Pirates Of The Caribbean: At World's End [Blu-ray]
Walt Disney Home Entertainment

Réalisateur: Gore Verbinski
Année: 2007
Classification: PG
Durée: 169 minutes
Ratio: 2.35:1
Codec: 1080p / AVC
Langue: Anglais (PCM51 48kHz/24-bit, DD51), Français (DD51), Espagnol (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 2 (DBD-50 + BD-25)

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
27 décembre 2007

Ce que je connais des films de pirates vient de l'épée de Tyrone Power, bien peu comparé au monde que nous réserve la série "Pirates of the Caribbean" de Disney. Mais voilà une autre série qui m'est passée sous le nez, soit par manque d'intérêt pour le sujet ou tout simplement parce que mon collègue Eric Simard s'occupait de la revue de la série sur DVD. Lors de l'achat de mon lecteur Blu-ray, je n'ai cependant pas hésité à l'ajouter dans mon panier du fait qu'il contenait les premiers vrais bonis utilisant la technologie BD-Java, et cela en valait amplement la peine.

La série tire ses origines d'une attraction du parc Disney, où des modèles "animatroniques" de pirates évoluaient dans une séquence de port des Caraïbes accompagnés d'une chanson qui minimisait le caractère violent des personnages dans la vraie vie. Voilà que le troisième chapitre de la série de films produite par Jerry Bruckheimer s'annonce à nos portes et je n'avais encore visionné aucun des films de la trilogie. Hop dans mon lecteur les films "The Curse of the Black Pearl", "Dead Man's Chest" et "At World's End" pour y découvrir de véritables chefs-d'œuvre du réalisateur Gore Verbinski. Les amants d'action, d'histoire et de romance seront tous bien servis.

Le troisième film démarre à quelques instants de la finale du second. On y prépare un plan pour secourir le capitaine Jack Sparrow (Johnny Depp), chacun pour sa propre raison - pas toujours noble, qui se trouve dans l'antre de Davy Jones (Bill Nighy). Elizabeth Swann (Keira Knightley), Will Turner (Orlando Bloom), le capitaine Hector Barbossa (Geoffrey Rush) et son équipage se rendent à Singapour afin d'y rencontrer le capitaine Sao Feng (Chow Yun-Fat), un des seigneurs de la confrérie des pirates pour mettre la main sur une carte qui indique le chemin vers la prison de Jack Sparrow, la fin du monde. D'autre part, le méchant Lord Cutler Beckett (Tom Hollander) a le contrôle de Davy Jones, ayant mis la main sur le coffre contenant le cœur de ce dernier. Nos pirates devront rencontrer la cour de la confrérie des pirates afin de mettre un terme aux attaques du "Hollandais Volant", mais ils devront d'abord régler les conflits entre eux.

Le récit du dernier film est plus noir que ces prédécesseurs et ses 169 minutes vous sembleront interminables, mais l'action vous en mettra massivement plein la vue. Ce troisième acte de la trilogie se veut aussi un approfondissement des différents personnages, leur donnant chacun un but, quelque chose pour se battre. Après avoir visionné les trois films dans un très court délai, j'ai bien apprécié cette introspection de personnages, spécialement les multiples facettes surréelles de Sparrow. Il n'y a que le personnage d'Orlando Bloom qui m'a semblé insuffisamment travaillé.

