Trois prisonniers qui se sont évadés décident de terroriser une famille en attendant que leur partenaire leur apporte leur magot. Glenn Griffin (Humphrey Bogart), son frère Hal (Dewey Martin) et le stupide Sam Kobish (Robert Middleton) s'en prennent à la famille Williard tout simplement parce que le petit gars a lassé sa bicyclette traîner devant la maison (méthode de sélection comme une autre!). Tout d'abord, ils prennent en otage maman Eleanor (Martha Scott) et son petit garçon Ralphie (Richard Eyer). Lorsque papa Dan (Fredric March) arrive chez lui avec sa fille Cindy, il a la surprise de sa vie. La famille typique de 1950 se retrouve piégée.
Ce que Griffin veut, c'est de sortir de là avec son magot sans que personne ne le sache, mais ce qu'il n'est pas au courrant est que le député Jesse Bard (Arthur Kennedy) est à ses trousses. Il veut aussi que les Willards continuent à faire leurs choses à l'extérieur pour que personne ne se doute de quelque chose. Ils ne doivent rien dire sous menace de la mort de certains membres de la famille. Monsieur Willard va au bureau (et semer quelques indices) et Cindy sort avec son chum Chuck Wright (Gig Young). Elle ne veut rien dire à son chum, mais de façon tellement étrange qu'il se doute que quelque chose ne va pas. Pendant ce temps, Ralphie veut jouer au héros malgré l'interdiction de ses parents. La police vient à savoir où nos trois compères sont, mais Dan veut faire cela à sa façon.
"Desperate Hours" est le premier film en noir et blanc filmé en VistaVision (pas le premier film en VistaVision, car les autres étaient en couleurs). Cette technologie est la réponse de Paramount au Cinemascope de 20th Century Fox. De nos jours, ça ne veut plus vraiment rien dire puisque vous écoutez vos films panoramiques sur un moniteur de télévision. Plusieurs reconnaîtront le nom du film de par son remake de 1990 (par le réalisateur Michael Cimino et mettant en vedette Mickey Rourke, Anthony Hopkins et Mimi Rogers) qui était très ennuyant selon les critiques.
J'ai trouvé Borgart très ordinaire. Le seul personnage qui a vraiment causé une réaction chez moi est Ralphie à qui j'aurais serré un bras pour qu'il écoute un peu. Le p'tit cul voulait montrer à trois criminels qu'il était plus futé qu'eux, ce qui n'était pas très loin de la vérité comparativement à Kobish! Tout le long du film, je me demandais vraiment à quoi Dan Williard voulait parvenir avec ses cachotteries aux policiers. Il a un plan, mais n'en parle à personne. Qu'est-ce que ça aurait changé d'en glisser un mot aux policiers? Mais que ferions-nous dans une situation semblable où toutes choses faites contre un individu pourraient causer la mort d'une personne chère? Nous sommes tous des héros sur notre divan, mais que ferions-nous dans la réalité, avec la peur? Une chose que j'ai trouvé différente dans ce film, c'est que le gars du FBI est ultra coopératif. Habituellement, ils relèvent le shérif local et entreprennent l'investigation eux-mêmes!
La qualité vidéo de cette production est très bien. Il y a de temps à autre un point blanc et j'ai vu une grafigne à quelques occasions, mais absolument rien pour vous tirer du suspense de l'histoire. Le son est peu intéressant par son ambiophonie, mais traduit bien les dialogues. Parlant de traduction, la version française fait un peu pitié, surtout la voix de Bogart, et les expressions françaises rendent la tâche du visionnement encore plus difficile. Par exemple "Si tu ne fais pas ce que je dis, je vais te crêper!"… Avec du sirop?! Le menu du DVD est dans le très minimaliste et aucun supplément ne peut être retrouvé à son bord.
"Desperate Hours" est le dernier rôle de mauvais garçon que Bogart jouera dans sa carrière. Un item de collectionneur bien entendu!
| Film | 6 |
| Menu | 1 |
| Suppléments | - |
| Vidéo | 8 |
| Audio | 6 |