Humphrey Bogart nous revient dans ce film dans le rôle du capitaine Warren 'Rip' Murdock, un G.I. qui retourne à la maison pour recevoir, avec son ami de peloton Johnny Drake, leur médaille d'honneur à Washington. Lors d'une arrêt pour prendre des photos avec les journalistes, Johnny se sauve. Rip a la permission d'enquêter sur sa disparition. Quelques indices lui permettent de découvrir qu'il s'appelle plutôt John Joseph Preston et qu'il est accusé de meurtre. Avec de maigres indices, il se rend à Gulf City où il retrouve son ami croustillant comme du bacon (pour reprendre l'expression du film). L'intrigue se passe entre Martinelli (le propriétaire croche du Sanctuary Club), Coral 'Dusty' Chandler (une chanteuse qui a eu le cœur de Johnny/Joseph), Louis Ord (le barman du Sanctuary Club) et le lieutenant Kincaid du département des homicides de Gulf City.
C'est l'histoire classique de la personne qui enquête qui se parle à elle-même, sauf qu'il est en train de raconter son histoire à un prêtre. Le dialogue est sérieux, mais des métaphores tellement niaiseuses y sont utilisées que le sérieux disparaît! Des centaines de clichés (même des clichés d'autres films de Bogart!) passent à vive allure, mais le film reste tout de même très divertissant.
Bogart est habituellement sexiste dans ses films, mais les propos de son personnage dépassent les limites à mon avis. Je ne peux pas croire que ça se passait comme cela à cette époque. Malgré cela 'Dusty' (Lizabeth Scott), qui joue la femme fatale, en tombe amoureuse. Nous voyons tout de suite que quelque chose cloche ou bien la fille est super niaiseuse ou encore un peu des deux. Ce dernier personnage se contredit à tout bout de champ, ce qui mêle encore plus le spectateur qui essaie de trouver une logique à l'intrigue.
L'image contient beaucoup de défauts qui apparaissent de temps en temps, comme si le négatif avait été brisé ou très sali. Peut-être à cause du nombre de cigarettes que Bogart fume à travers le film! Ça n'a pas d'allure! Imaginez maintenant ce nombre si nous considérons que certaines scènes ont été filmées plusieurs fois! La piste sonore du film est bien ordinaire et sans effets particuliers.
Comme suppléments sur ce disque, il y a le même petit documentaire que sur le DVD Sirocco qui décrit un peu la vie de Humphrey Bogart chez Columbia, des affiches du film et les bandes-annonces des films Bridge on the River Kwai, Lawrence of Arabia et The Caine Mutiny.
C'est un film pour les curieux (comme moi), mais surtout pour les fans de Bogart. Ces derniers vont adorer, car il porte le film presque à lui seul avec son personnage habituel du gars pas du bon côté de la situation qui veut que ça finisse bien. Du classique Bogart dans une histoire bien ordinaire.
| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | 3 |
| Vidéo | 5 |
| Audio | 6 |