Le contexte d'une relation orageuse entre parents et enfants a été souvent exploité au cinéma, mais rarement ces enfants ont-ils eu une manière semblable de se faire entendre de leurs parents. Dans ce film, Maggie a toujours eu de la difficulté à se faire comprendre de son père, brillant avocat qui a plus souvent qu'autrement fait passer sa carrière et ses maîtresses avant sa vie de famille. Cette attitude n'a que contribué au mépris que sa fille éprouve à son égard. Cependant, cela ne l'a pas empêchée de suivre ses traces professionnelles et de devenir également une excellente avocate. Le dossier rêvé arrive entre les mains de la jeune recrue qui désire à tout prix se l'approprier. Mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que l'avocat de la partie adverse est nul autre que son cher paternel. Alors que plusieurs y voient une raison de cesser de s'occuper du dossier, elle n'y voit qu'une plus grande motivation d'enfin affronter son père sur un terrain neutre et lui prouver qu'elle est tout à fait capable de le battre.
Le menu montre le père et sa fille, côte à côte, devant la salle d'audience qui est devenue l'endroit de régler leurs comptes personnels. Comme seuls suppléments, nous retrouvons quatre bandes-annonces: The Abyss, Behind Enemy Lines, Men Of Honor et Runaway Jury, en plus de celle de "Class Action".
Malheureusement, le côté technique n'est pas aussi agréable que le film, ce qui est bien souvent le cas lorsque des films qui sont sortis antérieurement à l'apparition des DVD refont surface dans ce format. Le transfert anamorphique est présent, certes, mais il ne nous fait pas oublier les quelques défauts qui nous sautent aux yeux. Si les détails sont bien définis dans l'ensemble, nous avons droit à quelques plans éloignés embrouillés. Les couleurs utilisées n'ont rien de bien joyeux, les principales étant les tons de brun ainsi que le noir. S'ils transmettent loyalement l'ambiance conservatrice des tribunaux, ces tons nous donnent un résultat à l'écran plutôt fade. La luminosité fait également défaut: la très grande majorité des scènes est mal éclairée et ressort de manière très sombre. Même dans les scènes qui devraient mettre en valeur la vivacité des couleurs, on dirait qu'un voile subsiste par-dessus l'image qui nous enlève toute teinte vive. Pour ce qui est du son, seules les enceintes avant sont utilisées, ce qui nous donne des dialogues et des bruits ambiants qui sont bien audibles, mais qui sont dépourvus de toute variation et qui nous laisse un vide dans notre oreille.
"Class Action" est vraiment un très bon film. Le fait d'utiliser les salles d'audience comme toile de fond aux règlements de compte familiaux était une excellente idée, et heureusement, cette dernière a été exploitée à son avantage. En effet, le procès n'est qu'un prétexte pour faire ressortir toute cette rage qui dort au fond de Maggie. Le film est vraiment basé sur sa relation avec son père, et non sur le procès en tant que tel, qui est secondaire. Donc, même si vous êtes complètement ennuyés par les films juridiques habituellement, vous pourrez regarder "Class Action" sans crainte de vous endormir ou de vous perdre dans le jargon légal. Comme petit bonus, vous retrouverez Gene Hackman dans un personnage très coloré et intéressant à voir aller. Comme la perfection est rarement de ce monde, le côté technique gâche un peu le plaisir que nous pouvons avoir à visionner ce film, mais celui-ci reste tout de même un très bon divertissement.
| Film | 8 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 5 |