Chronicles of Riddick
Unrated Widescreen Edition
Universal Studio

Réalisateur: David Twohy
Année: 2004
Classification: 14A
Durée: 135 minutes
Ratio: 2.40:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 28
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon François Langevin
11 novembre 2004

En l'an 2000, un petit film de science-fiction (coûts de production de 20 millions de dollars), réalisé par David Twohy et intitulé Pitch Black allait devenir le succès discret du début de l'année (moment peu propice pour le lancement de film) amassant plus de 50 millions de dollars au box-office et propulsant par le fait même Vin Diesel au rang des nouvelles coqueluches d'Hollywood. Rappelant par moment l'atmosphère oppressante du classique Alien, ce film relatait les aventures de Richard Riddick, bagnard interplanétaire doté d'une vue lui permettant de voir dans le noir et doté d'une force peu commune. Hollywood étant ce qu'il est et la mode étant aux suites, il fallait bien s'attendre à revoir notre héros reprendre du collier tôt ou tard.

En 2004, vedette et réalisateur se retrouvèrent pour donner suite à Pitch Black dans un film intitulé "The Chronicles of Riddick". On retrouve donc notre héros, cinq années plus tard, être la proie de chasseurs de prime sur une planète glacée. Évitant le piège de ses poursuivants, il trouvera refuge sur la planète Helion, macrocosme de la société parfaite. La planète sera attaquée par une armée d'extra-terrestres redoutables nommés Nekromangers et dirigés par le despote Lord Marshal (Colm Feore). Ce dernier y mène une guerre sans pitié aux Elementals (race de sages) et profite de son passage sur d'autres mondes pour convertir les habitants aux croyances Nekromangers. Riddick fera la rencontre d'Aereon (Judi Dench), prêtresse Elemental, et en échange d'informations concernant son mystérieux passé, Riddick tentera de freiner la menace Nekromangers. Pour y arriver, il devra retourner sur une planète carcérale où Jack, la jeune fille qu'il avait sauvé cinq ans auparavant et qui répond maintenant au nom de Kyra (Alexa Davalos) est retenue prisonnière. Il la délivrera et ensemble ils tenteront de renverser l'ennemi.

L'histoire souffre du syndrome Forrest Gump en ce sens qu'on court tout le temps dans ce film, mais on ne sait pas trop ou ça mène. C'est bien dommage, car l'impressionnant canevas futuriste émulant l'univers particulier de Roger Dean (concepteur des pochettes de disques des groupes rock Yes et Asia) est un régal pour l'oeil et rappelle à certains égards la planète Arrakis (Dune de Frank Herbert). On se promène d'une planète à l'autre en un clin d'œil et les personnages sont si peu développés qu'il est a se demander pourquoi ils font partie de la distribution. De plus, les vilains Nekromangers peuvent s'approprier une planète en claquant des doigts, mais sont pris d'une guigne galactique face à un individu aux allures messianique. Malheureusement, nous avons affaire à un bouilli cinématographique où une intrigue complètement ridicule est prétexte à une ahurissante démonstration d'effets spéciaux tout de même très bien réussie. Les scènes de combats sont mal chorégraphiées et on tente de sauver la mise en employant une superposition d'images donnant un effet stroboscopique, en utilisant de gros plans et en utilisant des accélérés à outrance. Je me demande encore ce que fait la très talentueuse Judi Dench dans ce film à gros budget. Enfin, se poser la question c'est d'y répondre.

Avant d'aborder les spécifications du DVD, il est bon de souligner qu'il existe trois versions DVD du film. Une version panoramique et une version plein écran du film présenté en salles et comprenant des trames sonores anglaise, française et espagnole (toutes Dolby Digital 5.1) sont disponibles. Et il y a une version "Director's Cut" dont le film se trouve bonifié d'une quinzaine de minutes et présentant une trame de commentaires entière, mais amputée des trames sonores française et espagnole. Pour les fins de cette critique, cette dernière est revue.

Côté vidéo, l'image est impeccable, exempte d'artéfacts de compression et est composée de belles couleurs vives. Nous avons droit à un très beau transfert de la part de Universal Studios. À noter que les segments ajoutés dans cette "Director's Cut" sont facilement identifiables, car la fluidité de l'image est intentionnellement perturbée pour signaler l'intrusion des nouveaux segments. Le volet audio se compose de la trame originale Dolby Digital 5.1. Malgré le peu d'intérêt engendré par les dialogues, ils sont facilement audibles et la musique de circonstance remplit bien son mandat. Côté ambiophonie, nous sommes servis. Cette orgie d'explosions et de bruits intergalactiques sollicite l'entièreté des enceintes du cinéma maison. L'ambiophonie est très grande et on a souvent l'impression que les vaisseaux spatiaux nous passent au dessus de la tête. Quant aux explosions, elles feront le délice de votre canal d'extrême grave, croyez-moi. Quel dynamisme que cette trame.

