Crank
Christal Films Distribution

Réalisateurs: Mark Neveldine, Brian Taylor
Année: 2006
Classification:
Durée: 87 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Français (DD51), Anglais (DD51, DD20)
Sous-titres: Anglais, Espagnol
Nombre de chapitres: 24
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Robert Bélanger
11 février 2007

Après s'être fait connaître dans les déjantés Lock, Stock and Two Smoking Barrels et Snatch de Guy Ritchie, Jason Statham a réussi à s'imposer progressivement comme vedette de films d'action. Avec "Crank", je m'attendais donc à retrouver une production dans la même veine que The Transporter, dotée d'un scénario accessoire, où un Statham ultra cool botte le cul des vilains dans des chorégraphies de combats stylisées, au gré des cascades et des poursuites en voiture. Bref, un film d'action honnête et divertissant qui demande au spectateur de ranger son cerveau au placard. Il y a tout ça dans l'hyperactif "Crank", réalisé par les nouveaux venus Mark Neveldine et Bryan Taylor, mais multiplié par 100!

Chev Chelios (Jason Statham) est un assassin professionnel travaillant pour un syndicat du crime de la côte ouest des États-Unis. Malheureusement, Chev apprend que son rival Verona (Jose Pablo Cantillo) lui a injecté un "cocktail de Pékin" dans les veines pendant son sommeil, et que ce poison mortel va le tuer en abaissant lentement son rythme cardiaque. Avec l'aide de ses amis Kaylo et Doc Miles, Chev prendra tous les moyens pour empêcher son coeur d'arrêter de battre, protéger sa copine Eve (Amy Smart) et retrouver Verona.

Courre Chev courre! Et il ne fait pas que courir le pauvre Chev. Toutes les sources d'adrénaline y passent: drogues, boissons énergétiques, vaporisateur nasal, injections massives d'épinéphrine, une baise en plein Chinatown, une pipe dans la voiture pendant qu'il tire sur les méchants qui le poursuivent, un petit "zapping" au défibrillateur dans un hôpital, tous les moyens sont bons pour s'assurer que sa pompe continue à pomper. Mélange irrévérencieux de D.O.A. et de Speed (avec lequel il partage maintenant l'honneur du titre québécois le plus nul), "Crank" nous offre une suite presque ininterrompue de scènes d'action inventives, appuyées par un montage rapide et une caméra hyperactive qui accumule les effets de style, des écrans divisés en passant par l'utilisation des cartes de "Google Earth" pour situer l'action. Et le film n'est pas coté 'R' pour rien. Nudité, violence, gore, humour caustique, "Crank" risque d'offenser les femmes, les enfants, les asiatiques, les noirs, les hispaniques et même les perruches!

Le transfert anamorphosé respecte le ratio original de 1.85:1, et non pas de 2.35:1, tel qu'indiqué au dos du boîtier. Tourné en majorité à la caméra numérique, le film est tellement rempli d'effets visuels de toutes sortes qu'il est difficile d'en évaluer la qualité. L'image est claire et propre, mais les couleurs sont souvent sursaturées et le niveau des contrastes trop élevé. Mais puisque le personnage principal est sérieusement "sous influence" et que sa vision en est affectée, on peut conclure que ce look a été choisi par les réalisateurs. Côté sonore, la piste est très dynamique et le mélange de musique rock et d'effets ambiophoniques enveloppe complètement le spectateur. La piste est cependant bien équilibrée et les dialogues sont clairs et sans distorsion apparente. La présentation est standard et le boîtier simple est inséré dans une jaquette cartonnée qui reproduit intégralement le recto/verso du boîtier. Le contenu est bilingue (beurk...) et l'affreuse traduction "Crinqué" trône au dessus du titre anglophone. Le menu principal propose des extraits du film accompagnés de musique énergique et des battements d'un coeur animé qui nous plongent immédiatement dans l'ambiance du film. La navigation entre les menus s'effectue aisément.

Au rayon des suppléments, on retrouve une version audio censurée pour toute la famille, qui conserve toute la nudité et la violence, mais qui remplace tous les gros mots par des expressions souvent hilarantes. Par la suite, le segment "Crank'd Out Mode" innove en nous offrant une sorte de mélange entre une piste audio de commentaires et une revuette sur la production. Avec cette option, une petite fenêtre vidéo se superpose au film et nous offre des commentaires des deux réalisateurs, des acteurs et des artisans du film, ainsi que des séquences prises pendant le tournage. C'est un concept original et fort intéressant qui mérite d'être exploré davantage. Un vidéoclip complète les suppléments.

Pour le développement des personnages et le réalisme, il faudra évidemment regarder ailleurs. "Crank" n'est rien d'autre qu'un festival cartoonesque de testostérone et d'énergie brute qui vous matraque pendant 87 minutes et qui s'inscrit dans la lignée de films comme Ong Bak et Banlieue 13, humour tordu en prime. Si on n'a pas mal au coeur après dix minutes, c'est vachement divertissant!


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments6
Vidéo7
Audio9