Les films à désastres sont toujours bien aimés du public et celui-ci ne fait pas exception. Cette fois-ci pas d'astéroïdes, de tremblement de terre ou d'extra-terrestres, mais plutôt quelque chose qui nous touche encore de plus près aujourd'hui: les changements climatiques et les ouragans. Ce film gros budget à effets spéciaux qu'est "The Day After Tomorrow" tente de nous faire voir ce qui pourrait advenir si le réchauffement de la planète s'aggrave encore plus (et en accéléré). Des tornades, des raz-de-marée et le froid viennent rendre la vie difficile aux habitants de l'hémisphère nord de la planète.
L'histoire débute avec le paléoclimatologue Jack Hall (Dennis Quaid) qui tente d'expliquer aux politiciens que le réchauffement de la planète n'est pas de la science-fiction, mais bien une réalité alors qu'il a assisté au bris d'une immense section de la calotte polaire. Au fils des jours suivant son intervention, il reçoit des informations à propos du refroidissement rapide des courants marins qui cause des tornades majeures partout sur le globe, principalement trois immenses ouragans au-dessus du Canada, de la Sibérie et de l'Europe nordique. Jack continue à faire ses suggestions aux représentants afin de sauver le plus de gens possible, mais son plus grand souci est de retrouver son fils Sam (Jake Gyllenhaal) qui se trouve à New York, une ville qui a été submergée par un super raz-de-marée (de la hauteur de la Statue de la Liberté) qui a rapidement gelé. Un expédition est lancée par Jack et ses amis pour se rendre à New York tandis que Sam et ses amis (et sa nouvelle copine Laura Chapman (Emmy Rossum)) tentent de rester en vie à la Bibliothèque Nationale.
Le spécialiste des blockbusters estivaux, Roland Emmerich (Independence Day), nous arrive avec un film aussi farfelu que ses précédents, mais oh que divertissant! La science du film devient presque de la magie tant qu'elle fait défaut et les gens informés sur les sujets environnementaux, climatiques, immigration ou politique grinceront des dents à plusieurs reprises. Les coups bas envers les politiciens ne manquent pas tout comme les messages qui essaient d'être passés aux spectateurs. Mais le scénario est si mince et les dialogues sont tellement de bas calibre, voire inintéressants, que l'intérêt du film s'enroule rapidement sur l'attente du prochain effet visuel... qui ma foi sont vraiment bien faits, quoique les loups par ordinateurs n'étaient pas tout à fait au point. Emmerich adore détruire les monuments autour du monde, spécialement aux États-Unis. Qui peut oublier la destruction de la Maison Blanche dans Independence Day? Dans ce film, il envoie entre autres un énorme tsunami dans les rues de New York et de multiples tornades à Los Angeles (détruisant le fameux sigle d'Hollywood).
En passant, les Canadiens ne survivent pas au désastre, ce qui est drôle en un sens puisque le film lui-même a été tourné à Montréal durant l'hiver 2002-03, un des plus froids enregistrés à ce jour. Dennis Quaid disait justement qu'il ne reconnaissait plus les gens par leur visage, mais plutôt par la couleur de leur manteau! Il confit à un journaliste que "C'était froid sur le plateau, froid en dehors du plateau, c'était froid le jour et diablement froid la nuit".
Le DVD démarre sur un menu intéressant présentant la station spatiale internationale au-dessus d'ouragans géants avec des scènes tirées du film et des séquences audio d'émissions d'information. L'image est à toutes choses près exemplaire avec des détails très précis, des couleurs brillantes, des noirs très profonds et l'absence quasi complète d'artéfacts de compression. Le haut degré de détails dans les séquences par ordinateur renforce cette qualité. Un film à désastre n'est pas complet sans une bonne piste sonore qui bombarde constamment tous les haut-parleurs de votre chaîne audio. Les pistes sonores sont toutes bonnes, mais c'est la piste DTS qui remplit le plus notre salle de visionnement d'une ambiance aussi spectaculaire que les ravages météorologiques du film. L'utilisation des basses fréquences est très bien faite à travers toute la présentation. De la musique orchestrale, composée par Harald Kloser et Thomas Wanker, nous bercera au début du film pour nous garder ensuite sur nos gardes.
Les suppléments sont ornés principalement de deux pistes de commentaires. La première est avec le réalisateur Roland Emmerich et le producteur Mark Gordon qui a été enregistrée à peine quatre semaines après la sortie du film en salle. Les deux intervenants s'entendent à merveille et lancent des faits ici et là. C'est principalement Gordon qui entretient les commentaires et Emmerich qui ajoute les faits. Ils parlent des scènes tournées à Montréal et ils sont bien contents d'avoir choisi la ville! La seconde piste de commentaires avec le scénariste Jeffrey Nachmanoff, le cinématographe Ueli Steiger, le monteur David Brenner et le designer de la production Barry Chusid est beaucoup moins amusante et beaucoup plus sérieuse. C'est passablement du bla-bla technique. Cela est suivi par deux scènes allongées qui n'ajoutent pas vraiment à l'histoire. La version dans le film de la première de ces deux scènes est plus comique. Il y a ensuite une scène d'action dont la piste sonore a été divisée en huit canaux pour montrer la complexité de ce que nous pouvons entendre dans le film. Une section DVD-ROM avec une interface Hotllama qui vous donne accès à deux items interactifs qui sont réellement une perte de temps et à des vidéos sur la production du film en format Quicktime et Windows Media. Ces trois items sont téléchargés du web, donc n'attendez-vous pas à ce que ce contenu boni soit encore là dans un an. Le tout est complété par la bande-annonce du film Mr et Mrs Smith avec Brad Pitt et Angelina Jolie.
Ceux qui sont intéressés à différencier les faits de la fiction du film sont invités à lire la session questions / réponses sur le site web de l'Ocean and Climate Change Institute (anglais seulement). Les autres, je les invite à visionner le film en ignorant ce qui est vraiment possible et apprécier à leur pleine valeur les effets spéciaux très divertissants!
| Film | 7 |
| Menu | 6 |
| Suppléments | 5 |
| Vidéo | 10 |
| Audio | 9 |