Ce film devait sortir en salle le 5 octobre 2001, mais suite aux événements du 11 septembre de cette même année, il a été repoussé au 8 février 2002 (à cause bien sûr de son contenu indirectement lié à ces malheureux événements). "Collateral Damage" traite de terrorisme, comme vous vous en doutez sûrement. Gordy Brewer (Arnold Schwarzenegger) est un pompier qui part en guerre contre les terroristes qui ont fait sauter une bombe, dont sa femme et son fils furent victimes. Animée par la haine, Brewer va les suivre jusqu'en Colombie afin d'assouvir la vengeance qui le ronge par en dedans depuis assez longtemps. N'ayant plus rien à perdre, il fera tout pour retrouver El Lobo (Cliff Curtis), le principal responsable de la mort de ses bien-aimés.
Oui, je sais! Arnold joue encore les héros, sauf que cette fois-ci, il n'a pas d'entraînement militaire et n'est pas fait de métal. Tout ce qu'il a, c'est son physique et son entraînement de pompier. Vous ne verrez donc pas Arnold tuer 350 personnes avec sa mitraillette, ni miraculeusement se sortir d'une pluie de balles tirées par les fusils de ces mêmes 350 soldats. En fait, c'est surtout par son intelligence qu'il combattra ses ennemis, quelques coups de poing en prime.
J'ai bien aimé le jeu de l'actrice Francesca Neri (la femme de El Lobo). J'ai apprécié son accent Colombien, d'autant plus que dans la vie de tous les jours, elle est Italienne avec un fort accent merci. J'ai aussi bien aimé les prestations de John Leguizamo et John Turturro qui, malgré leurs présences de courte durée, ont su laisser leurs marques sur le film. J'ai également aimé le fait que, pour une fois, la fin d'un film d'Arnold ne se finit pas en bain de sang, mais plutôt d'une manière qui en étonnera plusieurs.
Le son et l'image sont irréprochables. Les menus sont statiques avec aucune transition vers les autres menus. J'ai trouvé cela plutôt simpliste pour un menu de DVD d'un gros canon comme Arnold Schwarzenegger. Ils auraient pu se forcer un peu plus. J'ai aussi détesté l'absence de traduction lorsque que les Colombiens parlaient leur langue. Des fois, c'était traduit et d'autres fois non. Qu'ils se fassent une idée à la fin!
En ce qui attrait aux suppléments, nous ne sommes pas choyés non plus. Il y a plusieurs éléments au menu, mais rien de grande qualité. Il y a premièrement un documentaire sur la production qui a des allures de documentaire promotionnel plus qu'autres choses. Ensuite, il y a un petit documentaire mettant en vedette Arnold Schwarzenegger et le réalisateur Andrew Davis qui y vont de leurs commentaires à propos du film. Encore là, c'est très promotionnel. Il ne dure que sept ou huit minutes et cela cause le manque de profondeur des nombreux sujets abordés. Il y a aussi six scènes retranchées dont deux sont des variantes de scènes déjà dans le film. Ensuite, on retrouve des filmographies et une bande-annonce. L'ensemble est complété avec une piste de commentaires du réalisateur Andrew Davis qui se veut informative, mais pleine de temps morts (qui me donnait parfois le goût de ne pas l'écouter au complet). Pour ceux qui possèdent la technologie requise, le DVD contient une section DVD-ROM qui est principalement composée de liens vers des sites Web ayant rapport au film.
J'ai acheté ce DVD malgré le fait que le film n'ait pas eu de trop bonnes critiques lors de sa sortie en salle. Plusieurs critiques semblent un peu tannés de voir Arnold Schwarzenegger dans le décor et s'amusent à le dénigrer. Je crois pour ma part qu'au contraire Schwarzenegger a réussi avec le temps à comprendre et à faire évoluer les personnages qu'il joue dans ses films. Comme je le disais plus tôt, l'ère des armées contre un seul homme semble bien révolue. Et c'est bien mieux comme ça.
| Film | 8 |
| Menu | 4 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |