"The Water Horse: Lengend of the Deep" est un joli petit film qui se visionne très bien en famille. L'histoire est fort simple, racontée directement de la bouche de la personne à qui l'aventure est arrivée, osera nous dire Angus MacMorrow (Brian Cox) lorsqu'il était jeune. Interrogé par deux touristes qui se questionnent sur le mythe du monstre du Loch Ness, Angus se met à les intriguer pas une histoire passionnante.
En 1940, en Écosse, alors que les militaires du RAF se préparent à une possible attaque de sous-mariniers allemands, le jeune Angus (Alex Etel) n'espère qu'une chose... que son père revienne de son service militaire. Sa mère a toujours hésité de lui dire que le navire de son paternel avait été torpillé et qu'il était certainement mort. Il vit dans un manoir avec sa mère Anne (qui est la gardienne de la maison - Emily Watson), sa sœur Kirstie (Priyanka Xi), une bonne, un gardien du terrain et un homme à tout faire nouvellement engagé nommé Lewis Mowbray (Ben Chaplin). Un jour, Angus trouve un gros caillou qui s'avère à être un œuf contenant un animal mystérieux qui a beaucoup faim. Évidemment, il veut cacher cela de sa mère, mais sa sœur et Lewis.auront vite découvert l'animal qui ne cesse de grossir à vue d'œil. Lewis leur racontera la légende du "dragon des mers ", la créature qu'il croit avoir devant les yeux.
Mettant en vedette Alex Etel, l'un des deux garnements du film Millions, cette histoire vous intriguera jusqu'à la fin, mais le plaisir de la découverte du film ne dure qu'une seule fois. Je n'ai pas trouvé ni l'animal mythique ni les personnages attachants, ce qui en diminue la valeur de collection du film vers probablement une simple location. Mes enfants n'ont pas non plus désiré une seconde écoute du film, ratant complètement le marché cible du film. Il est facile de prédire la fin du film, même de savoir l'identité du raconteur dès les premières minutes, même si on semble vouloir garder cela une surprise pour la fin. Aussi, j'ai trouvé qu'il y avait trop de sous histoires à cette aventure pour être facile à suivre pour les enfants. La relation du cuistot avec la bonne aurait pu être enlevée.
La première chose que nous voyons à l'insertion de ce DVD est un menu très spécial, en fait, je n'ai jamais vu un tel menu sur aucun disque à ce jour. Au début, il semble identique aux autres popup, mais lorsque nous prenons le chemin vers un sous-menu, le menu se déplace vers le bas et le sous-menu survol l'écran pour atterrir en transparence par-dessus celui qui a laissé sa place. Cet effet est encore plus frappant sur un troisième niveau de menus. La sélection se fait ensuite grâce à un curseur que l'on déplace page par page pour voir toutes les options. Il y a énormément de travail dans cela. Lors du visionnement du film, lorsque nous faisons de l'avance rapide, une chronologie dans le même thème apparaît dans l'écran.
Tout comme le menu, beaucoup d'effort a été de mise dans le transfert audionumérique. L'image aux couleurs pastels et noirs profonds est très détaillée. Le mélange entre les animations par ordinateur et les images tournées est impeccable, sans contraste indiquant deux sources différentes. Malgré cette perception très grande de l'image, le film ne propose pas assez de scènes méritant le titre de matériel à démonstration. La piste sonore en Dolby TrueHD est assez dynamique, mais la concentration requise pour le déchiffrement de ce fort accent écossais nuit à l'appréciation des petits détails dans l'environnement sonore (les sous-titres sont très conseillés). La spatialité de cette piste sonore est enrobée dans une piste musicale signée James Newton Howard qui devient un acteur dans le film. L'audiovisuel est techniquement intéressant, sans jamais devenir époustouflant.
Du côté des suppléments, nous retrouvons un documentaire séparé en six parties peu structurées entre elles, totalisant près de 80 minutes offertes en haute définition. Remplies de séquences tirées du film, les trois premières ("The Story", "The Characters" et "Setting the Scene") sont bien ordinaires et assez promotionnelles. Les chapitres "Waterwork: Creating the Water Horse" et "Creating Crusoe" sont un peu plus intéressants, alors que "Myths & Monsters" va intéresser les fervents d'histoire et de mystères en compagnies d'experts dont l'expert de tous Steve Feltham. Des scènes retranchées et des bandes-annonces sont les derniers items qui sont partagés avec la version deux disques sur DVD du film. Le jeu interactif "Virtual Crusoe" est une exclusivité Blu-ray et consiste à prendre soin d'un bébé monstre du Loch Ness comme dans le film. Mis à part lui donner quelque chose à manger, je n'ai pas vu de lien avec les autres éléments du jeu dans son état d'âme. L'idée est intéressante, surtout le module de sauvegarde de son personnage, mais rapidement lassant pour les plus vieux. Sony veut vraiment que le Blu-ray devienne une aventure familiale!
Ce métrage nous présente un autre genre de passage de l'enfance à l'âge de l'adolescence. En se liant d'amitié avec la créature qu'il appelle Crusoé, Angus passe de l'enfant marginal, seul de son côté, ayant peur de l'eau, vers la dure réalité de la vie qui commence à le rejoindre. Une histoire bien ficelée, mais aucunement excitante.
| Film | 6 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |