Paycheck [Blu-ray]
Paramount Home Entertainment

Réalisateur: John Woo
Année: 2003
Classification: PG
Durée: 118 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (TrueHD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Portugais
Nombre de chapitres: 22
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 097361429663

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
23 juillet 2009

Réunir trois acteurs que j'aime bien, le réalisateur qui me fait le plus triper, le tout enrobé dans une histoire de "science-fiction contemporaine" assez intéressante (même si farfelue) fait de "Paycheck" un de mes films préférés dans ma collection. Aujourd'hui, j'ai pu le voir en haute définition et l'expérience est d'autant plus améliorée.

Le scénario de "Paycheck", adapté d'une nouvelle de Philip K. Dick, nous introduit d'abord à une technologie utilisée souvent en science-fiction, mais jamais autant expliquée. Michael Jennings (Ben Affleck) travaille dans le domaine lucratif de l'ingénierie inverse et ses clients veulent le plus grand secret professionnel. Le meilleur moyen est de détruire les mémoires de ces quelques mois de travail, ce que son partenaire Shorty (Paul Giamatti) fait en recherchant et brûlant les neurones en cause. Il se fait offrir un travail particulièrement secret en optique par son patron James Rethrick (Aaron Eckhart). À son "réveil", trois ans plus tard, il apprend qu'il a refusé les actions qui lui servaient de paye, se fait remettre une enveloppe d'items qui ne sont pas à lui et se fait enlever par le FBI. Il réussit à sortir de leur captivité facilement grâce au contenu de l'enveloppe. Il réalise vite que le contenu de l'enveloppe va l'aider sans savoir trop pourquoi. Il est rejoint par le docteur Rachel Porter (Uma Thurman) avec qui il a eu contact avant d'accepter le travail de Rethrick (et avec laquelle il a eu des liens durant les trois dernières années sans aucun souvenir). Ensemble, ils figureront sur quoi Michael travaillait et tenteront de détruire cet appareil très dangereux.

Ce film est le moins "John Woo" que tous les films de ce réalisateur. La majorité de la presse écrite a détesté le film, mais personnellement j'ai bien apprécié et c'était une bonne expérience de le revoir. En fait, ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas vu que ma mémoire en était effacée (haha) pour bien des situations dans le film. L'action intelligente similaire à la série Jason Bourne est venue me chercher. Le contenu de l'enveloppe (lunettes, cigarette, billet d'autobus, banque diamant, une attache à feuilles, un biscuit de fortune, une clé, un briquet, du fixatif à cheveux, un carton d'allumettes, les clés de BMW, une loupe, un timbre, des billes de métal, une clé Allen, un demi-dollar, un mot caché, une balle de fusil et une montre) nous intrigue et nous fait suggérer à l'acteur l'utilisation de ceux-ci dans la situation qu'il est. Sur le bord de notre siège, nous nous entendons lui crier "prend ceci, prend cela"!

Paramount nous paye la traite avec un superbe transfert numérique haute définition très détaillé dans ses grands plans (peut-être trop détaillé pour ceux d'Uma Thurman) et surtout durant la chasse en motocyclette où toute sorte de débris sont visibles ici et là! Même le grain du film est détaillé, sans toutefois nuire au visionnement. Toute la palette de couleurs du film est brillante et claire à souhait et les contrastes sont nets et précis. Il y a un peu de saleté dans l'image ce que j'ai trouvé un peu bizarre pour un film si récent. La piste sonore sonne comme une superproduction d'été devrait sonner. L'ambiophonie est utilisée à sa pleine capacité dans la musique et les nombreux bruits ambiants ainsi qu'une bonne basse. Comparativement au DVD, je trouve que le mixage haute définition entre les différents haut-parleurs est plus naturel, moins découpé, plus puissant.

Les suppléments sont exactement les mêmes que sur DVD (c'est là que le chèque de paye rebondit), aucunement offerts en haute définition, comprenant d'abord deux pistes de commentaires, la première avec le réalisateur John Woo, un vrai moulin à parole, qui nous explique ce qui se passe à l'écran et les idées derrière, son style de direction et son travail avec les artisans à son service. Il compara aussi ce film à North By Northwest d'Alfred Hitchcock. La seconde piste de commentaires fait appel au scénariste Dean Gregoraris qui nous intéresse particulièrement aux différents changements d'avec le scénario original, mais celui-ci ne parle que très sporadiquement. Vient ensuite la revuette très promotionnelle "Designing the Future" où chacun s'envoie des fleurs (on compare même Ben Affleck à Cary Grant - j'ai failli m'étouffer) et n'offre rien en profondeur. La seconde revuette, "Tempting Fate", est plus intéressante, car on y parle de design étape par étape des scènes d'action et des cascades du film, en plus d'interviews, de scénarimages et de scènes derrière les caméras. Sept séquences retranchées, dont une fin alterne ennuyante, complètent le tout. Le seul vrai ajout à ce disque est la possibilité de sauvegarder des signets pour nos scènes préférées.

Une mise à jour audiovisuelle intéressante n'est pas nécessairement suffisante pour qu'un admirateur du film demande une mise à jour, mais si vous n'avez pas ce film dans votre collection, il pourrait être un ajout intéressant si vous avez aimé les exploits à la Bourne Identity.


Cotes

Film8
Présentation7
Suppléments5
Vidéo8
Audio8