Ne vous laissez pas décourager par la mention 1080i sur l'emballage... c'est tout simplement une erreur d'emballage. En effet, le film nous est présenté en glorieux 1080p dans toute sa splendeur. Tout comme les deux titres précédents, le film est digne pour servir de démonstration de votre cinéma maison, parmi les meilleurs transferts que j'ai vus à ce jour. Ne cherchez pas les problèmes de compression ou d'artefact du négatif, vous n'en trouverez pas, surtout du fait que le film a été compressé à partir d'une source numérique. De nombreuses séquences ne demandent qu'à se faire regarder en haute définition tant la quantité de détail est importante. Dans le département de l'audio, nous retrouvons la même qualité. Dans plusieurs scènes, dont la finale, vous vous retrouvez littéralement devant un mur sonore qui s'écroule autour de vous. Les effets sonores se promènent d'un haut-parleur à l'autre sans problème, sans jamais se faire sentir artificiel. Et que dire de cette piste de basse fréquence qui vous rappelle la force de l'eau de cette dernière scène. Les pistes Dolby Digital 5.1 sont également très bonnes, mais ne se comparent pas à la piste non compressée.

Le menu, tout comme les deux autres volets sur disque Blu-ray, est animé par le Jolly Roger, une tête de squelette qui vous embête si vous ne faites pas votre choix assez vite. Je dirais même que c'est pire que jamais, spécialement sur le second disque. Lors de l'insertion du disque, on nous demande en quelle langue nous désirons continuer, mais le seul élément qui change de langue est le fameux Jolly Roger. Le menu lui-même est affreux. Depuis le High School Musical 2, les disques Blu-ray de Disney utilisent ces menus qui auraient pu être une bonne idée, mais finisse pas ressemblé à un menu générique fait à la va vite.

Il y a une tonne de bonis dans cet ensemble, mais il est étonnant de ne pas retrouver de piste de commentaires parmi ceux-ci alors que les deux films précédents en avaient. Les seuls suppléments disponibles sur le premier disque sont des bandes-annonces forcées et des bloopers plus ou moins intéressants. Le second disque débute par un supplément exclusif au Blu-ray qui se nomme "Enter the Maelstrom", programmé en BD-Java. Il s'agit d'un documentaire sur la construction du plateau de la séquence finale du film, parsemé de liens animés vous redirigeant vers de petites revuettes. Il est intéressant que le programme enlève les liens déjà visités pour éviter de voir des choses en double. Lorsque nous arrêtons le curseur sur un de ces liens, une petite affiche nous résume le contenu. Vraiment bien fait et bien commenté par le producteur Jerry Bruckheimer.

Les autres suppléments sont les mêmes que sur DVD, mais heureusement présentés en haute définition. "Anatomy of a Scene: The Maelstrom" nous répète un peu ce qu'il y a avait dans "Enter the Maelstrom", "Masters of Design" nous renseigne sur les costumes, la carte de Sao Feng, les décors exotiques et le livre de loi des pirates, alors que les revuettes "The Pirate Maestro" et "Hoist the Colors" nous parle de la musique du compositeur Hans Zimmer. La pièce "Keith & the Captain: On Set With Johnny And The Rock Legend" m'a étonnée, car je n'avais vraiment pas remarqué que le père de Jack Sparrow n'était nul autre que le légendaire rocker Keith Richard. Dans le même style, la revuette "The World of Chow Yun Fat" nous parle de l'apparition de la vedette internationale Chow Yun Fat, un de mes acteurs asiatiques préférés. Ensuite, "The Tale Of The Many Jack" explique la composition des séquences où nous voyons plusieurs Sparrow et la revuette "Inside the Brethren Court" nous résume la confrérie des pirates. Cette dernière revuette est annexée à un item interactif qui explique la provenance des "pièces de huit" par de petits clips tournés expressément pour ce supplément. Pour finir, il y a deux scènes retranchées et sept bonis cachés (curseur vers la gauche sur le menu principal du second disque.

Le magazine Video Business reportait que "Pirates of the Caribbean: At World's End" s'était écoulé dans sa première semaine à plus de huit millions de copies sur DVD et près de 160 000 sur disque Blu-ray. On peut dire que les aventures de Jack Sparrow ont un bon public! Si vous avez levé le nez sur la série tout comme moi, procurez-vous-la dès aujourd'hui!


Cotes

Film9
Présentation5
Suppléments9
Vidéo10
Audio10