Stanley Kubrick [Blu-ray]
2001: A Space Odyssey / A Clockwork Orange / The Shining / Eyes Wide Shut
Warner Home Video

Réalisateur: Stanley Kubrick
Année: 1968 / 1971 / 1980 / 1999
Classification: PG / 18A / 18A / 18A
Durée: 148 / 137 / 144 / 159 minutes
Ratio: 2.20:1 / 1.66:1 / 1.85:1 / 18.5:1
Codec: 1080p / VC-1
Langue: Anglais (PCM51 48kHz/24-bit, DD51), Français (DD51), Espagnol(DD51) + autres divers
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol, …
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (BD-50) chacun

Le disque Blu-ray de "2001: A Space Odyssey" est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca
Le disque Blu-ray de "A Clockwork Orange" est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca
Le disque Blu-ray de "The Shining" est disponible chez: Amazon.ca
Le disque Blu-ray de "Eyes Wide Shut" est disponible chez: Amazon.ca

Selon Martin Albert
26 février 2008

Je ne vais pas me faire des amis en disant cela, mais je n'aime pas vraiment les films de Kubrick. Oui, l'imagerie est superbe, mais pour les histoires, on peut repasser. Oui, ce sont des classiques pour la majorité des cinéphiles, mais pas pour moi. On m'a remis dernièrement quatre films de ce cinéaste à visionner sur disque Blu-ray, en supposant que le revisionnement de ces films en HD, plusieurs années plus tard, changerait mon avis. Me sentant dans "une classe à part" parmi les critiques, j'ai accepté de me porter volontaire à l'expérience.

J'ai commencé avec "Eyes Wide Shut", un film qui a fait beaucoup plus parler qu'autre chose. Terriblement bien capturé, se portant merveilleusement bien à la haute définition, le film vient à nous faire réfléchir sur notre réaction à une telle situation. Passé ce moment de réfection, le film m'a tout simplement ennuyé. J'avais seulement hâte de voir la conclusion, mais à me demander ce que je pouvais m'attendre d'intelligent de la part d'un couple de "richissimes potteux". Pas grand chose. La seule "leçon" que l'on peut tirer de ce film c'est que la communication totalement honnête avec un conjoint n'est pas meilleure que de garder ses secrets… secrets.

Sautons à "2001: A Space Odyssey" que je dois avoir vu au moins cinq fois en concluant avec "qu'est-ce que c'était cela?". Chacun a son opinion sur la signification de chaque séquence du film, mais honnêtement… ça ne me dit pas vraiment de chercher dans la philosophie du monde quand je ne veux que passer du bon temps avec un film. Encore une fois, nous avons droit à une imagerie complètement hallucinante en haute définition (parmi les meilleures que j'ai vu à ce jour - si ce n'est pas la meilleure!) accompagné d'une sonorité unique en son genre. "2001" c'est des longueurs poétiques, dans lesquelles le visuel nous retient de faire des avancés rapides, à travers un scénario qui apporte plus de questionnements que de réponse. Malgré mon texte d'introduction, je dois avouer que ce film n'est pas si méchant que cela, certainement mon préféré du lot, si c'est peu dire.

Au démarrage de "The Shining", on réalise que la qualité visuelle n'est pas au même niveau que pour "2001". Nous y voyons un peu de grisaille ici et là, principalement pour les séquences extérieures. Le film débute très lentement et si cela n'était pas de la pochette (et de la culture populaire), nous n'aurions pas d'attente vers de moments plus "excitant" tellement que les rôles de Jack Nicholson et Shelley Duvall semblent ordinaires en introduction. Ces moments banals montent graduellement vers la folie pure et simple, des visions de meurtres passés et j'en passe. Un film difficile à résumer tant les facettes sont multiples et les explications minces. J'arrive facilement à voir le côté culte que ce film à pu obtenir, mais sans qu'il ne passe dans ma propre liste de classiques. Je ne peux cependant renier que les deux acteurs principaux sont excellents sur toute la ligne! La haute définition dans ce film est certainement un atout pour l'architecture de l'hôtel et les moquettes aussi années 70 que possible. La piste sonore non compressée apporte certainement la haute définition aux sons stridents des séquences finales que tout collectionneur du genre recherche.

"A Clockwork Orange" vient rapidement me rappeler que je n'aime pas vraiment le cinéma de Kubrick. J'ai eu, plus qu'avec "Eyes Wide Shut", l'impression totale de perdre mon temps. "2001" et "The Shining" ont un petit cachet que je peux aimer, mais "A Clockwork Orange" tombe littéralement dans la branche du cinéma dont je ne raffole pas du tout. C'est l'histoire narrée par un personnage ultra violent qui se fait prendre à son propre jeu par ses "moutons" et se fait envoyer en prison, puis dans un laboratoire qui le réforme par associations mentales. Le film prend beaucoup de temps à aboutir et nous laisse dans une étrange sensation d'une histoire sans queue ni tête.

Le monde du cinéma est très varié pour plaire à tous les types de cinéphiles. Vous n'avez qu'à regarder la critique de mon collègue Simon Bergeron de ces mêmes films pour voir un avis différent. Oui je suis d'accord avec lui pour dire que Kubrick était un visionnaire, mais cela ne fait pas de ses productions des chefs-d'œuvre à mes yeux. Je vais pouvoir affirmer que j'ai maintenant vu ces films dans leur meilleur état, mais aussi qu'ils n'occuperont en aucun temps une place de choix dans mon palmarès de mes films préférés.

Les films de Kubick sont intéressants dans leur symbolisme, assurément quelque chose à voir au moins une fois dans notre vie, mais certainement pas plus que cela à mon livre. Peut-être que je visionnerai "2001" pour ses séquences classiques, peut-être avec mes enfants lorsqu'ils seront plus vieux, mais certainement pas les autres items de la collection. Mais pour les fans de Kubrick… qu'attendez-vous de vous pour vous procurer ces versions haute définition?! Ces fans seront également gâtés à une foule de suppléments, les mêmes que retrouvés dans le coffret Stanley Kubrick Collection, cependant en définition standard. Seul le documentaire "O Lucky Malcolm!" sur "A Clockwork Orange" est retrouvé en haute définition.


Cotes

Film7 / 1 / 6 / 4
Présentation6
Suppléments9
Vidéo10 / 7 / 7 / 8
Audio9 / 6 / 7 / 7