La promotion autour de "Jennifer's Body" fut trop injustement centrée sur la présence de la plantureuse Megan Fox dans le rôle-titre. La jeune actrice a peut-être fait tomber le cœur de bien des hommes depuis son apparition dans le premier Transformers, mais tout le mérite du film revient au scénario écrit par Diablo Cody. Bien que n'étant pas du calibre de Juno (qui lui a valu un Oscar en 2007, rappelons-le), le deuxième scénario signé par Cody offre un mélange rafraîchissant d'horreur et de comédie qui ne tardera certainement pas à atteindre un statut culte chez les adolescents.
Needy Lesnicky et Jennfier Check sont amies depuis le bac à sable. En grandissant, elles ont pris des chemins différents. Pour Needy, ce sont les études et son petit copain qui passent d'abord, tandis que Jennifer préfère faire la fête et courir les garçons. Le jour où une force démoniaque mystérieuse s'emparera du corps de Jennifer, ce sera au tour de Needy d'essayer de mettre fin à la malédiction qui plane sur sa meilleure amie.
Les dialogues radicaux, les jeux de mots réfléchis et les personnages hauts en couleurs qui ont fait le succès de Juno sont de retour dans "Jennifer's Body". Ce sont ces éléments qui différentient le long-métrage des autres (nombreux) films d'horreur pour adolescents qui sortent en salle de nos jours. Certains pourront y voir un hommage au style "grindhouse", d'autres un commentaire sur l'émancipation de la sexualité de la femme. Dans l'un ou l'autre des cas, "Jennifer's Body" reste un divertissement de haute qualité qui combine horreur et satire de façon jamais rarement égalée.
La majorité des détracteurs du film lors de sa sortie se plaignait de la performance de Megan Fox. Disons que son rôle n'a simplement pas la complexité émotionnelle requise pour qu'elle puisse démontrer l'intégral de ses talents d'actrice. La véritable perle, ici, c'est Amanda Seyfriend qui interprète le maladroit personnage qu'est Needy de façon adorable. Elle est définitivement une étoile montante à surveiller dans les mois qui suivront.
La pochette présente une Jennifer aux allures vampiriques qui porte la mention "Unrated" ensanglantée sur son corps. Le menu principal est présenté comme un scrapbook de l'Enfer, faisant succéder des photos des personnages sur l'une des chansons du film. Génial.
Le long-métrage est magnifiquement rendu en format Blu-ray. Les couleurs sont variées et vives, et le grain est pratiquement absent de l'image (hormis lors de la scène finale, où il est faiblement perceptible). La définition étant très haute, les tons de peaux et les nombreux détails sont très impressionnants. La bande-sonore punk agressive est rendue à merveille avec la piste audio DTS-HD, et les effets sanglants en sont que plus dégoûtants.
Cette édition Blu-ray de "Jennifer's Body" abonde en suppléments, à commencer par les deux pistes de commentaires, la première par la réalisatrice Karyn Kusama et la scénariste Diablo Cody, suivie par la seconde par Kusama seulement. Bien qu'intéressantes, ces deux pistes se ressemblent fortement au niveau du contenu. La pièce de résistance est la revuette "Life After Film School" qui présente Cody offrant ses conseils aux apprentis scénaristes. Instructif et inspirant. Ajoutons à cela un bêtisier, quelques hilarantes scènes supprimées et un montage intitulé "Megan Fox Is Hot". Il y a définitivement quelque chose à se mettre sous la dent.
| Film | 9 |
| Présentation | 9 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 9 |