C'est par un menu dynamique et très concept que le DVD s'amorce. Premièrement, on nous demande de choisir entre les options "Convert" et "Fight". L'un ou l'autre des choix nous amène vers un sous-menu conçu spécialement et offrant dans les deux cas les mêmes options. Je préfère particulièrement l'option "Convert" car le sous-menu qui s'y trouve nous montre un Riddick servile devant des cocons scrutateurs d'âme. Enfin à vous de découvrir les deux façons d'amorcer le film et de voir le parcours que vous préférez. C'est certes un des menus les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir.

Côté suppléments, nous sommes également très bien servis et ça commence par une trame de commentaires faite conjointement entre le réalisateur et les comédiens Alexa Davalos (Kyra) et Karl Urban (Vaako). Nous avons droit à des commentaires orientés sur chaque scène du film, que ce soit par le design, la façon de s'y préparer et de certaines anecdotes de tournage. Quoiqu'informative et remplie de propos bien nourris, cette trame est trop sérieuse et un manque de complicité en fait une trame linéaire où on déborde très peu le cadre du tournage. Trois scènes retranchées peuvent aussi être visionnées avec les commentaires du directeur ou non. "Riddick World's" est un survol des plateaux de tournage ayant servi au film. Puis il y a "Virtual Guide To The Chronicles Of Riddick" qui se veut un segment où l'on nous présente sous forme de narration les différents univers, planètes et races qui composent le monde de Riddick. J'avoue que ce supplément est très informatif et je vous recommande son écoute avant d'entreprendre le visionnement du film. "Riddick Insider - Facts On Demand" est une trame d'information qui activée nous donnera une tonne de renseignements sous forme de capsules lors du visionnement du film. Personnellement, c'est le supplément que j'ai trouvé le plus intéressant du lot. "Visual Effects - Revealed" est une revuette sur les effets spéciaux utilisés dans le film. Commentée par Peter Chiang, superviseur en chef, on y apprend le comment du pourquoi, mais malheureusement il est trop court pour être vraiment intéressant. "Toombs' Chase Log" est le journal de bord du chasseur de primes lequel nous permet d'en apprendre un peu plus sur Riddick et sur Toomb, cet être de peu de manières.

Pour terminer, un extrait du jeu vidéo Chronicles Of Riddick - Escape From Butcher Bay pouvant être joué sur votre console XBox est inclus et pour vous en parler, notre collaborateur Martin Albert s'est porté volontaire. Voici ce qu'il en pense: "Le jeu est très accrocheur et je me suis surpris à jouer bien plus longtemps que j'avais prévu. Une fois que l'action est en cours, nous ne voulons qu'aller plus loin. Les graphiques sont bien faits, quelques éléments comme les ombres sont intéressants quoique pas tout à fait au point. Le design du menu est très spécial dans sa forme visuelle et sonore. Le son Dolby Digital 5.1 crée une ambiance du tonnerre, vous enveloppant totalement dans l'action. Le jeu est facile à saisir et est très maniable. Les contrôles sont à peu près les mêmes que dans la plupart des "first person shooters". La démonstration a le défaut de ne pas permettre de sauvegarder sa position (en espérant que le jeu complet le permet quant à lui). On nous offre ici le premier niveau au complet, moins les animations d'introduction, ce qui est amplement suffisant pour se faire une idée du jeu.".

"The Chronicles of Riddick" est un film possédant un esthétisme ahurissant, mais qui n'a malheureusement pas d'âme. Se voulant une suite au film Pitch Black lequel était un thriller de science-fiction fort réussi, on se retrouve ici dans un film hyperactif qui tente d'émuler le monde de Frank Herbert (Dunes) et qui se perd à force de vouloir trop donner. Amateur de films d'actions et de science-fiction, je vous recommande quand même ce film qui possède des décors à couper le souffle, des effets spéciaux très réussis et une trame sonore à vous stimuler l'ouïe. J'aimerais souligner l'effort de premier plan fait par la compagnie Universal sur ce très beau DVD.


Cotes

Film6
Menu10
Suppléments8
Vidéo9
Audio9