Ma femme est une lectrice assidue et elle dévore les livres en quelques soirées, préférant les sujets de la fantaisie, la science-fiction et plus particulièrement les thrillers policiers. Un de ses auteurs favoris est Robert Ludlum et elle me décrit souvent ses livres comme étant très imagés en mots. Moi étant rangé du côté du cinéma, mais à l'écoute de ce que ma femme raconte, je me suis dit que cette nouvelle sortie DVD basée sur un roman de Ludlum (en fait de Gayle Lynds basé sur le travail de Ludlum) devrait être bien intéressante et je n'ai pas eu tord. Bien que peu fidèle au livre selon les synopsis de ce dernier que j'ai pu lire ici et là, j'ai trouvé l'intrigue bien captivante.
Servi un peu à la sauce 24 (l'agent presque seul pour trouver le terroriste), nous retrouvons le colonel Jon Smith (Stephen Dorff), anciennement un agent de Covert One, une agence qui répond directement au Président des États-Unis (Anjelica Huston), qui se retrouve, avec sa fiancée docteur Sophie Amsden (Sophia Myles), sans le vouloir dans une affaire de bio-terrorisme. Travaillant au "United States Army Medical Research Institute for Infectious Diseases" (l'USAMRIID - une agence militaire de recherche sur les maladies infectieuses), ils se retrouvent face à un virus mortel qui, selon leurs prédictions, va tuer des milliers de personnes. Jon trouve des choses étranges dans le sang de militaires atteints du virus et l'envoie à Sophie qui sera tuée pour cette découverte (ainsi que son collaborateur).
Maintenant devenu une question personnelle, Jon veut retrouver les responsables. Il va se retrouver face à deux ex-agents du Covert One qui veulent de son aide pour chercher la source du virus. Il y a Bill Griffin (Josh Hopkins), un de ses anciens coéquipiers qui avait été tué dans un accident (un faux accident puisqu'il est là), et Rachel Russel (Mira Sorvino), une femme à qui il a sauvée la vie dans le passé. Cette dernière avait comme mission de récupérer le virus, mais elle s'était rendu compte que les gens de Covert One qui l'entouraient n'étaient pas honnêtes, et s'enfuit avec le virus après les avoir liquidés. Évidemment, les dirigeants de Covert One la prennent pour la méchante de l'histoire ne sachant pas qu'il y avait (et il y en a encore) des espions à leur bord. Quoiqu'il est est très évident qu'il y a des gens d'agenda différent dans Covert One, l'histoire reste très captivante et intrigante jusqu'à la fin.
J'ai détesté les flashbacks bien inutiles durant le film qui servaient à nous situer les indices précédents par rapport à ce qu'il venait d'être retrouvé et souvent on nous servait les mêmes images flashback après flashback. Peut-être que cette minisérie de 165 minutes a été présentée télévisuellement en plusieurs instances (avec plein d'annonces publicitaires) et ces flashbacks étaient nécessaires pour le téléspectateur. Reste que la longueur du film nous permet d'approfondir les dialogues de quelques personnages secondaires comme la présidente des États-Unis (Anjelica Huston) qui nous montre une femme bien informée qui ne veut pas trop en dire au peuple américain, Steven Haldane (Jeffrey DeMunn), un riche patron d'une compagnie pharmaceutique qui n'est pas aussi blanc qu'il le prétend, Peter Howell (Colm Meaney), un traqueur en Afghanistan (facilement un des plus intéressants personnages secondaires du film) et le patron de Covert One (Danny Huston) et son bras droit l'agent Palmer Addison (Blair Underwood). Du côté des terroristes, je passais mon temps à me dire que ce qu'ils montraient dans le film ne pouvait que donner des idées aux vrais terroristes, mais si ces idées sont aussi bien pensées que l'informatique dans le film, je n'ai pas à m'inquiéter!
Du côté technique, cette production récente faite pour la télévision s'est bien transférée sur DVD, nous offrant une image exceptionnellement belle, sans défaut apparent, accompagnée d'une piste sonore intéressante, mais qui aurait eu bien avantage à avoir plus de puissance ambiophonique et de basse dans de certaines scènes. La présentation de la pochette du film vous fera sûrement sourire pour sa haute ressemblance à celle de The Bourne Identity! Le menu principal du DVD est joliment animé des personnages et des scènes du film, mais rien pour vendre la mèche de l'histoire. Comme suppléments, il n'y a que des bandes-annonces dont celle d'Ultraviolet et un, non anamorphique, parlant de la plus récente version de The Fifth Element.
| Film | 7 |
| Présentation | 5 |
| Suppléments | 1 |
| Vidéo | 7 |
| Audio | 7 |