Constantine
2-Disc Deluxe Edition
Warner Home Video

Réalisateur: Francis Lawrence
Année: 2005
Classification: 14A
Durée: 121 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres: 34
Nombre de disques: 2 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Frédéric Gouin
31 juillet 2005

Ma première surprise en visionnant "Constantine", ça été de voir que le personnage provenait de la bande dessinée Hellblazer de DC Comics. Ce n'est pas donc sur l'angle de la comparaison que je vais parler du film, alors les fans de la BD, soyez indulgents! Par contre, ce que je peux dire, c'est que Keanu Reeves ne ressemble pas du tout, physiquement parlant, au héros de la BD. Il n'est pas de la même nationalité, il n'a pas les cheveux blonds et il a l'air un plus propre. Dans les suppléments du DVD, on indique bien que la ressemblance physique n'était pas si importante pour l'adaptation. Toutefois, le comportement et la façon de faire de Constantine l'étaient beaucoup plus.

John Constantine (Keanu Reeves) n'a jamais été comme les autres. Jeune, il voit des choses que la grande majorité des gens ne verront jamais. Après quelques séjours en institut psychiatrique, il accepte mieux son rôle sur la Terre. Il combat donc le mal, en renvoyant en enfer les démons et autres créatures. Fumeur depuis son plus jeune âge, il est atteint du cancer des poumons et son espérance de vie est très courte. Il tente donc d'acheter son paradis en travaillant contre les forces du mal.

Lorsque la sœur jumelle de la policière Angela Dodson (Rachel Weisz) se suicide, son enquête l'amène vers John, le seul qui peut l'aider. Il semble que l'ange Gabriel (Tilda Swinton) et le représentant de Satan, Balthazar (Gavin Rossdale - chanteur du groupe Bush) tentent de faire venir le fils de Satan sur Terre. Constantine doit donc fermer la porte de celui qui amènerait l'enfer sur Terre.

D'un point de vue technique, l'image est vraiment sublime. Il y a peu de choses qu'on peut reprocher à cette image claire et éclatante. Les couleurs sont belles et bien définies. Par exemple, les scènes en enfer sont vraiment intéressantes pour l'œil. Du côté sonore, je m'attendais à quelque chose de plus. L'ambiophonie est présente pour quelques scènes, mais pas suffisamment pour ce genre de film. Ça fait bien le travail, mais nos oreilles auraient pu être excitées un peu plus. Le menu principal est ce que j'appelle un menu parfait. Il y a d'abord une très belle animation qui regroupe plusieurs éléments du film. Après, on peut voir quelques scènes du film dans la partie supérieure. Une musique d'ambiance accompagne le tout. C'est assez difficile à décrire, mais le menu est dynamique, il ne tombe pas sur les nerfs et il ne montre pas de punch. Visuellement, c'est très joli.

Le premier disque comprend une piste de commentaires du réalisateur Francis Lawrence, du producteur Akiva Goldsman et des deux scénaristes Kevin Brodbin et Frank Cappello. Ceux-ci sont les plus intéressants. Ils expliquent les changements au scénario original et le pourquoi. Lawrence se concentre plus sur les problèmes de production et du budget. Le vidéoclip "Passive" de "A Perfect Circle" et des bandes-annonces complètent les suppléments du premier DVD de l'ensemble.

Le deuxième disque commence avec "Conjuring Constantine" qui nous raconte les racines de Constantine: ses débuts dans les BD et de son impact sur la création de Vertigo, une branche "plus adulte" de DC Comics. On décrit Constantine tel que vu dans les bandes dessinées et on explique les différences entre le personnage de la BD et celle du film. De plus, on explique le choix des acteurs pour les rôles principaux. Plusieurs intervenants participent aux entrevues, autant de la section de production que de la compagnie Vertigo. Un documentaire intéressant et pas promotionnel.

La section "The Production from Hell" regroupe trois documentaires. "Director's Confessional" donne la parole au réalisateur Francis Lawrence. Issu du monde de la publicité et des vidéoclips, il raconte en toute franchise sa première expérience sur la réalisation d'un film. Le tout est accompagné de plusieurs scènes du tournage. "Collision with Devil" traite de la séquence d'ouverture où un jeune Mexicain se fait frapper par une auto. Tous les détails sur les effets spéciaux y sont expliqués avec image à l'appui. "Holy Relics" permet à l'accessoiriste en chef de décrire les accessoires et les armes utilisées par Constantine. La création du fusil sacré est assez impressionnante. Beaucoup de détails et de minutie ont été nécessaires pour réaliser l'ensemble des accessoires.

La section "Imagining the Underworld" regroupe quant à lui quatre documentaires: "Hellscape" se concentre sur les effets spéciaux entourant l'enfer et ses créatures. L'inspiration de l'enfer est le résultat d'une explosion nucléaire. On y traite beaucoup d'images de synthèses, car l'enfer en regorge. "Visualizing Vermin" concerne l'homme-vermine, une bête qui se compose de milliers d'insectes, des serpents, de rats, etc. L'homme-vermine est entièrement fait en synthèse et ils y ont mis beaucoup de travail, mais malheureusement, la scène est si rapide qu'on ne peut pas apprécier tous les détails qu'on nous explique dans le documentaire. "Warrior Wings" donne des détails sur les ailes ajoutées artificiellement aux anges. L'inspiration vient des ailes de rapaces, car les anges sont les guerriers de Dieu. Finalement, "Unholy Abduction" traite de la scène où Rachel Weisz se fait aspirer à travers plusieurs murs. Cette scène a été tournée en partie pour de vrai alors que la synthèse est venue embellir le tout. Même une maquette a été utilisée. Si vous déplacez votre curseur, il sera possible de voir un documentaire qui est caché du menu. Il concerne les effets spéciaux pour Balthazar, lors de la bataille avec Constantine. Bref, un segment fort intéressant pour ceux qui s'intéressent aux effets spéciaux.

"Constantine's Cosmology" tente d'expliquer le rôle du héros mythique que doit endosser Constantine et explique son comportement. Ce n'est pas super intéressant et on ne sait pas trop où Phil Cousineau, auteur de "The Hero's Journey" veut vraiment en venir. "Foresight: The Power of Previsualization" permet de visionner quelques scènes en format d'animation numérique. Ces animations permettent d'avoir une bonne idée sur la scène qu'on désire réaliser. L'image est divisée en deux pour ainsi permettre de voir la comparaison avec la scène finale. Le tout peut être écouté avec ou sans les commentaires du réalisateur. Près de 18 minutes de scènes supprimées, dont une fin alterne, sont disponibles avec ou sans les commentaires de Francis Lawrence. Quelques-unes sont intéressantes, mais rien d'extraordinaire. Pour la fin alternative, elle ne change vraiment rien au film. Dans le coffret DVD se trouve également le #41 de la BD Hellbrazer Dangerous Habits.

J'ai un peu de difficulté à donner mon appréciation du film. J'ai passé un bon moment à l'écoute du film, mais j'ai l'impression que le film manque un je-ne-sais-quoi pour atteindre un niveau supérieur. Je m'explique mal cette réticence, car le scénario est bien et visuellement, le film est impressionnant. Bref, peut-être qu'avec une autre écoute, je pourrais bien découvrir ce petit quelque chose qui manque.


Cotes

Film7
Présentation10
Suppléments8
Vidéo10
Audio7