisateur de The Downfall et The Experiment) n'est pas si pire que ce que l'on dit ici et là, particulièrement si nous n'avons pas vu les films originaux et que nos attentes sont bien bases. Nicole Kidman nous donne assez de suspense pour ne pas nous endormir et risquer d'être pris d'assaut par une bactérie extra-terrestre.
| Film | 6 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |