Tom Hanks est l'un de mes acteurs favoris, donc pour moi, un film où il tient le rôle principal part avec une longueur d'avance. Que ce soit dans un rôle comique comme dans le film Big ou dramatique tel que Philadelphia, je trouve que Hanks sait toujours jouer juste et nous offre des performances presque inoubliables à chaque fois. Le film "Road to Perdition" du réalisateur Sam Mendes n'y fait pas exception, car Hanks nous offre ici, l'une de ses meilleures prestations à vie dans le rôle de Michael Sullivan. Il est également appuyé par de gros noms, dont Paul Newman, Jude Law et Daniel Craig. C'est dommage que ce film n'ait pas eu autant de nominations aux Academy Awards qu'il méritait, ce qui fait en sorte qu'il n'est ressorti qu'avec l'Oscar de la meilleure cinématographie. Malgré ça, "Road to Perdition" reste l'un des meilleurs films de l'année 2002.
Nous sommes à l'hiver 1931, c'est le temps d'Al Capone, de la violence et de la prohibition. C'est aussi une longue épopée de six semaines où un fils, Michael Sullivan Jr. (Tyler Hoechlin) découvrira la véritable identité de son paternel. Son père, Michael Sullivan (Tom Hanks) est un des hommes de main d'un criminel local, John Rooney (Paul Newman). Lorsqu'un des hommes de Rooney meurt, un enterrement digne de son nom lui est organisé par le caïd. Son frère, Finn McGovern, a un peu trop bu durant la soirée et parle contre Rooney devant toute l'assemblée. Il n'en faut pas plus pour que Michael et le fils de Rooney, Connor (Daniel Craig), décident de s'en mêler. Après avoir accompagné Finn à l'extérieur, il décide de lui rendre une petite visite pour mettre les choses au clair. Cependant, cette petite escapade qui semblait anodine finit dans un bain de sang. Ce qui est le plus tragique dans tout ça, c'est le fait que le fils de Sullivan, Michael Jr., éveillant quelques soupçons par rapport au métier de son père, s'était caché dans son véhicule et a assisté à l'assassinat de Finn et de ses hommes. Voulant ne pas éveiller d'autres ragots, Connor décide de prendre les choses en main et essaie d'éliminer Sullivan. Pendant qu'il envoya le père dans un piège, il se dirigea chez ce dernier pour éliminer sa famille. Après cet épisode, Michael et son fils sont en vie, mais leur existence basculera pour toujours. Voulant se venger et surtout empêcher son fils de suivre ses traves, Sullivan élaborera un plan, en utilisant son fils comme chauffeur, pour se débarrasser de la famille Rooney. De leur côté, la famille de criminel engagera un tueur, Harlen Maguire (Jude Law), qui se mettra à la poursuite du duo père-fils.
"Road to Perdition" fait son entrée dans le monde bleu dans un boitier standard. La pochette est quelque peu changée par rapport à la sortie DVD de 2003 et nous offre le visage des trois personnages principaux, Sullivan, Maguire et Rooney ainsi que la silhouette du duo père-fils séparés par le titre du film. Le menu est également très beau, on nous présente des séquences du long métrage, accompagné d'un morceau de Thomas Newman. Les options du disque sont disponibles dans le bas de l'écran. Du côté technique, le film nous arrive avec un transfert vidéo incroyable. Cependant, lors de la scène d'ouverture, on nous laisse un goût amer à la bouche, car l'image qui nous est présentée est loin d'être à la hauteur du format et laisse présager un transfert médiocre. Il ne faut surtout pas se décourager, car c'est ici la seule séquence qui est comme ça. Le reste du film nous offre des couleurs, des textures et des détails à faire envier les nouvelles grosses productions. Tout est rendu avec justesse et réalisme, il n'y a qu'à prendre la dernière scène entre Hanks et Newman, ça se passe sous une averse diluvienne et on peut presque voir chaque goutte de pluie tellement l'image est claire et précise. La piste sonore n'a rien à envier au transfert vidéo, car elle nous offre une immersion totale dans ce drame de Mendes. En plus, la musique de Thomas Newman vient réchauffer et alourdir l'atmosphère déjà palpable. Pour ce qui est des dialogues, en aucun temps ils ne sont dérangés par le reste, ils restent audibles, peu importe ce qu'il se passe au niveau de l'action. Parlant de ça, les fusillades et les coups de feu sont d'un réalisme fou et viennent nous chercher à chaque fois que la détente est pressée.
Commençant par une introduction du réalisateur Sam Mendes sur son appréciation de cette sortie Blu-ray, le film est accompagné d'une belle section de suppléments. Premièrement, les studios ont décidé de nous remettre la piste de commentaires de Mendes, une revuette sur la production de vingt-cinq minutes et les onze scènes supprimées que l'on retrouvait sur l'édition DVD déjà disponible sur les tablettes des magasins. Cependant, les studios ne se sont pas contentés de nous offrir seulement du vieux matériel et ils ont ajouté quelques suppléments exclusifs à cette édition Blu-ray. Comme je vous l'ai mentionnée, le film est offert avec une introduction d'une minute de la part du réalisateur, on poursuit avec le segment "A Cinematic Life: The Art & Influence of Conrad Hall", une petite rétrospective de près de trente minutes sur la vie et le travail de cet artiste du monde cinématographique. On termine avec une section interactive qui nous permet de nous plonger dans le monde du film. La bande-annonce est également présente dans le lot de suppléments.
Au final, l'expérience que vivront le père et le fils est inoubliable. Tout le mal que se donne Sullivan pour empêcher son fils de suivre ses traces est inimaginable et tissera une liaison solide entre les deux Sullivan. L'arrivée de ce petit bijou de Mendes se fait par la grande porte avec un produit répondant avec force aux standards de l'industrie. Également, avec l'ajout de quelques suppléments exclusifs à cette édition, les amateurs en auront pour leur argent avec l'achat du Blu-ray. J'avais apprécié l'expérience en DVD il y a quelques années, j'ai adoré celle que je viens de vivre en haute définition.
| Film | 9 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 9 |
| Audio | 10 |