"Robocop" fut le premier cyborg que j'ai connu dans ma carrière de cinéphile (ses prédécesseurs m'ont été présentés plus tard) et il restera un classique pour moi. Robocop, mi-homme, mi-machine, tout un policier. Trois histoires se dérouleront dans un univers créé de toutes pièces par l'équipe du réalisateur Paul Verhoeven. Irvin Kershner et Fred Dekker travailleront sur les deux autres volets à partir de ce monde fictif dans lequel les personnages, les couleurs de lieux, le son et la musique resteront gravés dans la mémoire collective à tout jamais.
Le tout se passe dans un futur proche dans la ville de Détroit où les forces policières sont menées par une méga-corporation, Omni Consumer Products (OCP - dont le but est de privatiser tout Détroit). OCP veut introduire un policier robotique, disponible 24 heures sur 24 afin d'offrir plus de sécurité aux habitants, car le vieux Détroit est tout comme une colonie de vacances pour les criminels menés par Clarence Boddicker (Kurtwood Smith). La solution d'OCP est ED-209, mais sa programmation n'est pas très bonne et tue un homme dans sa démonstration. Pendant ce temps, l'officier Alex Murphy (Peter Weller) et sa partenaire Anne Lewis (Nancy Allen) pourchassent des criminels et tombent face à face avec Boddicker qui tue Murphy avec une brutalité excessive. L'OCP récupère rapidement le corps de Murphy afin de l'intégrer dans leur nouveau projet: Robocop. Quatre directives, des responsabilités et une recherche du passé.
Alors que le premier volet nous avons affaire avec la chasse de Boddicker et d'un cadre corrompu de l'OPC (et une grève policière), le second a plus à voir avec la chasse à une nouvelle drogue nommée Nuke, du méchant psychopathe Cain (Tom Noonan) dont l'esprit sera transféré dans un robot fou et l'ajout de milliers de directives à Robocop qui le rend totalement inapte à faire ses fonctions, donnant droit à des scènes très comiques. Tout le monde s'entend pour dire que le dernier opus était mauvais, mais après revisionnement, je l'ai trouvé tout de même à la hauteur et je me suis demandé si les gens s'en souvenaient vraiment. Ou bien c'est l'absence de l'humour noir des deux autres chapitres de la série qui les ennuyaient. Robocop doit y décider de sa loyauté envers son constructeur ou envers les habitants du vieux Détroit qui sont en situation d'expropriation pour construire Delta City - en utilisant des tas de pièces interchangeables toutes plus cool les unes que les autres.
Je sais que plusieurs d'entre vous veulent mettre la main sur ces films, mais examinons un peu avant les disques sur lesquels ils se retrouvent. Les microcaractères sur l'emballage (une chance que j'avais une loupe à portée de main) indiquent que tous les films sont encodés avec le codec AVC (MPEG-4), mais il se trouve que le premier volet de la série est en format MPEG-2 (le codec des DVD standard). En gros, c'est selon moi le même transfert qui existait déjà sur Blu-ray individuel encore plus que le disque est de 25 GO et que ceux des autres films sont de 50 GO (et avec le codec AVC). Ils auraient pu refaire le transfert du premier tant qu'à y être. Qu'est-ce que ça change pour le consommateur? D'abord, AVC est un meilleur codec pour la haute définition, mais ça ne veut pas toujours dire meilleur transfert (voir la nouvelle version de Predator martelée à coup de filtre de réduction de bruit numérique). Mais ici la qualité vidéo est moche, spécialement le premier film. Le transfert a été fait soit à partir d'un mauvais négatif ou à partir d'une bande maître d'assez haute résolution. Après avoir vu cela, les deux autres films ont une technique plus surprenante. Il y a un bon niveau de grain, mais cela ne fait que rehausser l'esprit cinématique des films. Ce qui m'enchante le plus, c'est la précision des détails lors des effets visuels, mais ailleurs que là, l'image est un peu trop douce pour montre du détail. Pour ce qui est du son, il y a aura beau avoir une piste DTS-HD Master Audio, le problème est avec l'enregistrement original qui n'est pas très ambiophonique pour commencer. La trilogie Robocop n'était pas composée de films à grand budget, en plus que les deux autres n'étaient que pour monétiser le succès inattendu du premier volet. Peu importe, les dialogues sont clairs, la marche de Robo se fait ressentir dans les basses et le fameux thème de Basil Poledouris est très bien reproduit, c'est ce qui est important.
Là où le bât blesse, c'est au niveau des suppléments: que des bandes-annonces. Où est passée la fameuse piste de commentaires de Paul Verhoeven (un commentaire audio dont je me souviens encore tellement il est divertissant) et les autres suppléments qui se trouvaient sur la trilogie DVD? Non, mais ce sont des fans qui vont acheter ces disques et ils auraient dus au moins avoir le port des suppléments existants dans les versions précédentes, même si seulement en définition standard. Cet effort numérique est une petite amélioration audiovisuelle comparé au DVD, mais le manque de suppléments est inexcusable.
| Film | 7/6/5 |
| Présentation | 4/4/4 |
| Suppléments | 0/0/0 |
| Vidéo | 4/5/5 |
| Audio | 5/5/5 |