Quo Vadis [Blu-ray]
Warner Home Video

Réalisateur: Mervyn LeRoy
Année: 1951
Classification: 14A
Durée: 174 minutes
Ratio: 1.33:1
Codec: 1080 (VC-1)
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono), Espagnol (Mono), Allemand (Mono), Italien (mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, Chinois, Danois, Finlandais, Allemand, Italien, Coréen, Norvégien, Portugais, Suédois
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 883929066346

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
5 avril 2009

Venu le temps de la Pâques, on nous présente toujours les mêmes films à la télévision. Ceux qui sont tannés de voir en reprise The Ten Commandments de Cecil B. DeMille ou encore le Jesus de Nazareth de Franco Zeffirelli ont su ajouter des DVD tels que The Robe (nouvellement disponible en format Blu-ray) et autres films relatant les difficultés des premiers chrétiens à leur collection. Un nouveau film vient de s'ajouter à l'offre, un titre que je connaissais point avant son lancement sur DVD en novembre dernier. Aujourd'hui, ce film de Mervyn LeRoy, basé sur le roman de Henryk Sienkiewicz et mettant en vedette Robert Taylor, Deborah Kerr, Peter Ustinov, Leo Genn et Finlay Currie, m'intéresse davantage avec sa sortie sur format Blu-ray - près de quatre mois après sa sortie DVD.

"Quo Vadis" (traduit "Où vas-tu?") est le film qui a donné naissance au style retrouvé dans les épiques tel que Ben-Hur, Helen of Troy et Cleopatra. Il raconte le récit apocryphe du martyre de Saint-Pierre (Finlay Currie) à travers les yeux de nombreux personnages, dont entre autres l'empereur Néron (excellent rôle de Peter Ustinov décoré avec un Golden Globe), le commandant romain Marcus Vinicius (Robert Taylor), la chrétienne qu'il aime Lygia (Deborah Kerr), son oncle Petronius (Leo Genn) et Poppaea (Nora Swinburne). On y décrit l'apparition de la chrétienté à Rome, le secret de leur rencontre, la facilité de l'empereur à accuser ce groupe de son propre méfait, montrant la force de ces gens devant persécution. Les trois heures de ce récit passent très rapidement tant l'histoire est intéressante dans sa composition, avec des personnages intéressants malgré leur manque de profondeur (quoique Néron est quelque chose à voir et entendre).

Très bon spectacle visuel! Pas étonnant que le film ait fait des profits de cinq millions de dollars (des dollars de 1951 qui vaudrait aujourd'hui 42 millions de dollars... de profit!). De la procession devant le palais de Néron à la grandeur des poursuites en calèche sportive, tout ce qui manquait à l'époque était une image panoramique. Effectivement, le film a été tourné originalement en format plein écran. "Quo Vadis" a reçu une toute nouvelle restauration (la fameuse "ultra-resolution" de Warner) de son image. Ce film était presque considéré perdu tant il y avait de dommage sur la bande maîtresse. Après restauration, le seul défaut que m'a vraiment sauté au visage, c'est un cheveu qui se trouve dans la lentille d'une caméra qui fait un grand plan de l'arène Circus Maximus. Je suis certain qu'il aurait pu être retiré numériquement. Il y a aussi les scènes sur "écran bleu" qui sont certainement très mal découpées, mais cela fait probablement parti du montage original. De son côté, la palette Technicolor a été très bien balancée, jamais trop pâle, jamais trop saturée (les cheveux de Lygia, les costumes, les décors de marbre, tout paraît vivant). Le niveau du détail est impressionnant. Je pense entre autres aux séquences dans le palais de Néron où la délicatesse des extravagances, autant dans les costumes que dans les décors, fait rêver. Mais certains plans de caméra m'ont déplu, spécialement ceux où Lygia est en premier plan avec un genre d'éclairage pour la faire paraître plus éclatante où l'image manque tout simplement de précision, comme si on regardait le tout au travers d'un filtre. Monophonique, la piste sonore nous en donne tout de même beaucoup, surtout au niveau de la clarté des dialogues. Cependant, la musique de Miklos Rozsa et les clairons romains atteignaient quelques fois le maximum des possibilités de la source originale, résultant à un certain grichage dans les hautes notes.

Comme suppléments, il y a un unique documentaire qui parle de l'immense tâche de produire ce film avec très peu d'effets spéciaux ajoutés en post production, plutôt produits durant le tournage. Juste la scène de Rome en flammes a pris trois mois de préparation et deux douzaines de nuits de tournage. On y parle de tout ce qu'un fan de cinéma veut savoir en plus de nous montrer des extraits des deux précédentes incarnations cinématiques du sujet en 1913 et 1925. Des bandes-annonces et une piste de commentaires du critique F.X. Feeney complètent la liste des suppléments. Dans la piste de commentaire, Feeney analyse la distribution, la longue production et de l'impact sur Hollywood, d'une façon telle qui ne nous ennuie point durant les trois heures de discussion. C'est peu de suppléments, mais ils sont certainement très bien ficelés.


Cotes

Film8
Présentation6
Suppléments7
Vidéo7
Audio7