En juillet 1998, le blockbuster Armageddon, avec son budget de $140 millions, a éclipsé de la mémoire des gens un autre film sur le même sujet sorti trois mois auparavant qui avait un budget d'un peu plus que la moitié de celui-ci. Armageddon avait des acteurs plus connus de la population générale tels que Bruce Willis, Billy Bob Thornton, Ben Affleck et Liv Tyler, alors que "Deep Impact" s'appuyait plutôt sur un mélange de quelques acteurs expérimentés tels que Robert Duvall, Maximilian Schell et Morgan Freeman ainsi de nouveaux visages tels que Téa Leoni (fraîche de la télésérie The Naked Truth), un moins bien connu Elijah Wood et une très jeune Leelee Sobieski. Alors que le premier film tournait autour du patriotisme, de l'héroïsme et des effets spéciaux hallucinants, "Deep Impact" tourne autour du "profond impact" que la nouvelle de la "fin du monde" apporte au cœur de gens.
Jenny Lerner (Téa Leoni) est une journaliste pour MSNBC à la recherche d'un scoop afin d'améliorer son sort de carrière. Jamais elle n'aurait espéré tomber sur de tels renseignements de la part d'une informatrice de la Maison Blanche. Elle découvre que le ministre Alan Rittenhouse se sauve avec sa maîtresse "Elie" et le confronte avec cette information. Les gens de la présidence rencontrent Jenny et lui supplient de ne rien dire à la population pour le moment, en échange d'une position à la conférence de presse de la Maison Blanche sur le sujet, ce qui aidera à sa carrière énormément. C'est là qu'elle réalise qu'Elie est le nom de code (E.L.E. - Extinction Level Event) pour autre chose de plus sérieux qu'une aventure extra-conjugale.
Quelques mois auparavant, Leo Beiderman (Elijah Wood) a découvert avec sa copine de classe Sarah Hotchner (Leelee Sobieski) un étrange objet dans le ciel qui s'avère à être un énorme astéroïde qui s'en vient en direction de la Terre. Le président des États-Unis, Tom Beck (Morgan Freeman) annonce aux Américains le sort qui les attend ainsi que la solution pour sauver le plus de gens possible. Un million de personnes peuvent être sauvés dans des sous-terrains, soit 200 000 spécialistes et artistes ainsi que 800 000 personnes choisies au hasard parmi la population, tous en bas de 50 ans. Les histoires humaines et de destruction de l'astéroïde s'entrecroisent et viennent nous chercher plus profondément que le blockbuster typique.
J'aime bien Téa Leoni, mais malgré qu'elle passe bien comme une reporter, elle ne passe pas, mais vraiment pas, comme une lectrice de nouvelle. Elle lit du téléscripteur dans une voix monotone, sur la déprime, ce qu'un lecteur de nouvelle ne doit pas faire. Les autres acteurs semblent bien à l'aise dans leur rôle. Les effets visuels, importants pour un film à désastre, sont très bien exécutés et ne font aucunement défaut dans la présentation, quoique pas tellement impressionnants par rapport à tout ce que nous avons pu voir dernièrement. Comparativement au film compétiteur, la science dans "Deep Impact" est plus réaliste grâce à un travail de recherche poussé pour les scénaristes.
Ceci est la seconde édition DVD de ce film, la première ayant été lancée en décembre 1998 avec seulement une bande-annonce sur DVD de haute qualité vidéo pour l'époque où la technologie de compression MPEG-2 n'était pas au même niveau qu'aujourd'hui. Profitant maintenant de l'engouement des gens pour les films de catastrophes tels que The Day After Tomorrow, Paramount lance donc une édition spéciale de collection qui nous offre une image anamorphique digne des DVD actuels offrant la même qualité de profondeur des noirs et de couleurs de l'édition précédente, mais plus précise dans les détails (grâce à l'anamorphisme du DVD). Les pistes sonores sont mieux ajustées cette fois-ci où une jeep n'explose pas plus fort qu'un écrasement d'astéroïde! Les quinze dernières minutes du film feront vibrer votre salon avec autant de basses fréquences que vous le désirez! Vous conviendrez aussi qu'il est intéressant d'avoir enfin une version Dolby Digital 5.1 de la piste sonore française. Le menu du DVD est animé de scènes du film, mais justement peut-être un peu trop, car certaines de ces scènes sont clés à l'histoire.
Cette édition offre beaucoup plus que les simples bandes-annonces qui se trouvaient sur l'édition précédente. Tout d'abord, nous avons un documentaire avec la réalisatrice Mimi Leder et le superviseur des effets visuels Scott Farrar qui se perdent tellement dans les détails à plusieurs occasions que bien des scènes intéressantes du film passent sans être commentées. Leurs commentaires sont très techniques, mi-chemin entre l'intéressant et du bla bla ennuyant.
Le documentaire "Preparing For The End" débute avec le scénariste Bruce Joel Rubin qui nous parle que ce film avait commencé en tant que remake du film When Worlds Colide du réalisateur George Pal. Avec des photos et des diagrammes, ils nous parlent de sa recherche, de sa rencontre de ceux qui ont découvert la comète Levy-Shoemaker. Ses compagnons de développement du film le rejoignent pour donner leurs commentaires sur la création du film. "Making An Impact" explique quant à lui la création des différents effets visuels avec quelques démonstrations. "Creating The Perfect Traffic Jam" nous montre comment la scène d'un bouchon géant de circulation a été tournée en deux jours avec 2000 personnes, sans l'aide d'ordinateur (sauf évidemment pour la comète et la vague géante), le tout optiquement pour plus de réalité! Le dernier documentaire, "Parting Thoughts", parle des tests d'audience et des scènes qu'ils ont eu à couper (avec quelques-unes de ces scènes). On y parle aussi du caméraman Dietrich Lohmann qui est mort durant le tournage du film. Ces documentaires sont complétés par une galerie de photos de production et des bandes-annonces.
| Film | 7 |
| Menu | 5 |
| Suppléments | 7 |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 8 |