Max Fleischer's Gulliver's Travels [Blu-ray]
Koch Entertainment / E1 Entertainment / North Hampton Partners LTD.

Réalisateur: Dave Fleischer
Année: 1939
Classification: NR
Durée: 77 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (MEPG-2)
Langue: Anglais (DD51, DDST, Mono)
Sous-titres:
Nombre de chapitres: 10
Nombre de disques: 1 (BD-25)
Code barres (CUP): 741952666097

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
24 mars 2009

Tout le monde connaît les Voyages de Gulliver (en anglais "Gulliver's Travels")? Il y a eu des séries télévisées, des dessins animés, en plus de multiples traductions du livre (même sur le Projet Gutenberg en français), bien plus que ce qu'aurait espéré le Britannique Jonathan Swift quand il a écrit cette histoire en 1721! Les amateurs d'animation antique connaissent bien les frères Fleischer qui ont créé des films d'animation avec son à partir de 1925, bien avant Walt Disney et sa souris mystique. Aujourd'hui, ces artistes se retrouvent sur la technologie Blu-ray avec le film d'animation des Fleischer à propos de l'histoire de Swift.

Avec l'apparition des longs-métrages animés, le petit studio voulait faire comme les grands. Cela a pris près de deux ans aux deux frères pour produire "Gulliver's Travels" sans obtenir de succès espéré. Le film n'aborde que le premier des quatre voyages de Gulliver, celui où il rencontre les Lilliputiens. L'animation est parsemée d'exagérations humoristiques, loin du "photoréalisme" Disney. Mais l'histoire, ou plutôt l'interprétation de l'histoire par les frères Fleischer, m'a vraiment ennuyée. Les personnages ne sont pas intéressants et n'ont presque pas de personnalité à laquelle s'attacher. Je suis agréablement surpris de la qualité de l'animation, quoiqu'il est évident que le travail des personnages n'a pas été exécuté par les mêmes personnes. Les Lilliputiens sont avec beaucoup de détail (presque trop comparé au reste), Gulliver semble être en grossiers traits d'aquarelle (en plus d'être rotoscopié), la princesse est d'un trait de crayon trop adouci et les petits oiseaux semblent sortir tout droit de chez Disney. Pas très homogène. Nous sommes très loin de Snow White and the Seven Dwarfs qui avait été lancé deux ans plu tôt.

Quand nous entendons parler de haute définition, nous nous croyons assurés d'avoir le meilleur produit possible. Hé bien c'est la seconde fois que je tombe en bas de ma chaise devant une si grande déception envers un produit, le premier étant ce montage rappelant les plus mauvais Blu-ray nommé Living Temples. Ce titre m'a déçu par la quantité industrielle d'artéfacts de compression, toute la palette était là! Cette édition Blu-ray de "Gulliver's Travels" a au contraire une quantité d'artefacts moindre malgré son transfert MPEG-2. L'image est très belle pour un film de cet âge, nous pourrions dire que c'est un essai récent. Évidemment, les petites voix criardes et l'animation pas énormément léchée nous donnent des indices sur son époque. Ce qui m'enrage dans ce cas si, c'est la coupure du film pour le faire entrer dans un ratio rectangulaire. N'oubliez pas que ce film date d'une époque où le panoramique n'était pas encore là. On a coupé le bas et le haut de l'image carrée pour faire en faire du "plein écran panoramique". Sacrilège! Le bout de la marde, c'est que l'on essai dans un texte en encart de nous faire croire qu'on nous donne plus de d'image. Ben voyons donc! C'est ridiculement évident à la fin du film lorsque l'image monte de haut en bas pour montrer le logo de Paramount au complet. Dites-moi pas qu'il va y avoir une chicane sur le traitement des films de ratio académie (1.33:1 / 4:3 / carré) sur Blu-ray comme il y a eu pour l'anamorphique / plein écran sur DVD?!

Reste que cela ne devrait pas vous éloignés du film si vous aimez l'antiquité de l'animation, de plus qu'il y a des suppléments quelque peu intéressants. Il y a un court documentaire nommé "The Making of a Cartoon" qui explique ce que nous savons déjà de l'animation (merci au Merveilleux Monde de Disney) ainsi que deux courts-métrages d'animation mettant en vedette Gaby, le souffre-douleur que nous retrouvons dans le film.

On nous propose avec ce disque un effort de restauration qui s'est montré au niveau, mais la décision de retrancher l'image est tout simplement écoeurante. Restaurer un film n'est pas suffisant, car le but ultime est la préservation du travail des auteurs pour les générations à venir, tel que créé, même si pas au ratio désiré.


Cotes

Film4
Présentation5
Suppléments4
Vidéo2
Audio5