Omega Man [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Boris Sagal
Année: 1971
Classification: 14A
Durée: 98 minutes
Ratio: 2.40:1
Codec: 1080p / VC-1
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono), Allemand (Mono), Italien (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Italien, Allemand, Portugais, Coréen, Néerlandais, Suédois, Norvégien, Danois, Finlandais, Slovène
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-25)

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
5 décembre 2007

"The Omega Man" est un remake du film The Last Man On Earth (d'Ubaldo Ragona mettant en vedette Vincent Price et Franca Bettoia) qui va être lui-même modernisé sur grand écran par le nouveau film mettant en vedette Will Smith I Am Legend, le tout tiré du roman de fiction de Richard Matheson écrit en 1954.

L'histoire du film se situe en 1977, deux ans après une guerre bactériologique entre deux grandes puissances (pas les États-Unis!) qui a semé la mort autour du globe. Nous y retrouvons Robert Neville (Charlton Heston) qui semble être le seul homme encore en vie. Il a la ville de Los Angeles à lui tout seul, du moins, pendant la journée. Le soir, il se barricade dans son appartement en ville afin de résister à "La Famille", un regroupement d'humains qui ont muté suite à leur exposition au virus. Neville est immunisé de ce terrible fléau, car il travaillait en mars 1975 en tant que scientifique militaire sur un vaccin contre des maladies mortelles et s'est injecté un produit expérimental lors des premiers symptômes.

"La Famille" est menée par Matthias (Anthony Zerbe), un ancien journaliste télévisé, qui raconte à ses suivants que la technologie est responsable de la maladie et qu'ils doivent s'en éloigner. Ils vivent à la façon médiévale, détruisant tout ce qui leur rappelle leur ancienne vie, Neville étant le dernier représentant de ce monde moderne. Contrairement au roman original où l'on avait affaire à des vampires, "La Famille" du film de Boris Sagal nous présente des gens qui sont irradiés, albinos, sensibles à la lumière, psychotiques et qui résistent pour une raison inconnue à la mort. Ils attaquent Neville de nuit et celui-ci recherche leur quartier général durant le jour afin de les éliminer.

Jusque-là, le film est bien ordinaire, si ce n'est des séquences de jour qui servent de sermon à notre consommation. C'est dans la seconde partie que l'action, si on peut dire, débute. Neville rencontre tout par hasard une autre personne en pleine journée. Une femme nommée Lisa (Rosalind Cash) se trouve dans le même magasin où il avait décidé de faire ses emplettes. Encore plus étrange de la rencontrer deux ans après les événements mortels, c'est de retrouver dans une maison de campagne plusieurs jeunes enfants qui sont en toute vraisemblance immunisés. Les plus vieux du groupe sont cependant en train de devenir à leur tour des "zombies", y compris Lisa.

C'est un film intéressant par moments, qui va inciter le spectateur à des visionnements subséquents pour la foule de petits détails visuels qui s'y retrouve (et je ne parle même pas de la haute définition encore). Après ma première audition, je n'étais pas vraiment excité par l'histoire, mais après quelques réflexions sur le sujet, j'ai bien envie d'y retourner pour quelques séquences que j'ai trouvées bien intéressantes. C'est bien certain que des éléments de ce métrage sont risibles aujourd'hui, après avoir passé au travers de plusieurs genres de fiction et d'horreur au cinéma. C'est une carte postale de la désolation que pourrait être un monde des années 70 avec des "zombies afro".

Que vous choisissiez le format HD-DVD ou, comme moi, le Blu-ray, ce film sera identique en tout point, que cela soit du côté technique ou au niveau du contenu. Retrammé numériquement en 2003 pour une sortie sur DVD, la bande maîtresse restaurée offre des couleurs aussi vibrantes que la pellicule des années 70 au procédé Technicolor le permettait ainsi qu'un minimum de particules de poussière, de grain et d'artefact de compression. Un beau travail de la part de Warner. La haute résolution permet de voir quelques défauts de production, par exemple dans les séquences du début où Neville est supposé d'être seul, nous pouvons voir des employés dans les fenêtres des tours à bureau! La piste sonore, originalement enregistrée en format monophonique, tombe assez à plat à partir du haut-parleur central de votre chaîne audio. Aussi bien visionner le film directement sur le haut-parleur interne du téléviseur. Un remixage stéréo aurait peut-être été intéressant. Au moins, la qualité de la piste sonore, dans toute sa monotonie, est excellente, peu importe la langue choisie parmi les items d'une longue liste. Faites un tour vers le menu des langues et sous-titres pour y voir l'impressionnante sélection qui vous est offerte. Ce n'est pas des blagues, le menu prend plus de la moitié de l'espace de votre écran!

Dès l'insertion du disque, après le logo de Warner Brothers, le film démarre sans menu, sans poser de question, sans artifice. Vous pouvez tout de même appeler le menu de la façon standard avec votre télécommande, ce qui vous donnera du même coup accès à quelques suppléments portés de la version DVD. Il y a d'abord une introduction de 2003 au film (qui contient pas mal trop de séquences du film pour une introduction à mon avis) avec les acteurs Eric Laneuville et Paul Koslo, ainsi que la scénariste Joyce Corrington. La revuette "The Last Man Alive: The Omega Man", datant de 1971, contient un peu plus de viande, mais donne l'impression d'une bande-annonce allongée. Enfin, il y a la bande-annonce originale du film, offerte comme tous les autres suppléments en qualité DVD, non haute définition.

"Omega Man" n'est aucunement un disque de démonstration pour votre cinéma-maison. Il est cependant une bonne introduction en vue de visionner le nouveau film du réalisateur Francis Lawrence qui sera sur grand écran dans quelques jours.


Cotes

Film6
Présentation5
Suppléments4
Vidéo7
Audio6