DOA: Dead or Alive
Weinstein Company

Réalisateur: Corey Yuen
Année: 2006
Classification: PG
Durée: 86 minutes
Ratio: 2.35:1
Anamorphique: Oui
Langue: Anglais (DD51), Français (DD51)
Sous-titres: Anglais, Français, Espagnol
Nombre de chapitres:
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Simon Bergeron
2 décembre 2007

Responsable du film The Transporter, le réalisateur Coréen Corey Yuen s'attaque à l'adaptation du jeu vidéo populaire de DOA : Dead or Alive. Reprenant les éléments classiques du jeu, à savoir de beaux paysages dans lesquels se tapent dessus de superbes jeunes femmes à la plastique irréprochable, cela suffit-il à combler un scénario truffé de prétextes à mettre en scène des combats défiant les lois de la gravité? Presque.

Aux quatre coins de la planète, différents participants sont sélectionnés afin de participer à l'événement de combat le plus exténuant et prestigieux, le DOA. Ainsi, une lutteuse (Jaime Pressly), une princesse shinobi (Devon Aoki) et une voleuse (Holly Valance) sont choisies afin de prendre part à cette grande réunion dans laquelle les plus grands s'affronteront. Toutes y vont dans un but autant précis que personnel. Cependant, l'organisateur du tournoi a volontairement omis de mentionner ses véritables intentions de recueillir des données informatiques afin de créer la musculature et le physique parfait pour le combattant le plus chevronné de la planète.

Si vous avez vu Mortal Kombat, vous saurez déjà une partie de l'intrigue de ce "DOA : Dead Or Alive" (Robin Shou, Liu Kang lui-même de "Mortal Kombat" fait une apparition dans le film). Toutefois, ce dernier est mené de bien meilleure manière que ne l'était son prédécesseur de 1995. Les scènes de combat sont beaucoup mieux travaillées, le montage rythmé fait s'envoler les 86 minutes comme une demi-heure et bien sûr, voir s'agiter une demi-douzaine de jeunes femmes légèrement vêtues se battre dans diverses conditions (sous la pluie, en bikini, etc., de quoi nourrir les rêves des "gamers") ne peut sincèrement pas faire de mal. Là où se posent les multiples problèmes est dans le traitement du film, ressemblant à une suite non-officielle de Charlie's Angels. Les parallèles ne cessent de se faire alors que se dessine devant nous une intrigue stupide et ridicule dans laquelle évoluent des personnages au quotient intellectuel donnant l'air d'un génie à un trisomique. Tout cela importe peu à l'équipe puisque le but n'est pas de faire un film réaliste ou épique, mais bien de montrer des filles se battre sur la plage. Pour ça, c'est réussi et ça nous fait presque oublier le vide désobligeant d'un scénario confus en clins d'œil. Les superbes paysages sont magnifiquement bien photographiés, surtout cette bataille ayant lieu dans un champ de bambou, réminiscence de House of Flying Daggers, n'atteignant toutefois jamais la puissance narrative et lyrique de ce poème en images. Les effets spéciaux numériques sont limités, offrant néanmoins davantage de possibilités qu'un Double Dragon ou autre Street Fighter. La mission est remplie : belles filles, beaux décors, acteurs presque capables, on remballe ça pour un éventuel "DOA 2"?

En guise de suppléments, on nous offre quelque chose qui satisferait facilement l'appétit anorexique des combattantes avec ce court-métrage en coulisses confus et promotionnel et cette bande-annonce. Aucun commentaire ou version non-censurée? Ben voyons. Ça doit être sur le point, sûr! L'image est belle. Colorée et dénuée de grain, elle possède cette capacité de recréer l'ambiance du jeu vidéo avec plus de fidélité que toutes les adaptations précédentes d'autres titres. On ne sent aucunement la compression visuelle ou sonore puisque les deux pistes sont proposées en 5.1. Percutante, la piste l'est particulièrement lors des affrontements musclés entre combattants (seul but du film, quoi), faisant ressortir un bon potentiel des enceintes arrières et avant. Le menu principal est animé et musical, montrant les combattantes à divers niveaux du film, façon Charlie's Angels encore une fois. Le reste demeure fixe et muet, ce qui est une constance navrante dans l'industrie ces derniers temps (si ça nous permet d'offrir une piste sonore française en 5.1, je prends sans chagrin).

"DOA : Dead Or Alive" est votre adaptation typique de jeu vidéo : on prend ce qui existe déjà et on le renverse afin d'offrir quelque chose de nouveau, donc ne respectant presque rien dans le titre. Les batailles sont bien filmées et les formes sensuelles se trémoussant à l'écran n'aident que davantage à avaler cette pilule infecte de scénario vu dans près de 48 937 films avant lui. Divertissant, mais encore moins de jugeote que la cervelle de Paris Hilton. Vous êtes prévenus.


Cotes

Film7
Présentation7
Suppléments3
Vidéo8
Audio8