Dans cette mer de DVD/Blu-ray de démonstration, arrive le premier né de ThirdPlanet, une compagnie basée à Seattle. Ils se sont associés à un réalisateur du nom de Jan Nickman pour produire un 45 minutes de visuels du Sud-ouest américain sous la musique originale de David Lanz, la flûte de Gary Stroutsos, la narration modérée de Linda Hunt et les quelques pas de danse de Caroline Richardson (anciennement du National Ballet of Canada).
La question proposée par les images est celle des rares endroits intouchés par l'homme, presque un thème environnemental qui nous montre des temples qui ne doivent pas être détruits. Je ne connais pas assez cette région pour mettre des noms sur les endroits, mais cela n'empêche pas de profiter de leur majesté. Déserts de pierres et de sables blancs, des cascades d'eau au travers des rochers asséchés (piste sonore naturelle en boni), des levers de soleil, des dessins du passé et toute sorte d'architecture naturellement sculptée dans la roche, sont accompagnés d'une musique à la fois entraînante et calmante.
C'est beau, mais le visuel technique laisse à désirer, très à désirer. D'abord, il n'y a pas de son en haute définition, ce qui est dommage pour un tel programme où la musique et les mots sont si importants. La piste DTS est intéressante, mais fait très peu accès aux arrières dans son ambiophonie. Mais ce qui est encore plus fâchant de cette sortie haute définition, c'est l'image. Pourtant, on devrait s'attendre qu'au meilleur. L'image, qui n'est offerte qu'en 720p au lieu de l'habituel 1080p (peut-être leur caméra ne possédait que ce mode), est épouvantablement mauvaise. Il y a un constant brouillage dans les couleurs plus sombres qui ressemble plus à un artefact à une compression avec perte qui n'a pas assez d'images clés pour fournir une image plus constante. Les couleurs plus claires sont moins affectées par le problème. Puis après, il y a cette posterisation qui apparaît à toutes les fondues et dans les levers de soleil. Nous pourrions croire que cela est produit par un débit numérique trop bas, mais avec un écoulement de 29 Mbps, ça devrait être amplement suffisant avec le codec AVC. C'est à ne rien y comprendre.
Il y a quelques suppléments, dont un mode de répétition automatique du programme et des interviews avec quelques-uns des artisans du film. Il y a aussi deux bandes-annonces, dont celle de leur prochaine sortie qui comporte aussi les mêmes artefacts de compression, ce qui est malheureux lorsque nous voyons ces belles images à venir (j'ai même fait des retours en arrière pour revoir quelques-unes de ces séquences). Pour continuer dans le thème environnemental, la pochette du disque est en carton recyclé et recyclable.
"Living Temples" est le premier disque Blu-ray de la compagnie ThirdPlanet, un premier disque qui aurait dû être mieux préparé techniquement pour intéresser les gens à se procurer les produits qui suivront cette sortie. Les consommateurs qui investissent dans cette nouvelle technologie ne s'attendent qu'au meilleur de la haute définition, et ce produit n'offre pas ça, même pas à un niveau acceptable. De plus, le communiqué de presse appelle ça "groundbreaking" (dans le sens de désastreux tremblement de terre?).
| Film | 5 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 1 |
| Audio | 4 |