C'est en 1994 que le film The Santa Clause, avec Tim Allen, prît l'affiche. Cette production Disney sut alors attirer les foules, puisque le film rapporta près de 145 millions de dollars en Amérique du Nord seulement. Il fallut attendre alors huit ans pour voir apparaître une suite, The Santa Clause 2, avec la même équipe et quelques nouveaux. Ce fut aussi un beau succès populaire, avec près de 140 millions de dollars de recettes. Enfin, et ce sera l'objet de cette critique, c'est fin 2006 que sort "The Santa Clause 3 : The Escape Clause", légèrement moins populaire que les précédents, mais encaissant quand même près de 85 millions de dollars.
Résumé de l'histoire : Scott Calvin (Tim Allen) surprend le Père Noël sur son toit et ce dernier ne survit pas à la chute qu'il fait. C'est alors que Scott devient à son tour le bonhomme barbu rouge et blanc qui fait le bonheur de millions d'enfants. On découvre avec lui le pôle Nord et l'atelier des jouets. Seuls quelques membres de sa famille proche seront au courant, dont son fils Charlie (Eric Lloyd) et son ex-femme Laura (Wendy Crewson). Scott va devoir s'adapter à sa nouvelle fonction. Malgré tout, il va conserver une partie de sa vie normale, et rencontrera ainsi Carol (Elizabeth Mitchell), la principale de son fils, qui deviendra sa femme, et donc la Mère Noël. Nous faisons la connaissance autour de lui de personnages de légende très connus, tels que la Fée des dents, mère Nature, Cupidon, le Maître du temps, etc. Pour cette troisième aventure, qui se déroule donc 12 ans après les débuts de Scott dans ses nouvelles fonctions, un nouveau venu va s'interposer dans les plans du bonhomme rouge : Jack Frost (Martin Short), qui en a un peu marre de ne jamais être celui que l'on fête, bien que ce soit grâce à lui que Noël soit tout de blanc recouvert. Il va donc essayer de prendre la place du Père Noël pour enfin recevoir les honneurs. Mais ses intentions ne sont pas aussi louables que le vrai vieillard et Scott doit absolument rétablir la situation.
Ce qui est plaisant dans cette franchise, c'est de constater que ce sont les mêmes acteurs qui reprennent leurs personnages depuis le début. Ce qui fait, par exemple, que Tim Allen ou que son fils dans le film, Charlie, ont vieilli selon ce que le scénario indique, par exemple 12 ans dans cette troisième histoire. On notera au passage une des dernières interprétations de Peter Boyle, le Maître du temps, décédé quelques jours après la sortie du film. "The Santa Clause 3 : The Escape Clause" ("La clause Force Majeure" en français) introduit donc un nouveau personnage, Jack Frost, celui qui répand le froid. Martin Short nous y refait une autre de ses interprétations cabotines dont il excelle, même s'il ne se renouvelle pas vraiment. Contrairement au deuxième film, Elizabeth Mitchell est désormais plus connue, principalement avec son rôle de Juliet dans la série LOST. Un jeune acteur habitué aux productions Disney, mais aussi à Tim Allen avec qui il est souvent associé, c'est Spencer Breslin, que l'on a vu grandir depuis son premier rôle à l'âge de cinq ans (il en a 15 aujourd'hui). Les plus curieux ne manqueront pas de noter qu'il est le grand frère d'Abigail Breslin (Little Miss Sunshine) qui apparaît d'ailleurs dans ce film. N'oublions pas les parents de Carol, interprétés par les délicieux Ann-Margret et Alan Arkin. Quant aux autres acteurs, ce sont donc toujours les mêmes, avec seulement quelques années de plus.
Pour cette édition Blu-ray, Disney nous offre donc une image en haute définition d'une grande qualité visuelle, d'autant plus que la quasi-totalité du film a été tournée en studio, donc avec un éclairage adapté, ce qui améliore toujours les détails. Quant au menu, il apparaît à la manière d'un montage robotisé, devant ce qui devrait être l'atelier du Père Noël. Ce même menu robotisé peut aussi apparaître pendant le visionnement du film.
Parmi les suppléments, en bonne quantité, et la plupart en haute définition, on retrouve tout d'abord quelques minutes de scènes ratées, toujours assez drôles. Dans la section "Music & More", il y a le clip vidéo de Aly & AJ "Greatest Time of Year" et un petit karaoké des chants traditionnels de Noël "Christmas Carol-Oke". Dans "Backstage Disney", le chapitre le plus rempli de ces suppléments, nous pouvons visionner une autre version du début du film (que je préfère, car elle resitue mieux les personnages), un documentaire intéressant sur les réflexions lors du tournage d'un film. Ainsi dans "Jack Frost and Mrs Claus: A Very Different Look", on constate que les deux personnages ont changé d'apparence après quelques scènes, les premiers essais n'étant pas concluants. Puis, même s'ils se connaissent depuis des années, Tim Allen et Martin Short sont toujours très excités sur un plateau de tournage. La preuve avec "The New Comedians: On the set with Tim and Marty". D'une durée beaucoup trop courte (quatre minutes seulement), "Creating Movie Magic" nous entrouvre la porte des secrets du tournage, avec quelques explications sur la scène de la salle des boules à neige ou encore celle du foyer du Père Noël. Enfin, une piste de commentaire avec le réalisateur Michael Lembeck est disponible, avec de nombreuses anecdotes sur le tournage. Mentionnons que la plupart des suppléments sont sous-titrés en français.
Pour ce qui est des suppléments exclusifs au format Blu-ray, on pourra faire une petite visite du village en choisissant "Tour Elfsburgh" dans le menu principal. Il s'agit en fait de découvrir "au complet" le village qui sert de décor au menu. C'est automatique et nous n'avons aucune interaction dans les déplacements. Aussi disponible, une animation en BD-Java permet de s'amuser à décorer le sapin ou la pièce avec des objets que l'on pourra placer dans le décor avec "Deck The Halls". Et pour terminer, comme c'est souvent le cas chez Disney avec ses éditions Blu-ray, une sélection de trois meilleurs moments avec accès direct dans le "Movie Showcase". Sans oublier, comme déjà dit, la possibilité de faire apparaître le menu, toujours animé, par-dessus le film.
Même si ce troisième film n'a pas autant d'attraits que les précédents, il trouvera certainement son public, surtout auprès des jeunes enfants. Le monde du Père Noël fait encore rêver plusieurs générations. L'arrivée de Jack Frost introduit un personnage un peu plus machiavélique, ce qui peut déranger dans cet environnement idyllique que doit être le monde de Noël. Reste que les trouvailles sont amusantes, les personnages toujours attachants et on prend plaisir, comme je le disais, à voir grandir les jeunes acteurs dans cette franchise, surtout Eric Lloyd, qui interprète le fils de Tim Allen depuis le début. Un titre complètement dans le temps des fêtes, à posséder si vous avez déjà les deux premiers.
| Film | 7 |
| Présentation | 8 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 9 |