Hitler: A Career
First Run Features

Réalisateur: Joachim Fest, Christian Herrendoerfer
Année: 1977
Classification:
Durée: 151 minutes
Ratio: 1.33:1
Anamorphique: Non
Langue: Anglais/Allemand (DDST)
Sous-titres: Anglais, Français
Nombre de chapitres: 14
Nombre de disques: 1 (DVD-9)

Ce DVD est disponible chez: Amazon.ca Archambault.ca

Selon Martin Albert
27 décembre 2007

La carrière d'Adolphe Hitler a été récemment couverte par de nombreux films de fiction, dont Max, Rise of Evil et Downfall d'Oliver Hirschbiegel mettant en vedette Bruno Ganz. Ce dernier film est justement tiré du livre Inside Hitler's Bunker: The Last Days of the Thrid Reich de l'auteur Joachim Fest qui nous offrait en 1977 son documentaire "Hitler: A Career" monté en collaboration avec le cinéaste Christian Herrendoerfer, basé sur la biographie qu'il a écrite en 1973 sur le Fuhrer.

Peu importe ce que nous pensons du monstre qu'était d'Adolphe Hitler, il faut dire qu'il savait parler aux foules. Sa grande gueule a été l'outil qui a fait monter cet homme sans personnalité, sans caractéristique spéciale, dans les hautes sphères politiques, mais c'est la psychologie qu'il utilise pour manipuler l'opinion publique qui est assez hallucinante. "Hitler: A Career" utilise de nombreux newsreels, plusieurs que je n'avais jamais vu (ou jamais dans cette longueur) pour nous décrire la chronologie de son ascension à l'endroit où il a horrifié le monde entier. Le documentaire explique qu'avant d'être saoul de pouvoir, il était un politicien très calculateur qui gardait l'œil ouvert pour exploiter toute faille dans le système politique de son temps. Il s'offrait à son peuple comme leur voix, leur sauveur de l'humiliation de la Première Guerre mondiale, protecteur de leur race et culture, ce que les gens voulaient en fin de compte. Il étudiant ses propres performances oratoires, ses gestes et mouvements pour analyser ce qui a faisait le plus levé les foule.

Joachim Fest nous propose sa version de ce qui a poussé Hitler à la domination mondiale, balayant le motif socioéconomique et son dégoût des Juifs, citant avant tout une dualité d'attraction/répulsion envers la bourgeoisie du "vieux monde" qu'il a connu à Vienne… un monde qui l'aurait rejeté comme artiste, refusant de voir sa grandeur. C'est un peu comme le film Max tentait de faire comme lien. Mais l'importance du documentaire est rapidement mise sur sa façon de parler aux gens avec par exemple son discours au Palais des Sports de Berlin lors de sa promotion en tant que chancelier ou encore lors de l'assassinat des chefs des "SA" (les "stormtroopers" qui ont aidé à son ascension) qui n'était en fait que faire de la place pour ses propres "SS".

Le montage des séquences vidéo est très bien fait, mais celles-ci révèlent bien leur âge. Il est appréciable d'apercevoir quelques séquences couleur, dont celles enregistrées par Eva Braun à Berghof, la résidence d'Hitler à Berchtesgaden. Une piste audio a été ajoutée aux films muets, musique et effets sonores font ressortir encore plus la frayeur de celle-ci. Les images souffrent d'artefacts venant des sources vieillissantes et de la compression numérique un peu forte. La narration de Stephen Murray, sur les textes de Fest, est facile à suivre sans être trop monotone. Comme suppléments, il y a une galerie de photos et la description des documentaires de la Seconde Guerre mondiale offerts par First Run Features.


Cotes

Film7
Présentation5
Suppléments3
Vidéo4
Audio5