The Omen Collection [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Richard Donner / Don Taylor / Graham Baker / John Moore
Année: 1976 / 1978 / 1981 / 2006
Classification: R / 18A / 18A / 14A
Durée: 111 / 107 / 108 / 110 minutes
Ratio: 2.35:1 / 2.35:1 / 2.35:1 / 1.85:1
Codec: 1080p (AVC/AVC/AVC/MPEG-2)
Langue: Anglais (DTSHD51, Mono), Espagnol (Mono), Français (Mono) (+ divers sur Omen 2006)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Mandarin, Cantonais, Coréen (sauf Omen 2006)
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 4 (3 BD-50 + 1 BD-25)

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
22 octobre 2008

Le succès relatif de Rosemary's Baby (1968) et surtout celui de The Exorcist (1973) a propulsé les films d'horreur traitants d'apocalypse, d'antéchrist et de possession démoniaque en dehors du cadre limité des films à petit budget de série 'B'. Les grands studios se sont emparés du concept et "The Omen" (1976) fut l'une des premières productions à tirer profit de la popularité du genre. Puisque succès rime avec profits, plusieurs suites et un remake ont suivi. Ce coffret, dispendieux et mal foutu, probablement conçu par Satan lui-même pour nous faire suer, comprend le film original, ainsi que "Damien: Omen II" (1978), "The Omen III: The Final Conflict" (1981) et "The Omen" (2006), relecture du film original. On nous a heureusement épargné l'exécrable "Omen IV: The Awakening", produit pour la télévision en 1991.

The Omen (1976)

Adapté par David Seltzer d'après son roman et réalisé par Richard Donner, "The Omen" débute alors Robert Thorn (Gregory Peck), ambassadeur des États-Unis en Italie, apprend à l'hôpital que l'enfant que sa femme Katharine (Lee Remick) attendait est mort-né. Quand un prêtre lui propose de prendre un autre bébé dont la mère est décédée lors de l'accouchement, il accepte, sans en parler à son épouse. Quelques années plus tard à Londres, des événements étranges, incluant le suicide de la gardienne et les mises en garde inquiétantes d'un prêtre, mèneront le couple à croire que Damien, leur garçon, est le fils de Satan.

Appuyé par de solides performances de Gregory Peck, Lee Remick et Billie Whitelaw dans le rôle de la sinistre nourrice, "The Omen" nous offre un film d'horreur d'atmosphère parsemé de scènes graphiques et spectaculaires, dont une décapitation d'anthologie. Le réalisateur installe lentement l'intrigue, peut-être un peu trop pour le spectateur impatient, mais gère le suspense avec doigté, laissant monter la tension au fil des événements. À la fois ambigu, subtil et dérangeant, "The Omen" demeure une oeuvre habilement construite, un classique du genre.

Damien: Omen II (1978)

Sept ans plus tard, Damien (excellent Jonathan Scott-Taylor), maintenant adolescent, vit avec son oncle Richard Thorn (William Holden), sa tante Ann (Lee Grant) et son cousin Mark (Lucas Donat) dans une banlieue huppée de Chicago. Découvrant peu à peu qui il est vraiment et guidé par des disciples de Satan qui éliminent tous ceux qui soupçonnent son identité véritable, Damien sera bientôt prêt à assumer sa destinée. Richard Thorn pourra-t-il réussir là où son frère Robert a échoué?

Réalisée par Don Taylor, cette suite sans grande imagination multiplie les scènes violentes à la limite du grotesque intégrées de façon maladroite à l'intrigue. Un personnage est introduit, doute de l'identité de Damien, il est assassiné. Répétez. La relation entre Damien et Mark et les conflits intérieurs qui le rongent alors qu'il prend conscience de son identité offraient pourtant un canevas intéressant, mais le scénario bancal vient tout gâcher. Le talentueux William Holden a dû se demander dans quel merdier il s'était mis les pieds.

