S. Darko: A Donnie Darko Tale [Blu-ray]
20th Century Fox Home Entertainment

Réalisateur: Chris Fisher
Année: 2009
Classification: R
Durée: 103 minutes
Ratio: 1.78:1
Codec: 1080p (AVC)
Langue: Anglais (DTSHDMA51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50)
Code barres (CUP): 024543579861

Ce disque Blu-ray est disponible chez: Amazon.ca

Selon Robert Bélanger
11 septembre 2009

Qu'est ce qu'il y a de pire qu'une suite ou un remake inutile? Une suite ou un remake inutile qui se retrouve sur la tablette "directement en vidéo". Je peux comprendre que le signe de ‘$' qui flashe dans la tête des décideurs les pousse à privilégier le réchauffé qui a fait ses preuves au contenu original, mais dans ce cas-ci, celui qui a donné le feu vert au tournage de cette suite aussi nulle que superflue au classique Donnie Darko mérite d'être dévoré par un lapin géant ou aspiré par un trou noir.

Après la mort de Donnie, la famille Darko éclate. Samantha (Daveigh Chase), la soeur de Donnie, décide de quitter la Virginie et de partir pour Los Angeles avec son amie Corey (Briana Evigan), mais leur voiture tombe en panne près d'une petite municipalité située dans le désert de l'Utah. Corey décide que c'est un bon endroit pour faire la fête, mais un météorite s'écrase sur un moulin à vent et "Iraq Jack" (James Lafferty), un ex-militaire un peu timbré, déclare que la fin du monde approche. Sam est alors victime d'hallucinations, des résidents somnambules disparaissent et des automobiles arrivent de nulle part pour causer des accidents.

Écrit et réalisé par Richard Kelly, Donnie Darko demeure un film culte inclassable, une expérience cinématographique unique et complexe qui manie les concepts du temps et de l'espace pour aborder des thèmes aussi disparates que la foi, le sens de l'existence, la destinée, les secondes chances, les possibilités, l'aliénation, la solitude et l'acceptation. Ce "S. Darko", écrit par Nathan Atkins et réalisé par Chris Fisher, n'est qu'une copie bâtarde de l'original, complètement dénuée d'intelligence, de profondeur et du mystère distillé par la ligne floue entre la fantaisie et la réalité qui rendait son prédécesseur si fascinant. On se retrouve avec un scénario linéaire et une intrigue sans saveur où des personnages inintéressants campés par des acteurs médiocres débitent des dialogues ridicules. Richard Kelly a bien fait de répéter à plusieurs reprises qu'il n'avait rien à voir là-dedans. Beurk.

Le transfert, tout comme la piste audio sans perte, est très bon. L'image est claire et propre et la reproduction des couleurs, l'étalement des noirs et le niveau des contrastes et des détails sont excellents. On peut noter une pellicule un peu plus granuleuse, ainsi qu'un peu d'accentuation des contours lors de certaines scènes, mais le problème demeure mineur. La piste audio est dynamique et tous les canaux sont mis à contribution. L'équilibre entre les dialogues, les effets ambiophoniques et la musique est maintenu tout au long de la présentation. Au rayon des suppléments, on retrouve une piste audio de commentaires avec Chris Fisher et Nathan Atkins, quelques scènes coupées, la revuette "The Making of S. Darko, et le segment musical "Utah Too Much".

Aussi insipide qu'inutile. Fuyez!


Cotes

Film1
Présentation4
Suppléments4
Vidéo7
Audio8