"The Cry Of The Owl" est un film mystérieux, intrigant et surtout différent. Ce film du scénariste et réalisateur britannique Jamie Thraves est basé sur le roman de Patricia Highsmith.
L'histoire de ce film est plutôt simple à la base. C'est celle de Robert Forrester (Paddy Considine), un homme dépressif en procédure de divorce avec sa femme, qui trouve un certain réconfort à espionner Jenny Thierolf (Julia Stiles), une inconnue qu'il a vu par hasard lorsqu'il passait devant chez elle. Contrairement à ce qu'auraient fait la majorité des gens s'ils avaient découvert que quelqu'un les surveille de l'extérieur de leur demeure, c'est-à-dire appeler la police, Jenny laisse plutôt entrer Robert chez elle. Elle retourne même le voir à plusieurs reprises et ils se confient l'un à l'autre, signe qu'elle trouve elle aussi un réconfort dans cette relation. Toutefois, lorsque Greg Wincop (James Gilbert), l'ex-petit-ami de cette dernière, disparaît les choses finissent par tourner à la catastrophe.
"The Cry Of The Owl" aborde en fait la question à savoir si rien n'arrive pour rien, ce en quoi Jenny croit beaucoup. Certains spectateurs pourraient décrocher ne croyant pas que c'est possible que quelqu'un laisse entrer un étranger dans sa maison. Cela donne toutefois lieu à une histoire intéressante, car puisque ce n'est pas le genre de réaction que la majorité des gens auraient spontanément, on a envie de voir qu'est-ce qui va arriver. Ça rend le film moins prévisible.
Le film a un rythme lent, mais il réussit tout de même à capter l'attention des spectateurs. Il alterne entre le drame et le suspense. En fait, le suspense se présente surtout dans la dernière demi-heure du film, alors que trahison et crime sont de la partie. Le jeu des acteurs est tout à fait convenable, mais ne se démarque pas particulièrement. J'étais contente de revoir Julia Stiles, une actrice que j'avais découverte dans 10 Things I Hate About You. Caroline Dhavernas fait également partie de la distribution et joue le rôle de Nickie Grace, l'ex-femme de Robert.
L'image est claire et exempte de grains. Il ne semble pas y avoir eu de problème au niveau de la compression numérique et je n'ai pas noté de problème d'accentuation de contour. Les couleurs sont tout à fait correctes sans être éclatantes. La luminosité est parfaite. J'ai apprécié le fait qu'on voit bien les détails même dans les scènes qui se déroulent dans le noir. Le son manque peut-être un peu de puissance, mais c'est convenable pour ce genre de film. De plus, il y a un bon équilibre entre les paroles, les bruits ambiants et la musique.
La pochette est très simple et montre au recto le visage en gros plan des deux personnages principaux et au verso la maison de Jenny et quatre petites images représentant des scènes du film. Le menu est très simple et présente une image similaire à celle que l'on retrouve sur la pochette. Comme suppléments on nous propose les bandes-annonces de "The Cry Of The Owl" et d'autres films qui sortiront prochainement sur DVD ainsi qu'une revuette sur la production où les acteurs Julia Stiles, Paddy Considine, James Gilbert et Caroline Dhavernas parlent de leur personnage, de l'histoire et de leur jeu. Les producteurs Antoine de Clermont-Tonnerre, Jamie Laurenson et Julia Sereny ainsi que le réalisateur et scénariste Jamie Thraves y discute également des particularités du film à travers des extraits de tournage.
En général, je lis toujours le livre avant de voir le film, car une fois que je l'ai vu, je n'ai plus envie de consacrer du temps à sa lecture. Cette fois, "The Cry Of The Owl" a eu le résultat inverse, car je serais bien curieuse de voir comment cette histoire est racontée dans le livre de Patricia Highsmith.
| Film | 7 |
| Présentation | 6 |
| Suppléments | 6 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 7 |