"Crazy on the Outside" est la première réalisation de Tim Allen, faite à partir d'un scénario de John Peaslee et Brian Reilly, dans laquelle il se met en vedette. Ce désastre cinématographique est à rayer des curriculum vitae d'une brochette d'impressionnants acteurs comme Sigourney Weaver, Ray Liotta, Julie Bowen, Jeanne Tripplehorn et J.K. Simmons. Si les films contenant des flatulences injustifiées vous font rire, vous vous délecterez de cette œuvre signée Tim Allen.
"Crazy on the Outside" met en scène le prisonnier Tommy Zelda (Allen), à partir du moment où il se retrouve en liberté conditionnelle. En tentant de retrouver une certaine routine, il se rend rapidement compte que la vie hors de sa cellule est plus compliquée que ce qu'il croyait, car son entourage est fou.
Tim Allen devrait se contenter de faire le comique en tant qu'acteur seulement. L'humour (très slapstick) qu'il partage en tant que réalisateur tombe, dès la première minute, dans le burlesque maladroit. Les blagues résident majoritairement dans le jeu physique des acteurs et non pas dans les dialogues. Ces moments voulus humoristiques seraient peut-être plus efficaces si elles étaient transposées dans un film pour enfants âgés de deux à cinq ans. Les "running gags" forcés n'aboutissent à rien. On va jusqu'à se demander si ce film n'était qu'une excuse pour Tim Allen pour réaliser son fantasme d'embrasser la belle Julie Bowen, de vingt ans sa cadette. En d'autres mots, c'est un film qu'on nous passe en avion pour tuer le temps.
L'image est très mauvaise pour un film de 2009: le bruit qui la parsème crée un scintillement désagréable. Elle est trop contrastée et les contours sont mal définis. Les dialogues ne sont pas toujours audibles. Par exemple, on doit monter le son quand les acteurs baissent le ton pour chuchoter. Les bruits d'ambiance passablement bien exploités. Les pièces de musique venant soutenir l'action, orchestrées par David Newman, sont à la mode des comédies des années 1990.
Le menu du DVD est très simple et aucune musique ne l'accompagne. Le menu principal est une image fixe d'un bureau de policier sur lequel se trouve le dossier de prisonnier de Tommy Zelda (Tim Allen). Les options (film, sous-titre, scènes et suppléments) sont écrites sur ce dossier. Chaque option a sa propre image fixe, comme une cellule ou un téléphone réservé à l'usage des prisonniers. C'est le calme avant la tempête.
Côté suppléments, nous avons droit à un documentaire sur la production de deux minutes, qui est en fait un amas de commentaires flatteurs des acteurs à propos du film entrelacés avec des bouts de tournage auquel les acteurs semblent prendre beaucoup trop plaisir, sur fond de musique rock and roll. Nous avons droit à des témoignages savoureux, notamment celui de Jeanne Tripplehorn, qui dit que cette comédie est "profonde", que c'est "l'un de ces films préférés" et qu'il met en scène des "personnages humains". Effectivement, cette comédie est si profonde que j'ai dû creuser très loin pour lui trouver des qualités. Les bloopers m'ont arraché quelques sourires, contrairement au film lui-même.
| Film | 3 |
| Présentation | 7 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 4 |
| Audio | 6 |