Crack House
MGM Home Entertainment

Réalisateur: Michael Fischa
Année: 1989
Classification: R
Durée: 91 minutes
Ratio: 1.85:1 / 1.33:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol, Espagnol
Nombre de chapitres: 16
Nombre de disques: 1 (DVD-10)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca

Selon Thierry Lacime
28 mars 2005

Le cinéma est parfois utilisé comme véhicule de messages sociaux. Montrer, par exemple, sur grand écran les ravages de la drogue pour essayer de sensibiliser le spectateur peut avoir des effets bénéfiques. Encore faut-il que ce soit indiqué en ce sens...

"Crack House", de Michael Fisha, raconte l'histoire de Melissa (Cheryl Kay), une jeune étudiante qui vit avec sa mère alcoolique. Elle rêve de devenir styliste de mode et elle suit des cours pour cela, dans un établissement scolaire un peu marginal de la banlieue de Los Angeles. Son petit ami, Rick (Gregg Thomsen) est un ancien membre d'un gang, mais il s'est rangé, comme on dit. Leur relation semble filer le parfait bonheur et la demande en fiançailles de Rick vient rajouter du brillant dans les yeux de Melissa. C'est alors que Rick se retrouve par hasard mêlé au meurtre de son ami et chef de gang. Il décide alors de reprendre le flambeau et de combattre ses rivaux assassins. Mais il se fera arrêter par le Lieutenant Johnson (Richard Roundtree), un policier qui surveille ces jeunes depuis des années. C'est alors que pour aider son petit ami, Melissa décide de se rapprocher d'un important revendeur de drogue, Steadman (Jim Brown) pour essayer de négocier. Mais ce dernier, amateur de belles jeunes femmes, va la garder prisonnière et lui donner le goût à la drogue. Rick n'aura d'autres choix que de devenir un appât de la police pour essayer de coincer Steadman et de sauver Melissa.

Si l'histoire peut paraître intéressante, le message véhiculé est plutôt inexistant. Nous sommes en effet témoins des agissements des gangs de rues, des revendeurs de drogues, de l'impuissance des établissements scolaires à faire régner l'ordre et de la corruption qui existe malheureusement partout. Mais nous devons nous-mêmes en tirer nos propres conclusions, ce qui n'est pas forcément la meilleure solution. La vision directe des faits et gestes de ces jeunes n'est pas, selon moi, suffisamment explicite ou du moins ne diffère pas vraiment de ce que nous pourrions voir au bulletin de nouvelles.

MGM nous propose une édition DVD comportant les versions plein écran et panoramique du film sur un seul disque double face. Exceptionnellement, je vais vous recommander de visionner la version plein écran, car il semble que ce soit la version originale du film. En effet, la version panoramique n'est en fait qu'une partie de l'image plein écran (et non le contraire comme on a l'habitude de faire avec les versions plein écran). Du coup, la version panoramique est de moins bonne qualité que la version plein écran. Il est difficile de savoir d'où vient cette idée bizarre, mais c'est un procédé que l'on a, rarement quand même, l'occasion de voir. C'est une pratique qui me déçoit beaucoup. Dans l'ensemble, nous avons l'impression de regarder un film de télévision. D'ailleurs, le générique utilise une police de caractère simple et est directement incrusté sur les scènes du film. La bande sonore anglaise est juste satisfaisante. Il y a des sous-titres français et espagnols. Les pages de menus sont statiques et il n'y a pas de suppléments, hormis la bande-annonce originale.

La compagnie CANNON, dans les années 80, nous a habitués à des productions vite faites et sans grand éclat. Des économies étaient réalisées sur les techniques de tournages, ce qui permettait de s'offrir des vedettes comme Jean-Claude Van Damme, par exemple. Ce film, sans être complètement dénué d'intérêt, s'inscrit même en dessous de cela, en raison justement de son aspect technique limité. C'est dommage, car le message était à l'origine bien pensé.


Cotes

Film5
Menu2
Suppléments1
Vidéo6/5 (pano)
Audio6