The Children's Hour
MGM Home Entertainment / United Artists

Réalisateur: William Wyler
Année: 1961
Classification: NR
Durée: 108 minutes
Ratio: 1.66:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais (Mono), Français (Mono)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-5)

Ce DVD est disponible chez : Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
5 janvier 2003

Vous me connaissez, je ne peux résister à un film mettant en vedette Audrey Hepburn. Je n'avais jamais entendu parler de "The Children's Hour" avant que MGM l'annonce et, encore là, il a fallu que je voie la pochette (et quelle pochette!) pour me rendre compte que c'était un film de mon actrice préférée! Il faut dire que le nom du film ne m'attirait pas du tout (même si j'avais déjà lu le nom de ce film dans la filmographie de l'actrice). Mais ce n'est pas la seule actrice titre de ce film. Shirley MacLaine est presque une étrangère pour moi. La seule chose que je me souvenais, c'était de l'avoir vue sur les affiches des films Terms of Endearment et The Evening Star dans les clubs vidéo. Pas vraiment un genre de cinéma qui m'attire (malgré que je n'ai vu aucun de ces deux films - on ne sait jamais, peut-être que je les aimerais). Mais revenons à nos moutons.

Karen Wright (Hepburn) et Martha Dobie (MacLaine) sont les institutrices d'une école pour filles. Elles ont une vingtaine d'élèves et tout va pour le mieux, même que pour la première fois depuis que l'école est ouverte, elles ont fait un peu de profit ($90!). Karen a un petit ami nommé Joseph Cardin (joué par James Garner) qui est docteur. Martha n'aime pas vraiment Joseph. Quant à elle, Matha n'a pas de vie amoureuse… en fait, elle n'en a jamais eu. Sa tante Lily Mortar (qui vit avec eux parce qu'elle n'a pas d'argent) n'arrête pas de le lui reprocher. Elle dit que Martha a toujours préféré la compagnie avec son amie Karen qu'avec un garçon. À force de mémérer, Lily va atteindre les oreilles de la petite Mary Tilford, la plus méchante élève de l'école. Elle ment comme elle marche et elle menace tout le monde de façon très cruelle.

À force de se faire punir, Mary décide d'étendre un filet de mensonge afin de frapper ses institutrices le plus durement possible. Elle raconte à sa grand-mère Tilford (la tante de Joseph en plus) que les deux institutrices sont lesbiennes. De nos jours, cela aurait passé cent pieds au-dessus de la tête de bien des gens, mais en 1961 c'était assez grave. Grand-mère Tilford s'en va étendre le mensonge, qu'elle croit vrai puisque la vérité sort de la bouche de sa petite Mary, à travers la ville. Tous les parents s'empressent alors d'enlever leurs enfants de l'école Dobie-Wright. Tout le monde les pointe maintenant du doigt. Leur vie s'écroule autour d'eux. Même le Docteur Cardin est prié de cesser de voir Karen s'il tient à son poste. Que vont-ils devenir?

Cela faisait bien longtemps qu'un film m'avait fait réagir de la sorte aux émotions qu'il projetait, surtout un film des années 60! Non, mais la petite fille, nous voulons qu'il lui arrive quelque chose pour la punir. Son regard est tellement méchant qu'elle fait peur. Les enfants qu'elle menace montrent la terreur dans leur visage. Même Karen avalait durement ce que Mary lui soulignait. Les enfants sont plus réalistes dans ce film que dans la génération des Home Alone et autres. Juste pour cela, le film mérite d'être vu!

"The Children's Hour" est le remake du film These Three (qui est lui-même une adaptation de la pièce de théâtre "Children's Hour" de Lillian Hellman) qui avait été tourné en 1936 par le même réalisateur, William Wyler. Dans cette adaptation du film, Karen (jouée par Merle Oberon) et Matha (jouée par Miriam Hopkins - qui joue le rôle de Lily Mortar dans la nouvelle version) sont toutes deux amoureuses du docteur Cardin (joué par Joel McCrea) et un mensonge d'une élève (Mary Tilford qui est jouée cette fois par Bonita Granville) fait croire que ce triangle amoureux est allé plus loin dans leur relation. Bien sûr, le scénario a été très censuré… c'était 1936 après tout! On y parle d'adultère plutôt que de lesbianisme. Le monde a bien changé depuis.

La qualité sonore de la présentation principale est très bien. Aucun problème de grichement ou de rétroaction (feedback). L'image est vraiment bien conservée. J'ai à peine vu quelques points blancs et quelques grafignes. Il y a quelques scènes qui ont une légère distorsion audio-visuelle comme s'il y aurait un changement de bobine mal exécuté. J'aurais bien apprécié un transfert anamorphique sur ce film, car il est moins beau sur de grands téléviseurs. Il y a peu de suppléments sur ce disque. Il y a seulement une bande-annonce qui ne peut faire autrement que vous donner le goût de voir le film. J'aurais bien aimé avoir un documentaire expliquant les différences avec la pièce de théâtre, These Three et ce film. Même une bande-annonce de These Three aurait été bien appréciée (et possible, car c'est United Artists qui ont aussi produit ce film-là).


Cotes

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