Les belles surprises ne se répètent pas souvent. C'est peut-être ce que Nia Vardalos a pu se dire après le relatif échec en salles de son dernier film en tant qu'actrice, mais aussi auteure: "Connie and Carla". En effet, si My Big Fat Greek Wedding avait était la grande surprise de l'année 2002 avec près de 250 millions de dollars de recettes, seulement en Amérique du Nord, sa nouvelle comédie n'a même pas réussi à engranger dix millions lors de son exploitation. Et pourtant, ce n'est pas si mauvais...
Connie (Nia Vardalos) et Carla (Toni Collette) sont deux amies d'enfance. Depuis leur plus jeune âge, elles rêvent de donner de petits spectacles, au grand désespoir de leurs camarades de classe qui se voient obligés de supporter leur exhibition. Malgré tout, nos deux jeunes artistes en herbe ne baissent pas les bras et plusieurs années plus tard, à l'aéroport de Chicago, nous les retrouvons avec le même entrain à essayer de divertir des voyageurs esseulés ou des alcooliques de passage, qui n'en ont rien à faire des numéros musicaux présentés devant eux. Mais ce soir là, nos deux comparses vont être mêlées bien involontairement à une discussion privée et témoins d'un meurtre. Mais ce qu'elles ne savent pas, c'est que la victime a caché quelque chose dans leur sac. Poursuivies par les méchants, elles décident de s'enfuir de leur petite ville et se retrouve à West Hollywood, près de Los Angeles. Afin de subsister, elles décident de se faire passer pour deux hommes qui se font passer pour des femmes (vous suivez?) dans un petit café théâtre pour travestis. Sans le vouloir, elles trouvent enfin leur vrai créneau artistique. Leur numéro est un vrai succès et le cabaret où elles se produisent doit même s'agrandir. Mais les mafieux qui les traquent finissent par les retracer.
Un des principaux attraits de ce film réside surtout dans la partie musicale, spécialement choisie par Nia Vardalos elle-même. Les numéros sont très colorés en raison de robes et de déguisements flamboyants. Malheureusement, on ne croit jamais à leur personnage d'homme travesti. On se demande encore plus comment les autres peuvent le croire (surtout au point de vue du décolleté). Cette remarque mise à part, l'histoire est plaisante et le jeu de ces actrices est assez convaincant et surtout, on ressent vraiment le plaisir qu'elles ont eu. Comme je l'ai dit plus tôt, une bonne partie du film est musicale, ce qui nous donne l'occasion d'entendre et surtout de réentendre de vieux succès disco des années 80, mais surtout d'assister à des numéros visuels très hauts en couleur, mais aussi très drôles. Seul, David Duchovny semble un peu perdu dans cet ensemble, malgré un jeu parfois assez subtil. Mais il fallait bien un hétéro pur dans ce monde de travestis.
Universal nous offre un DVD très complet avec ce titre. La qualité de l'image offerte est excellente, nous donnant l'occasion d'apprécier les costumes et surtout les maquillages parfois assez extravagants. Les bandes sonores ne sont pas en reste et on privilégiera la piste DTS pour une ambiance de cabaret encore plus prononcée. La piste française reste malgré tout très bonne. On regrettera par contre l'impossibilité de passer d'une piste à une autre sans revenir au menu audio. Le menu principal est à l'image du film: coloré, animé et surtout musical. Les autres pages de menu sont fixes, mais avec toujours une plage musicale, souvent très rythmée.
Les suppléments sont assez nombreux. On commence par la piste de commentaires de l'actrice Nia Vardalos et du réalisateur Michael Lembeck. Chacun y va de sa petite anecdote en fonction des scènes du film. Nia nous dévoile beaucoup de petits à côté visuels que nous ne remarquons pas vraiment et qu'elle nous signale dans son commentaire. On trouve ensuite un ensemble de scènes supprimées présentées par le réalisateur lui-même. On a aussi droit à quelques scènes musicales présentées dans leur intégralité, puisqu'elles sont pour la plupart raccourcies dans le film. Très bon, surtout la prestation de Debbie Reynolds (dans son propre rôle) et le trio "Shake Your Groove Thing". On pourra juste regretter que ces morceaux soient des chutes de montage, donc de qualité inférieure pour l'image, le son restant très bon. Ces extraits sont aussi présentés par le réalisateur. Quelques prises ratées, très drôles, nous montrent que David Duchovny ne sait pas toujours son texte (mais peut montrer qu'il est vraiment un homme) et aussi que le rire peut être très communicatif.
Les suppléments suivants proviennent en fait d'un même documentaire de production, mais qui a été séparé en trois. Le premier nous emmène sur le tournage de "Connie and Carla". D'une durée de 25 minutes, nous explorons l'arrière-scène et assistons aux prises de vues de plusieurs scènes. Le segment suivant, "Dressing in Drag", est plus précisément consacré aux costumes et aux maquillages, avec les responsables de cette partie. On y apprend l'origine du mot "Drag Queen" ainsi que les bases d'un habillage adéquat pour ce titre. Enfin, le troisième segment est entièrement consacré à Debbie Reynolds et sa participation spéciale à ce film. Le réalisateur Michael Lembeck la surnomme même "l'icône des années d'or".
Si l'histoire ne parvient pas toujours à nous toucher comme elle le devrait, l'ambiance du film et surtout ses nombreuses parties musicales empêchent de nous ennuyer. On pourra aussi regretter que Nia et Toni ne soient pas aussi drôles dans le film que dans les prises ratées. Malgré tout, "Conie et Carla" est un bon divertissement, qui prend encore plus sa place avec les suppléments offerts sur le DVD. Poussez les meubles et participez à la fête vous aussi.
| Film | 7 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 8 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 9 |