Chelsea Walls
Studio Home Entertainment

Réalisateur: Ethan Hawke
Année: 2000
Classification: R
Durée: 109 minutes
Ratio: 1.85:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca

Selon Martin Albert
24 août 2002

Ethan Hawke joue le réalisateur pour la première fois pour porter à l'écran la pièce de théâtre de Nicole Burdette qui raconte cinq histoires toutes passées la même journée dans les murs de l'hôtel Chelsea de New York. La plupart des histoires sont ennuyeuses et sans intérêt mise à part celle de la serveuse Grace (Uma Thurman) et son timide voisin Frank (Vincent D'Onofrio), mais elle débouche vers absolument rien. L'ensemble des personnages récite des bouts de poésie à travers tout le film, en particulier le gars qui ne fait rien dans le film… à part de dire de la poésie. Le manque de structures à travers le film est épatant!

J'étais attiré vers ce film parce que la description ressemblait à celle de Century Hotel que j'avais bien aimé. Mais malheur, la qualité n'est pas la même et les histoires ne sont pas intéressantes. J'ai dû me reprendre à plusieurs reprises (4-5 fois) pour visionner "Chelsea Walls" car je tombais endormis. Méchante perte de temps.

Il y a en extra sur le DVD une interview avec Ethan Hawke dans lequel il tente d'expliquer que tous les réalisateurs d'Hollywood tentent d'être divertissant alors que lui essai d'être… il ne sais pas… Bien justement c'est ça le problème avec ce film : C'est un amas de "sais pas". Le film en général est très déprimant. Comme si les émotions humaines étaient possibles seulement avec l'usage de la drogue et de l'alcool ou en étant un "looser" dans la vie.

Les personnages sont à deux dimensions et très peu développés. C'est sûr qu'avec une trentaine de personnages, ce n'est pas vraiment possible de les connaître et de s'attacher à eux. Uma Thurman, Rosario Dawson, Vincent D'Onofrio, Mark Webber, Kris Kristofferson, Tuesday Weld, Natasha Richardson, Robert Sean Leonard et Steve Zahn ne sont qu'une aperçu des personnalités qui sont à bord de ce film. Supposément, le film a coûté en bas de $100,000US… lequel a probablement servi au paiement des acteurs et l'achat de la caméra avec le reste. Même pas assez d'argent pour acheter de l'éclairage pour le film.

La qualité vidéo est très médiocre. Il y a constamment de la statique dans le fond de l'image qui est très dérangeant. Dans quel magasin de grande surface Hawke a-t-il acheté sa caméra DV? Un effort a été mis en place pour s'assurer que la musique était bien distribuée dans les haut-parleurs pour créer une ambiophonie bien intéressante.

Le menu du DVD est légèrement animé et a des transitions vers les menus suivants qui sont statiques, incluant la sélection des chapitres. Comme extras, il y a bien sûr l'interview avec Ethan Hawke dont je vous parlais plus tôt, mais aussi une scène retranchée dans laquelle nous pouvons voir que le titre original était "Last Word on Paradise" (pourquoi c'est écrit "deleted scenes (avec un 'S') alors qu'il n'y en a qu'une seule?) ainsi qu'une interview avec Robert Sean Leonard. Pour compléter l'ensemble, il y a une piste de commentaires avec le réalisateur. J'ai écouté le début de celle-ci et grâce à la voix monotone du commentateur et mon inintérêt pour le film… je me suis encore une fois endormi.

Si vous voulez avoir une expérience tout à fait poétique… c'est le film qu'il vous faut… les autres peuvent bien laisser faire car la valeur commerciale / divertissement de ce film est totalement nulle. C'est officiellement un des films les plus ennuyant que j'ai vu depuis bien des années. Pour ce qui est d'Ethan Hawke : qu'il se pratique donc sur des courts métrages avant d'ennuyer les gens avec 109 minutes d'inaction.


Cotes

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