The Omen III: The Final Conflict (1981)

Damien (Sam Neill), devenu adulte et pleinement conscient de ses pouvoirs, est à la tête d'une multinationale lorsqu'il accepte le poste d'ambassadeur de Grande-Bretagne. Il établit son plan de domination du monde, mais sept moines en possession de dagues sacrées forgées pour éliminer l'antéchrist sont à ses trousses. Apprenant le retour imminent du fils de Dieu, Damien ordonne l'assassinat de tous les nouveaux nés de sexe masculin. La bataille finale entre le bien et le mal approche.

Avec ce troisième opus, réalise par Graham Baker, on frise le "c'est tellement nul que c'est drôle". Si jamais le fils de Satan se pointe, j'espère qu'on enverra des ninjas ou des assassins professionnels pour l'éliminer parce que les moines sont aussi ineptes que le coyote essayant d'attraper le roadrunner! Ennuyeux et ridicule, même si Sam Neill se tire assez bien d'affaire et que sa relation avec la journaliste (Lisa Harrow) est intéressante par son ambiguïté.

The Omen (2006)

Évitant le sensationalisme, ce remake réalisé par John Moore est assez bien foutu. Mais puisqu'il s'agit presque d'une copie conforme de l'original, on se demande à quoi il sert... Les différences sont mineures. Les parents, interprétés par Liv Schreiber et Julia Stiles, sont plus jeunes et beaucoup moins convaincants que Gregory Peck et Lee Remick et les scènes-chocs ont subi quelques variations (autre décapitation réussie!). Mia Farrow (la nourrice disciple de Satan), David Thewlis (le journaliste) et Pete Postlethwaite (le pere Brennan) sont excellents et l'intrigue est menée rondement, mais cette relecture moderne d'un classique paraît superflue.

Filmée en Panavision, la trilogie originale bénéficie grandement de la résolution supplémentaire du format Blu-ray. La pellicule est propre et un peu granuleuse, mais le niveau des contrastes et des détails, ainsi que le rendu des noirs et des couleurs, sont excellents. Plusieurs séquences sont tournées dans des environnements sombres et l'image gagne en profondeur, particulièrement dans les arrière-plans. On n'arrive pas à égaler la clarté de l'image de productions plus récentes, mais ces trois films n'ont jamais aussi bien paru depuis leur sortie en salles. Côté audio, on retrouve une piste sans perte en DTS-HD Master Audio sur chacun des films. Le résultat n'est pas très impressionnant et certains effets ambiophoniques s'intègrent mal à l'ensemble. Les puristes préféreront la piste originale mono des deux premiers films et celle en Dolby Surround du troisième. La qualité audio et vidéo du remake (identifiable par les trois ‘6' ornant le disque) est dans les normes pour un film qui n'a que deux ans.

Au rayon des suppléments, c'est la totale. Tout le matériel des éditions standard a été reporté ici.

Le film original est particulièrement riche en pistes de commentaires (trois) et en revuettes exhaustives qui explorent tous les aspects de la production. Par contre, certains segments sont tellement longs qu'ils auraient dû être séparés en chapitres. On y retrouve également des scènes coupées, une piste de faits divers ("trivia track"), une autre piste qui isole la trame musicale, une galerie photo et la bande-annonce. Le deuxième et le troisième film proposent chacun une piste audio de commentaires avec le réalisateur et la bande-annonce. Quant au remake, il inclut une piste audio de commentaires (réalisateur, producteur, éditeur), deux revuettes, des scènes étendues et une piste faits divers.

Un classique, deux suites médiocres et un remake superflu, dans un coffret dispendieux en carton d'une minceur extrême où la jaquette plissée et écrasée révèle des disques maintenus en place par des petits ronds noirs en mousse qui risquent de se décoller à tout moment. La qualité technique et celle des suppléments sont au rendez-vous, mais il m'est difficile de recommander ce coffret, sauf aux fans inconditionnels de la série. Veuillez noter qu'il est impossible de se procurer le second et le troisième film séparément en format Blu-ray.


Cotes

Film8/4/2/6
Présentation2
Suppléments8
Vidéo8
Audio7